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Le problème ne date pas d'aujourd'hui...


En 2015, alors que je dirigeais l'Association des Maires de La Réunion, j'organisai avec le soutien actif de MM. Stéphane Fouassin et Didier Robert (respectivement Présidents de l'AMDR et du Conseil Régional), un séminaire de travail sur l'Errance Animale au Blue Bayou, salle communale prêtée gracieusement par Jean Claude Lacouture, maire de l'Etang Salé.

Si les associations de défense des animaux étaient présentes pour la grande majorité d'entre eux, les élus (à l'exception de deux communes et d'une intercommunalité) brillaient par leur absence. Ce que ne manqua pas de faire remarquer les présents, à mon grand désarroi alors que l'AMDR représente les maires.

Si je peux comprendre que certains grands élus aient un agenda de ministre, ce que je ne comprends pas c'est la réaction de ces grands élus absents sur des débats de société mais omniprésents et ayant solutions à tout lorsque les problèmes surgissent.

Soyons clairs : aucune collectivité à La Réunion à ce jour n'a pris la mesure des menaces qui pèsent sur la société insulaire (tant pour la population que pour la biodiversité) avec l'errance animale :
- attaques des meutes de chiens dans les élevages et demain dans sur les hommes, avec le danger d'une épidémie de rage qui décimerait bêtes et hommes
- destruction des oiseaux et autres endormis et caméléons par les chats errants qui seraient sous-estimés en nombre (5 fois plus nombreux et plus reproducteurs que les chiens)
- les NAC bizarres, ces nouveaux animaux de compagnies (lubies de gens qui se croient si bourgeois ou si fantasques) qui menacent l'équilibre et la tranquillité de nos quartiers.

Des solutions existent et ne nécessitent pas de se creuser la tête mais personne n'ose s'y attaquer car chacun veut du politiquement correct. Captures et stérilisations, chenils à multiplier (à titre d'anecdote, l'Etat vient de donner un avis défavorable à un projet dans les hauts de La Rivière sans que cela n'émeuve personne !!!), abattages, pose d'appâts, répression contre les propriétaires, création d'un fichier d'identification de chiens, interdiction d'importation d'espèces... Rien ne doit être exclu !

Si au lieu de se lamenter ou de gesticuler médiatiquement, chaque élu innovait en la matière sur son territoire, ce serait déjà une grande chose. Mais c'est trop demandé : se faire voir et se faire entendre sont devenus les nouvelles manières de gérer les crises, au mépris souvent de l'efficacité. 
Par Cyrille Hamilcaro le Lundi 30 Octobre 2017 | Commentaires (0)


Retrouver l'envie de tout changer...


Tous les maires qui sont passés dans notre commune ces 50 dernières années, ont eu des stratégies de développement qui leur étaient propres :
- Christian Dambreville, socialiste sous tutelle communiste, par l'apport des besoins vitaux aux populations à travers la réalisation de réseaux d'eau, électricité, d'électricité et de voiries de désenclavement
- Jean Fontaine, représentant d'une droite dure, avec une politique d'investissement sur les équipements publics et le lancement des premières Zac
- Claude Hoarau, communiste obsédé par la réalisation de logements sociaux collectifs et concentrés pour raser les bidonvilles
- moi-même, centriste de droite avec l'amélioration des routes, des écoles et une structuration économique.

Guy Ethève (communiste) et Patrick Malet acutellement (droite) n'ont eu hélas pour eux que la tache ingrate de gérer une situation financière catastrophique laissée dans les deux cas par le même maire.

Aujourd'hui, Saint-Louis stagne. Il faut un électrochoc :

- en matière de rayonnement : le pouvoir politique doit redevenir fort  et s'imposer car nous sommes la 6ème commune nombre d'habitants, nous avons 3 conseillers départements, 2 conseillers régionaux et nous pesons électoralement avec le nombre de voix de gauche et de droite, voire avec nos 60 grands électeurs aux sénatoriales;
- en matière de gouvernance : discipline de fer doublée d'un humanisme concret (tous au travail et la décision doit revenir aux élus et non aux administratifs)
- en matière de vision stratégique : quel projet pour Saint-Louis (alors que les camps politiques qui composent le Conseil Municipal ont tous été élu sur un projet politique et des propositions concrètes, ils ne les défendent plus et préfèrent blablater sur de supposées nouvelles idées ou sur des pécadilles) ?
- en matière de relations humaines : repartir à la conquête des coeurs. Qui va à la rencontre et écoute encore cette population qui ne sourit plus ? (chacun s'attache hélas, dans la majorité comme dans l'opposition, à essayer de construire des petites carrières ou des trajectoires personnelles, une certaine opposition cherchant même à "acheter" les faveurs des familles les plus en difficultés)
- en matière de structuration financière : il est indispensable de sortir des sentiers battus, d'innover avec des orientations iconoclastes et de se rapprocher des deux grandes collectivités départementale et régionale pour élaborer une stratégie de soutien.

Les esprits chagrins vont me dire : pourquoi tu ne l'as pas fait avant ? Ma réponse est claire : je ne suis plus maire, et malgré les rumeurs sur ma soi-disant gestion lointaine de la mairie, mon programme sur lequel j'ai été élu avec ma liste en 2014 n'est pas appliquée. Et je resterai dans mon coin jusqu'en 2020.
Ce qui ne peut m'empêcher de dire ce que je crois juste et bon.

Je ne désespère pas de cette équipe jeune et inexpérimentée. Mais elle doit comprendre que notre avenir réside en nous seuls Saint-Louisiens et Riviérois, et que cet avenir ne se construira pas avec les actions et les conseils d'élus extérieurs ou de l'Etat. Personne d'autre que ses habitants ne veut que Saint-Louis avance, car cela arrange bien les autres communes et surtout nos difficultés détournent l'attention médiatique d'eux en nous rabaissant.  
Par Cyrille Hamilcaro le Lundi 16 Octobre 2017 | Commentaires (0)


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