Je recherche un suppléant...


Actualité oblige, je lance un appel sur le réseau social. Je recherche un homme. Parité oblige. Un suppléant pour m’accompagner au cours des prochaines législatives. Lui et moi, nous regarderons dans la même direction : mon programme serait le suivant  :


-       de l’argent poche pour les jeunes de 16-25 ans (un pécule pour celles et ceux qui suivraient un parcours encadré à la recherche d’un emploi)
-       Le tarif des billets d’avion à 500 euros pour tous (frais compris) pour faire de La Réunion, la porte d’à côté de la métropole.  
-       La cause des femmes : avec une fois par an :  un projet phare au féminin au niveau national (avec loi votée à l’Assemblée nationale)

Je recherche un homme pour promouvoir ces idées et entièrement disponible jusqu’au jour des élections. Disponible 20 heures sur 24  par expérience je sais qu’une campagne électorale c’est du boulot.

Pour tout candidat intéressé j’affine le profil : un homme, peu importe l’origine, pas forcément vieux, pas forcément jeune, un homme qui connaitrait tout Saint Denis : les hauts, les bas, les ruelles, les blds, les gens bien : les prolos, les cadres, les commerçants, les handicapés, les personnes âgées sans oublier les fonctionnaires et les chômeurs et aussi les internautes.

Un homme, galant, généreux qui ira au-devant des citoyens et saura valoriser ma candidature et la cause des femmes.  

Bref, depuis plusieurs semaines mon entourage et moi-même nous avons bien prospecté : pourquoi pas Jean Hugues Ratenon ? Il semble très occupé dans l’est. Jean Yves Minatchy ? il n’y a pas d’agriculteurs là où je me présente. Bernard La Waï ? Il ne voudra pas de moi...Et Didier Robert ? Il est numéro un, il ne va pas être numéro deux. Et Jean Yves Morel ? Il a mis sa robe et est retourné au barreau (non pas au portail… au tribunal !) et l’exploration est restée vaine.

Petit détail supplémentaire je recherche un homme avec une carte Américaine Expresse Gold. Parce qu’il va falloir faire face aux dépenses de cette campagne électorale. Prière de laisser vos coordonnées pour le casting qui se déroulera avant la clôture des inscriptions  à la mi-mai.  
Rédigé par Gilette Aho le Jeudi 29 Mars 2012 à 18:06 | Commentaires {0}
La force d’âme de Didier Robert.

La liberté a des limites ! La liberté de programmer un saltimbanque sulfureux (après tout le scandale fait vendre…) lors du prochain festival Sakifo a valu à ses responsables un retrait de la subvention de la Région. Aujourd’hui, je peux dire que les élus de la Région ont fait preuve de sagesse et de sensibilité. Le président de la Région a insisté et expliqué ce refus de s’associer à ce festival. Au nom de la morale et des valeurs.  

A quoi bon verser 150 000 euros de subvention à Sakifo si l’équipe dirigeante n’a pas voulu entendre « la voix des femmes » ?  Après avoir lu les propos tenus par M. Galabert (directeur du festival) dans les journaux « que la déprogrammation d’OrelSan ne changerait pas la violence faite aux femmes et que le montant de la subvention de la Région couvrait seulement 10% du budget du festival »  je me suis dit qu’il était libre (oui libre)  de planifier comme bon lui semble son festival mais pas avec les fonds publics.

Maintenant, je me tourne vers la mairie de Saint Pierre, à qui Sakifo a sollicité 200 000 euros. Monsieur Michel Fontaine aura-t-il la même force d’âme que Monsieur Didier Robert. S’alignera-t-il sur cette nouvelle génération de femmes et d’hommes politique au service des citoyens et qui s’est montrée plus sensible à la cause des femmes ?

150 000 euros de la Région, 200 000 euros de la mairie de Saint Pierre : une bricole dans le budget de Sakifo ! 

Tout est politique : même la programmation d’un festival ! A vouloir toujours plus, au nom de la liberté artistique fallait-il garder ce jeune chanteur tant contesté ? Quand la voix de la conscience est dominée par les cliquetis et les froissements des euros, il est bon d’entendre la voix du peuple. Gardienne des valeurs, gardienne de la morale
 
La liberté ne consiste pas seulement à suivre sa propre volonté, mais aussi parfois à la fuir… Abe Kobo (écrivain japonais)  


Pour lutter contre la persistance des clichés sexistes dans la presse, votez pour le prix Faham et le prix Infâme. www.prixfaham.re
 


Rédigé par Gilette Aho le Mercredi 28 Mars 2012 à 04:06 | Commentaires {0}
Photo MAXPPP
Photo MAXPPP
Alexandra Lange est une femme du Nord de la France. 32 ans et dévastée par plus de dix ans de violences conjugales : gifles, coups, viols… La semaine dernière elle comparaissait devant la cour d’assises de Douai. Elle était jugée pour le meurtre de son mari. En juin 2009, elle a eu le geste fatidique : un coup de couteau à la gorge de son bourreau alors qu’il la battait pour la énième fois. Le réflexe du désespoir de la légitime défense.   

La Cour d’assisses l’a acquittée. Acquittée parce que ses avocats et l’avocat général ont plaidé d’une même voix : « elle n’a pas été beaucoup aidée, ni par les services de police malgré les instructions du parquet, ni par les services sociaux » Alexandra Lange après 17 mois de détention en préventive n’avait pas sa place au Tribunal, ni en prison.

Faut-il voir dans la décision du Tribunal de Douai un ras-le-bol. Ras-le-bol d'entendre des femmes esquintées par des hommes, défilées devant les professionnels de la justice. Au-delà des dépôts de plainte, des dispositifs inefficaces mis en place par la société, cette décision d’acquittement révèle que même la justice se trouve acculer face aux violences faites aux femmes.

Une autre histoire, une autre ville.

Une mère de deux enfants (10 et 5 ans) voulait quitter son mari parce qu’il la battait. Le mari l’a égorgée, camouflée dans un drap, aspergée d’essence et brûlée dans la maison Les enfants ont pu se sauver. Pourtant ce mari violent était signalé aux services de police, la mère de famille connue des services sociaux.

Dans ces deux cas, la société le savait mais personne n’a pu rien faire. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond sur cette planète. Plusieurs dizaines de mesures sont réfléchies, proposées et mises en place pour améliorer le sort des femmes maltraitées. Il y a toujours un hic qui fait que…


Faut-il voir dans le cas d’Alexandra Lange un retour au principe : à chacun de faire sa justice ?
 
« La justice ? Tu auras la justice dans l’autre monde, dans ce monde tu auras la loi.  
(William Gaddis – Premiers mots) » »
Rédigé par Gilette Aho le Mardi 27 Mars 2012 à 02:43 | Commentaires {1}
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