Y-a-t-il quelqu’un pour sauver les dames de l’ARAST ?

Insolite l’histoire de ces dames « indignées » réduites à camper devant le conseil général depuis plusieurs semaines pour se faire entendre des élus qui y siègent…
Insolite cette messe dite pour elles sous une bâche le soir de noël par un prêtre venu en voisin…
Insolite, ce couple à la tête du conseil général qui se déclare de la droite sociale et qui s’envole pour Bangkok en criant haut et fort que : ce n’est qu’une affaire de politique politicienne…

Y-a-t-il quelqu’un pour sauver les dames de l’ARAST ? 

La rumeur enfle, elle monte :  les pieds et les mains des élus du Département sont liés par le pouvoir et l’argent… Toutes tendances confondues. La présidente de l’institution est dépassée, usée, (ou blasée ? ) par la situation.  La droite sociale imposée par ses compromis n’est pas parvenue à atteindre l’étincelle de la diplomatie qui fait défaut lors d’une crise… sociale. Il est vrai comme disait Françoise Giroud : en politique à force de faire des compromis on finit par se compromettre…

Face à ces dames acculées dans une immense détresse au point de dormir depuis plusieurs nuits devant cette institution, la stratégie de la droite sociale, est comme certains réunionnais le disent : « ce n’est pas le parti qui fait l’homme, c’est l’homme qui fait le parti ».

Il y a-t-il quelqu’un pour sauver les dames de l’ARAST ?

Probablement, un homme audacieux viendra et prendra l’affaire à bras le corps et on dira :  « une femme n’a pas été capable de mener un dialogue » : l’image des femmes trinquera une nouvelle fois…

Probablement, un homme (ou pourquoi pas une femme ?) descendra de l’avion et trouvera une solution  et on dira : « l’élu réunionnais n’est pas capable de résoudre ses problèmes…

L’attente est toujours longue dans l’épreuve.. La patience, la résignation des dames de l’ARAST aboutiront, j’en suis certaine et je le souhaite  de tout cœur à un horizon dégagé.
Rédigé par Gilette Aho le Vendredi 30 Décembre 2011 à 03:38 | Commentaires {0}
NE TIREZ PAS SUR LA FEMME MAHORAISE !

Dans chaque pays visité, j’ai remarqué que chaque peuple avait un bouc émissaire. Chez nous à La Réunion depuis quelques années, le mahorais notamment la femme mahoraise est devenue la cible des moqueries et d’un racisme primaire.

Nous Réunionnais, nous avons vite oubliés d’où nous venons. Il y a peine plus d’un siècle que nos ancêtres ont débarqué à Bourbon. Pour la plupart d’entre eux enchaînés, d’autres engagés ou encore exilés dans l’île. Ils arrivaient avec l’espoir d’une vie meilleure. Nous autres leur descendance, nous aspirons à faire mieux que nos parents et nos grands-parents. Une tentation naturelle. Et nous voilà en train de railler un autre peuple venu chercher de la lumière de notre île.

Il est vrai qu’entre nos belles voitures, nos supermarchés bondés, nos écrans plats et nos téléphones portables, nous sommes devenus des européens « comme là-bas ». Il nous fallait avoir pour être. Nous Réunionnais, nous voilà bien lotis dans la zone. Mais n’oublions pas d’où nous venons. Quand bien même un coup de pouce nous a été donné pour notre prospérité, nous Réunionnais nous n’avons pas à « faire comme les autres ». Notre métissage, notre sang-mêlé devrait atténuer notre jugement, nos remarques à propos des mahorais.

La femme mahoraise, en exil à La Réunion, aspire tout comme nos parents et nos grands-parents à une vie meilleure pour ses enfants. La femme mahoraise est semblable à la femme réunionnaise dans les années 50/60 qui, entourait de sa marmaille, attendait le facteur chaque mois impatiemment pour nourrir sa progéniture. La femme mahoraise tout comme la femme réunionnaise aura besoin du temps pour se construire et rattraper ce retard matériel qui lui fait défaut !!

En quoi sont-ils différents de nous ? Les blagues salaces, les plaisanteries douteuses laissons cela à tous ceux qui sont prisonniers de leurs faiblesses !

Nous Réunionnais, partout où nous allons, nous devrons être incomparables par notre respect et nos origines. La France nous a aidé à bâtir une belle fondation faite de liberté, d’égalité et de fraternité…construisons des passerelles !
 
«C'est notre regard qui enferme souvent les autres
dans leurs plus étroites appartenances,
et c'est notre regard aussi qui peut les libérer.»
Amin Maalouf  - Les Identités meurtrières 
Rédigé par Gilette Aho le Mercredi 28 Décembre 2011 à 08:48 | Commentaires {0}
Fiche pratique : Aimer.
Aimer : voilà un mot qui se murmure et résonne au cœur de l’humanité. 

Hommes, femmes, petits et grands, personnes âgées ou jeunes… raffolent de ce verbe qui s’associe à tous les temps. Tout au long du séjour terrestre de l’être humain et très souvent, il va bien au-delà : aimer devient aussi vitale que respirer, manger et boire.  Et pourtant,. « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »

Quand le verbe aimer vibre entre deux adultes consentants, le sentiment se développe et se transforme en affection, attachement, amour. Chacun prend plaisir à se voir dans le regard de l’autre. D’après Boris Cyrulnik, «  (…………)  il existe deux attitudes face à l’amour : ceux qui se sentent redevables, grands fournisseurs de déclarations et de manifestations d’amour.  Ils donnent tout pour exister. La seconde catégorie ne vaut pas la première : il existe en face, des débiteurs, des « mendiants » de l’amour. Ils pensent que les autres leur doivent tout et attendent au fil des différentes relations une affection pour apaiser leur angoisse. »

Jean Cocteau l’a si bien décrit : « Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel. »

Tout est lié à l’enfance, affirme Boris Cyrulnik : « les parents transmettent à leurs enfants les mots, les soins, les câlins qui permettent à acquérir plus tard une aptitude à tisser d’autres liens ». Faut-il remonter aussi loin pour se connaître et se comprendre face à l’amour ? Faut-il apprendre à aimer ? Comment faut-il aimer ? Et l’amour fraternel dans tout cela ?

Il y a ceux (et celles) qui vivent des expériences amoureuses ou amicales comme s’ils goûtaient à différentes cuisines… D’autres sont persuadés que l’amour ou l’amitié est affaire de conquêtes, de donnant/donnant. D’autres encore pensent s’améliorer dans la prochaine histoire. Au fil des aventures et du temps  l’amour ne cesse d’être un compagnon éternel et nécessaire.  Le cœur, c’est la racine et la souche de toute notre existence et tout le monde le sait confirme l’écrivain Christian Bobin.

De la naissance à la mort, en passant par l’adolescence et l’âge adulte, le verbe aimer  accompagne toutes les étapes de la vie. L’amour maternel, paternel, fraternel, charnel, spirituel s’entremêlent et se manifestent sans arrêt en chaque être humain, à chaque battement du cœur.
 
PS : Bon nombre de faits divers est issu de … l’amour. Je t’aime, tu me quittes, je te tue..Je l’ai tué parce qu’il me trompait…Parce que l’amour n’est pas un bien acquis et qu’il semble  difficile pour certains de l’exprimer l’amour se transforme en haine, en violence, en furie ou en guerre… Une facette obscure et confuse de cette émotion impalpable comme l’air, impénétrable comme le bonheur mais indispensable au bien-être et à l’équilibre de chacun.
Rédigé par Gilette Aho le Dimanche 25 Décembre 2011 à 06:42 | Commentaires {0}
1 2 3 4