On l’appelle le papillon de fer

Rédigé le Lundi 23 Juillet 2012 à 16:26 | Lu 293 fois



On l’appelle le papillon de fer
La silhouette délicate d’ Aung San Suu Kyi est depuis peu la représentation de la Birmanie. Ce petit pays a pour frontières le Bangladesh, l’Inde, la Chine, le Laos et la Thaïlande. Avec un peu plus de cinquante quatre millions d’habitants la Birmanie est, sous l’emprise de dictatures militaires. Seule une femme comme Aung San Suu Kyi pouvait tenir tête à ses militaires.

Son parcours ? après des études en Angleterre, un mariage et deux enfants, en 1988, elle décide de retourner dans son pays pour s’occuper de sa mère, Aung San Suu Kyi s’implique alors à la mise en place de la ligue  Nationale de la Démocratie de la Birmanie. Avec ses militants, elle prône la non-violence, des réformes et une liberté politiques face à l’armée qui s’est appropriée du pouvoir. Son discours, sa silhouette, sa ténacité font d’elle une adversaire bien gênante pour les vieux généraux en place.

Au fil des années, Aung San Suy Kyi sera durement malmenée. Procès, détention, liberté surveillée, mise en isolement, assignation en résidence, proposition d’un aller simple pour ne plus revenir, la dame de Rangoon comme on l’a surnommée, ne baissera pas la tête. Elle sera soutenue tout au long de son combat par de nombreux pays et se verra remettre par procuration divers prix internationaux, dont le prix Nobel de la paix en 1991 pour son combat pour la démocratie face aux généraux vieillissants de la Birmanie.

Le temps remet chaque chose à sa place.

Avec persévérance et en solitaire elle poursuit son combat… en silence. En 2010, l’armée retire les grilles placées devant sa résidence. Elle décide alors de se présenter aux élections législatives une nouvelle fois en 2012. Elle est élue. Son parti le LND est tout de même minoritaire à l’Assemblée de son pays. Depuis, Aung San Suy Kyi est libre de voyager et devient la meilleure ambassadrice de la Birmanie, toujours gouvernée par des militaires. Parallèlement, l’Union Européenne a levé les sanctions économiques qui pesaient sur la Birmanie,

Pendant plus de deux décennies, Aung San Suy Kyi aura incarné la résistance non violente face à la dictature de son pays. Tel un arbre, avec le temps, elle s’est épanouie malgré la rigueur de l’environnement. Qui dit mieux ?
 
"Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance, il assure l'ordre, par la résistance, il assure la liberté" Alain (essayiste et philosophe)

 



Commentaires

1.Posté par Jeune réunionaise le 27/07/2012 18:24
Un exemple pour la cause féministe mais aussi, la liberté et la démocratie dans le monde !

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