En 1995, une affaire d’enlèvements et de pédophilie avait bouleversé le monde entier. Le sens des mots de cette affaire « monstrueuse, horreur » semble bien faible par rapport aux faits. Marc Dutroux et ses comparses avaient enlevé, séquestré violé et enterré vivantes deux jeunes filles An Marchal, Eefje Lambrecks. Deux petites filles Julie Lejeune et Mélissa Russo ont subi le même sort ; un complice torturé et enterré vivant : Bernard Weinstein. Sabine Dardenne et Laëtitia Delhez (chanceuses ???) s’en sortiront.
Michèle Martin était la compagne de Marc Dutroux. Elle le suivait et se faisait complice dans sa descente aux enfers. Enlèvements, séquestrations, viols, assassinats, elle participait à toutes les folies de Marc Dutroux. Lors du procès en mars 2004 l’avocat a plaidé sa cause : une femme fragile, psychotique par moments, victime de la perversité et du phénomène de dépendance et d’enfermement de Marc Dutroux. Victime aussi d’une mère qui la tenait pour responsable de la mort accidentelle de son père.
Le verdict : trente années de prison pour Michèle Martin.
Depuis 1996, elle est tenue prisonnière.
En 2012 la justice belge vient de l’autoriser à séjourner dans le couvent des sœurs Clarisses de Malonne.
Une partie de la population en Belgique enrage et conteste cette remise en liberté conditionnelle. Une nouvelle division pour ce peuple qui « n’aurait pas fait encore le deuil des crimes de Marc Dutroux ». Dans le journal SudPresse, une analyse de ce terrible fait divers est écrite noir sur blanc :
"d'un côté, la grande majorité de l'opinion publique, blessée par la faveur faite à l'ex-épouse de Marc Dutroux; de l'autre une certaine élite intellectuelle, ou prétendue telle, qui a fait du respect du droit une sorte de règle parfaite et donc indiscutable". "Une nouvelle fois, il appartient au monde politique, composé d'élites mais élu par le peuple, de réduire cette fracture"
Quand on sait que pendant plusieurs mois, la Belgique était en panne de… gouvernement car les élus n’arrivaient pas à se mettre d’accord entre Flamands et francophones. Il ne restait plus que la religion pour se faire médiatrice de la cause humaine. L’enfermement au couvent, le refuge dans la prière de Michèle Martin entraîneront forcément le pardon des offenses.
L’unique porte de sortie pour une femme défaite.
Michèle Martin était la compagne de Marc Dutroux. Elle le suivait et se faisait complice dans sa descente aux enfers. Enlèvements, séquestrations, viols, assassinats, elle participait à toutes les folies de Marc Dutroux. Lors du procès en mars 2004 l’avocat a plaidé sa cause : une femme fragile, psychotique par moments, victime de la perversité et du phénomène de dépendance et d’enfermement de Marc Dutroux. Victime aussi d’une mère qui la tenait pour responsable de la mort accidentelle de son père.
Le verdict : trente années de prison pour Michèle Martin.
Depuis 1996, elle est tenue prisonnière.
En 2012 la justice belge vient de l’autoriser à séjourner dans le couvent des sœurs Clarisses de Malonne.
Une partie de la population en Belgique enrage et conteste cette remise en liberté conditionnelle. Une nouvelle division pour ce peuple qui « n’aurait pas fait encore le deuil des crimes de Marc Dutroux ». Dans le journal SudPresse, une analyse de ce terrible fait divers est écrite noir sur blanc :
"d'un côté, la grande majorité de l'opinion publique, blessée par la faveur faite à l'ex-épouse de Marc Dutroux; de l'autre une certaine élite intellectuelle, ou prétendue telle, qui a fait du respect du droit une sorte de règle parfaite et donc indiscutable". "Une nouvelle fois, il appartient au monde politique, composé d'élites mais élu par le peuple, de réduire cette fracture"
Quand on sait que pendant plusieurs mois, la Belgique était en panne de… gouvernement car les élus n’arrivaient pas à se mettre d’accord entre Flamands et francophones. Il ne restait plus que la religion pour se faire médiatrice de la cause humaine. L’enfermement au couvent, le refuge dans la prière de Michèle Martin entraîneront forcément le pardon des offenses.
L’unique porte de sortie pour une femme défaite.
