Politique

Yves Jégo se confie... à la presse

Evincé sans ménagement du gouvernement de Nicolas Sarkozy, Yves Jégo se confie dans un entretien publié aujourd’hui par "Le Parisien-Aujourd’hui en France" et dans une interview accordée à Europe 1. L’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer ne ménage pas le Premier ministre, François Fillon.


Yves Jégo se confie... à la presse
"J'imagine que si le Premier ministre avait souhaité que je reste, je serais encore au gouvernement", a déclaré Yves Jégo, actuel maire de Montereau (Seine-et-Marne) sur les ondes d’Europe 1, avec une légère pointe d’amertume.

C’est la première fois depuis son éviction du gouvernement, en-dehors de ses écrits sur son blog, qu’Yves Jégo s’explique. Dans une interview publiée par le Parisien, Yves Jégo souligne que "apprendre cela dix minutes avant que ce soit annoncé à la télévision, ce n’est pas très agréable…Je n’ai eu aucun signe", faisant là référence à son départ sans ménagement du gouvernement. Départ que Nicolas Sarkozy a justifié lors d’une rencontre par son souhait "de passer à une autre étape en nommant un ministre ultramarin (Marie-Luce Penchard)". Décision qu'Yves Jégo admet être une révolution, respectant sa décision de façon très courtoise et franche.

A la question "Sarkozy récompense mal ses amis ?", Yves Jégo a répondu : "Sans lui, je n’aurais jamais eu la chance de rentrer au gouvernement. Je lui en suis infiniment reconnaissant. Et s’il veut faire bouger le gouvernement, faire entrer des gens nouveaux, il faut bien que des gens sortent. C’est sans doute plus facile de demander cet effort à ses amis".

"Relations froides" avec François Fillon

Sur Europe 1, l’ancien secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a souhaité relativiser la situation en rappelant qu’’il n’y a pas de drame, on ne va pas faire pleurer la France sur le sort d’un secrétaire d’Etat qui redevient député" a-t-il détaillé.
Mais ce dernier n’a pas hésité à régler ses comptes, avec notamment le Premier ministre : "Mes relations avec lui sont froides !" affirmant ne plus avoir vu François Fillon depuis son brusque retour des Antilles, au mois de février. Et même s'il ne souhaite pas beaucoup s'exprimer à ce sujet, une seconde question reste l'occasion d'ajouter : "vous me permettrez de ne pas faire de commentaire, même si mon retour précipité, à la demande du Premier ministre, n’a pas été sans conséquence. Il est vrai qu’à l’époque, beaucoup ont eu le sentiment qu’à Matignon, la vision de la réalité du terrain était peut-être partielle. Ce n’est toutefois qu’un sentiment".

Le sarkozyste de longue date prépare un livre pour le mois de novembre et annonce qu’il rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo, tout en "restant pleinement dans la majorité présidentielle et l’UMP" rapportent les médias nationaux.
Vendredi 3 Juillet 2009 - 17:34
Melanie Roddier
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1.Posté par JUBILATION 57 le 04/07/2009 09:51
Quel opportuniste le JEGO!
Il ne me fait pas pleurer au contraire.

2.Posté par Kordot le 04/07/2009 18:09
En tout cas je ne serai pas des pleureurs de cet énergumène qui a fait en si peu de temps plus de tort à la Réunion que l'ensemble de ses prédecesseurs. Je ne parle pas de sa réforme de l'ITR qui me fait partir à la retraite après une carrière pleine avec seulement 66 % de mon dernier salaire au lieu des 83% attendu !!! Il n'a pas à s'en faire pour la sienne tellement ses complkices politiques savent si bien border la retraite de leurs pairs... Bon débarras et bon vent M. Jégo...

3.Posté par En direct du Gratémoila (amérique du Sud) le 05/07/2009 18:16
Quand on se confie aux canards, il faut bien veiller à ce que cela ne soit pas du réchauffé.....

4.Posté par GEORZE le 06/07/2009 11:20
Mr Jégo a eu 2 difficultés à affronter et il faut voir les choses en face :
1 - au plan national, le manque de moyens financiers disponibles, dans une période de crise où les conflits sociaux de l'exagone sont sans doute plus importants que dans les DOM, et l'insouciance de nombreux élus de droite comme de gauche à l'égard des ultra marins
2 - au plan régional, l'obsession des futures échéances électorales régionales ont poussé les syndicats et opposants à la démagogie, et les élus de la majorité sont restés muets et frileux de toute approche de débat . Ainsi, au lieu d'ouvrir un vrai débat sur l'avenir d'un vrai projet économique pour les DOM, tous ont laissé la responsabilité de gestion des conflits à un homme seul, lequel avait encore le courage de leur demander à quelle méthode de gestion ils avaient recours dans leurs mairies respectives.

Au Final, nous sommes dans un débat pour l'outre mer où les conditions même d'expression ne sont pas réunies pour inciter les domiens à se confier pour un choix de société pour l'avenir de nos générations. Notre sort est là encore confié aux dirigeants parisiens par l'absence de participation active de nos représentants soucieux unquement de leurs mandats.

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