Politique

Yves Jego: 'La remise en cause des bonifications de retraites n'est plus à l'ordre du jour'

L'annonce de la réforme de l'ITR était relativement bien passée et les manifestations de protestation organisées par les syndicats avaient été des échecs. Et voilà qu'apparait un projet de loi remettant en cause un système très avantageux de bonification des retraites pour les fonctionnaires exerçant outre-mer.
Yves Jego a senti le danger et a compris que ce nouveau cheval de bataille risquait de permettre aux syndicats de se remobiliser. Marche arrière toute. Dans une interview réalisée ce mardi, le Secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer nous déclare: "La remise en cause des bonifications des retraites n'est plus à l'ordre du jour. Il n'est plus question de toucher aux droits acquis".


Yves Jego: 'La remise en cause des bonifications de retraites n'est plus à l'ordre du jour'
Les syndicats ne pouvaient espérer meilleure aubaine. Alors qu'il avaient énormément de mal à mobiliser plus de quelques centaines de manifestants à chacune de leurs manifestations contre la réforme de l'ITR (Indemnité Temporaire de Retraite), voilà que le gouvernement leur offre sur un plateau une nouvelle revendication susceptible cette fois de mobiliser l'ensemble des troupes de la fonction publique.
Ce sont des syndicalistes particulièrement vigilants qui ont découvert le pot aux roses. Au détour d'un banal article d'un projet de loi portant sur le financement de la Sécurité sociale, ils ont découvert que le gouvernement envisageait de remettre en cause la bonification d'un an de retraite pour trois ans travaillés à la Réunion pour les fonctionnaires civils, et de un an de retraite pour un an de présence outre-mer pour les militaires. En remplaçant le système actuel par un an de bonification tous les dix ans.
Branle-bas de combat chez les syndicats, ravis d'avoir mis la main sur une réforme mobilisatrice, susceptible de toucher un maximum de fonctionnaires, et donc de les inciter à descendre dans la rue.
Du côté du gouvernement aussi, on n'est pas resté les bras croisés. Surpris dans un premier temps par une proposition qui ne venait pas de son ministère, Yves Jego découvre le problème au moment de son départ pour les iles Marquise. Dans un premier temps, il réagit en annonçant que la réforme ne touchera pas les fonctionnaires déjà en fonction, histoire de calmer le jeu, le temps de trouver la parade. D'autant plus difficile qu'il est à des milliers de kilomètres de Paris.
Mais, une fois rentré et les arbitrages effectués, il n'est pas peu fier d'annoncer ce soir, à la veille de la manifestation de toute la fonction publique, qu'il "n'est plus question de toucher aux droits acquis". "On va simplement saisir le Conseil d'orientation des retraites. Il va y avoir une concertation avec tous les syndicats. On est partis pour un an de procédures. Je veux qu'on aboutisse à une réforme consensuelle".
Reste maintenant à savoir comment va être perçue cette mise au point par les fonctionnaires qui s'apprêtent à manifester mercredi. Vont-ils être incités à rester chez eux? Ou alors iront-ils malgré tout grossir le cortège des manifestants? Réponse dans quelques heures...
Mardi 14 Octobre 2008 - 23:00
Pierrot Dupuy
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1.Posté par CREOTAS le 15/10/2008 07:12
Le laminage des acquis sociaux, que l'on soit pour ou contre, a simplement ralenti, et est reporté dans un an, pour calmer le jeu....

La question est de savoir maintenant à quoi seront employées les sommes économisées sur l'ITR. Elles ne reviendront pas sur la Réunion en tous cas, semble-t-il....

Pendant ce temps-là, au plan national, un projet de loi pour une aide de 360 milliards d'euros d'aide de l’Etat aux banques va être voté sous peu.

Voir article du Monde de ce jour (http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/10/14/la-gauche-refuse-de-voter-le-plan-de-nicolas-sarkozy-pour-soutenir-les-banques_1106905_3234.html#ens_id=1099210) (extrait):

"Le texte, qui devrait être définitivement adopté par le Parlement mercredi soir, après un vote conforme attendu au Sénat, prévoit une garantie des crédits interbancaires jusqu'à fin 2009 et le recours possible à une recapitalisation pour éviter les faillites. La ministre de l'économie, Christine Lagarde, a qualifié d'"historique" ce plan, qui n'aura, selon son collègue Eric Woerth, "aucune incidence directe sur le budget".

Dans un autre article du même journal (http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/14/le-plan-francais-sera-finance-par-l-endettement_1106511_1101386.html#ens_id=1099210), on apprend que (extrait):

"Les pouvoirs publics espèrent que ces sommes colossales resteront largement virtuelles : "Le pari raisonnable que nous faisons est qu'en apportant cette garantie, nous n'aurons pas à la faire jouer, a expliqué le chef de l'Etat. L'encours total des prêts garantis est plafonné à 320 milliards d'euros. Ce chiffre est un maximum qui ne sera sans doute jamais atteint. Il ne représente en aucun cas un coût pour le contribuable puisqu'il s'agit d'une garantie qui ne jouera qu'en cas de défaillance d'un établissement. En l'absence de défaillance, le contribuable sera gagnant du montant des commissions encaissées sur les garanties souscrites."

Par quel "miracle" cela n'aurait aucune incidence budgétaire et aucune garantie ou recapitalisation n’aurait effectivement lieu d’ici fin 2009 ? On peut m'expliquer?

Ca ne s’appellerait pas plutôt jouer à la « roulette » (encore un jeu d’argent) ça ?

Après les chiffres sur une croissance modérée qui se sont transformés en croissance « négative » c’est à dire décroissance, les dettes « virtuelles » ?

La nouvelle série : « Les experts de Paris » …! A suivre chaque jour. Mdr (jaune) !



2.Posté par CREOTAS le 15/10/2008 07:14
Rectificatif: il s'agit en fait d'un laminage des avantages déjà anciens des fonctionnaires en poste en Outre Mer, nuance à préciser!

3.Posté par Bill Vesée le 15/10/2008 07:57
Moi, je trouve que Monsieur Jego essaye de faire quelque chose, on ne peut pas dire qu'il ne s'investit pas. Qu'il lance une idée et fasse marche arrière est probablement mieux que l' attendre et voir, c'est-à-dire l'immobilisme.

4.Posté par Grachus le 15/10/2008 08:52
Les fonctionnaires, dont je fais partie, se font avoir une fois de plus. Ils (le gouvernement) emploient toujours la même méthode : on veut supprimer un acquis social, on balance la bombe, puis une autre tout de suite sur un point complètement secondaire dans l’esprit du gouvernement. On axe sa politique de com sur le second point puis, quand la provocation a essaimé et que les grèves commencent, on fait mine de reculer, en retirant l’os à ronger des bonifs, sans toucher au point le plus important : la surpension.

Le pire dans tout çà, c’est que c’est précisément la bonif qui est indéfendable. J’ai beau être enseignant, je ne comprends pas ce qui justifie que 3 années de service sous le soleil me donne droit à 1 annuité cadeau pour ma retraite. C’est n’importe quoi ! Alors qu’à coté de çà, notre ministre nous dit « l’indexation des salaires est légitime parce que la vie est chère outre-mer, mais la surémunération des retraites est un scandale » ! Ce qui est légitime quand on a un salaire à 100% devient scandaleux quand on a des revenus à 75% ! L’aide à la vie chère devient scandaleuse quand on gagne moins ! Mais bien sûr !

Je suis écoeuré par les commentaires de certains (Lenormand dans le Jir notamment) sur "les privilèges" des fonctionnaires, qui "n'apportent rien au système productif" et qui sont trop payés pour ce qu'ils font ! Ces messieurs oublient que les entrepreneurs qui sont les modèles pour eux, sont les plus surémunérés à la Réunion ! Il suffit de les voir "pleurer la bouche pleine" devant les grilles de la préfecture. Tous les flux financiers vers l'outre-mer (défisc, grands travaux, subventions et aides, détaxes...), qui perfusionnent l'économie locale, c'est de la surémunération pour des entrepreneurs qui gagnent artificiellement des revenus de correspondant pas à leur production de valeur !
Alors, de grâce, qu'on arrête avec les "privilégiés de la fonction publique" ! Et qu'on ouvre les yeux sur une réalité moins admissible pour le plus grand nombre : aujourd'hui en France, un fonctionnaire est sous-rémunéré (notamment les enseignants). A la Réunion, l'indexation permet d'offrir un salaire qui correspond à ce que l'agent apporte à la Nation. A moins que les Lenormand préfèrent vivre dans un pays de Sarah Palin et de Joe Sixpack...

5.Posté par danton974 le 15/10/2008 11:57
Monsieur Gracchus,
Juste un rappel sur le fonctionnement économique de la fonction publique :

La fonction publique n'est pas rentable, elle ne l'est pas et ne doit pas l'être. C'est un service rendu à l'ensemble des citoyens.
Les "avantage acquis" n'en sont pas sinon les fonctionnaires de la métropole pourraient aussi les revendiquer, c'était une compensation ancienne due aux difficultés engendré à ceux qui étaitent "muté".

Enfin économiquement. Une nation vit par tous les organes qui la compose. S'il n'y avait que des fonctionnaires, leurs impots ne permettraient pas de payer leurs salaires (simple logique s'appuyant sur le principe de la balance). Les impots du secteur privé constitue la majorité des frais de fonctionnement de l'état, les charges pour la sécurité sociale, etc...
Alors ne tirez pas sur ce qui constitue la vie économique autour de votre nombril et justifie de votre utilité, de vos salaires, retraites et autres.

Si vous trouvez que dans le privé on est gavé alors n'hésitez pas lancez vous ! une simple lettre de démission suffit pour faire de vous du jour au lendemain un heureux travailleur du privé.
Moi je suis en profession libérale, si il n'y avait pas de clause d'age, je rentrerais immédiatement comme enseignant dans la fonction publique ! car j'apprécierais volontier d'être sous rémunéré de la sorte.
J'ai essayé de postuler comme contractuel (encore moins payée) mais là c'est un autre éccueil, le racisme de la préférence régionale qui m'a accueilli (c'est un autre débat)

6.Posté par JPC le 15/10/2008 15:34

En tant qu'ancien cadre de l'administration ma retraite avec ITR culmine à quelque 4000€/mois. Je fais donc parti de ces dangereux capitalistes qui seront plafonnés. Notre ministre Yves Jégo rejoint, dans la définition de la richesse son camarade François Hollande qui avait également cité ce chiffre comme seuil (a cette époque d'ailleurs, le couple Royal de Hollande percevait largement plus de 10 fois cette rémunération ce qui montre que le riche des uns peut être le pauvre des autres)
Le ministre me désigne donc à la vindicte publique comme un horrible privilégié et je devrais selon la nouvelle loi, si elle est votée, perdre de 2 à 4000€/an de surrémunération selon que le plafond de l'IRT sera de 8 ou de 10000€ (cela change tout le temps)
Bon! en bon serviteur de l'Etat, je finis par culpabiliser et j'accepte ce sort sur l'autel du sauvetage des finances publiques.
Je voudrais seulement, parlant de privilèges, demander à M. le Ministre ce qu'il va advenir des siens. Je n'entends, en effet, nulle part dire que la nouvelle aristocratie élective va d'une quelconque façon participer au serrage de ceinture général. Bien au contraire tout ce beau monde s'est voté des lois particulières qu'il ne faut en aucun cas confondre avec des privilèges:
- Si je ne suis pas réélu député je perçoit mon salaire pendant 60 mois (au lieu de 6 avant, merci M. JL Debré).
- Je perçois à vie une retraite de 1500€/mois après une mandature de 5 ans de député et 1800 après 6 ans de Sénat.
- J'ai tout un tas d'avantage divers qui font que je ne dépense quasiment rien;
- et je ne parle pas, ce n'est pas politiquement correct, du reclassement des enfants et des copains partout où coulent les subventions publiques.
Faîtes quelque chose dans ce sens monsieur Jégo et j'accepterais mon sacrifice personnel avec un cœur plus léger.

7.Posté par Grachus le 15/10/2008 17:14
danton974, vous auriez mieux fait de me relire avant de me répondre, cela vous aurait éviter de taper à coté de mon nombril ! J'ai dit que le fonctionnaire "en France" était sous payé. Et que l'indexation Réunion permettait finalement aux agents locaux d'être payés plus justement. Pour info, un enseignant nombriliste commence à 1300 euros par mois en métropole (c'est à dire un SMIC brut). Il y a 20 ans, il commençait à l'équivalent de 2 fois le Smic. Ce ne sont pas les agents locaux qui sont surpayés, mais les agents nationaux qui sont sous-payés! Une exploitation qui désespère les agents en poste et fait fuire les candidats valables à ce métier si difficile.

Et je vous invite également à lire le courrier de Lenormand dans un des quotidiens de la place, souligner les termes qu'il emploie pour désigner les enseignants et leur salaire et vous comprendrez (si vous le pouvez) la virulence de mon propos sur les patrons du privé. Et je persiste et je signe mes propos sur notre économie marchande sous perfusion. Ne faites pas de moi un tireur sur "ce qui constitue la vie économique autour de votre nombril et justifie de votre utilité, de vos salaires, retraites et autres", alors que je fais partie de ceux qui sont justement montrés du doigt, jetés à la vindicte, sous le seul prétexte que l'on n'accepte pas la démolition en règle de notre activité professionnelle (le salaire n'est qu'un point parmi tant d'autres). Et réjouissez vous de ne pas travailler en lycée, dans des classes surchargées et des établissements sous équipés et sous encadrés (l'exemple récent du collège Guy Mocquet en est un bel exemple), puisque cela vous fait tant envie.

8.Posté par GRENADE974 le 15/10/2008 17:20
A lire les commentaires des uns et des autres, on peut constater que le gouvernement réussit à monter les français les uns contre les autres pour mieux imposer ses bribes de réformes, dans tous les domaines mal pensées, mal préparées, sans concertation...c'est à l'image de notre speedy !!! On lance une idée, on communique et rien derrière...trouver chaque semaine une connerie à lancer pour occuper le terrain et oublier "le pouvoir d'achat".
Un petit exemple : un SMICARD (seul à travailler dans une famille) qui fait des heures supplémentaires pour gagner + , a beaucoup de risques soit de voir sa prime pour l'emploi diminuer, soit de perdre une partie des avantages genre allocation logement...
Quand cette réforme a été faite, comment les hauts fonctionnaires de BERCY n'ont-ils pas vu le problème ? Ou n'ont pas voulu le voir...
DANTON974 exerce une profession libérale : si c'est médecin, vous êtes pratiquement salarié de la SECU mais pas avec les revenus d'un médecin salarié du travail par exemple, donc quelque part privilégié...on peut toujours trouver des privilèges chez les autres...
GRACCHUS , enseignant, est logique en disant que 1 annuité supplémentaire tous les 3 ans ne se justifie aucunement.

9.Posté par CREOTAS le 15/10/2008 19:31
N'étant pas fonctionnaire, je ne défendrais pas personnellement cette catégorie qui peut se défendre toute seule mais qui est aussi estimable que les autres et que l'on attende pas de moi que je l'encense ou la descende. Non. Il y a des fonctionnaires travailleurs et scrupuleux, comme il y en a d'incompétents, des fumistes, des profiteurs.

Mais c'est pareil dans le privé, avec la nuance que les pouvoirs et les abus sont peut-être plus concentrés dans les mains de ceux qui ont les pouvoirs et capitaux et exacerbés, étant rappelé qu’il y a des chefs d’entreprises courageux et qui méritent leur rémunération, comme il y en a qui « s'assoient » sur le droit du travail et ont des rémunérations excessives par rapport à leur plus -value personnelle dans leur entreprise…

Il faut des fonctionnaires responsables et actifs, qui rendent des services non marchands (et pas des inadaptés, incompétents et fumistes), comme il faut des entreprises privées qui font preuve de dynamisme, de compétitivité et d’imagination et pas trop d’injustices dans le partage de leurs richesses(et non celles qui ne sont que monopole, inertie, magouilles et abus….), bref il faut un peu des deux.

Pour ma part, la question n’est absolument pas là et ce qui me semble le plus important, c'est pourquoi et comment on fait ces réformes, et à quoi va servir l'argent censé être ainsi économisé, alors que dans la crise mondiale bancaire et financière, les gouvernements déversent des torrents d’argent en subventions au secteur bancaire…

Là est la vraie question et le reste n'est que querelle tout à fait secondaire et stérile, qui fait tout à fait le jeu du pouvoir en place (diviser pour mieux régner...).

Je préfèrerais donc lire des commentaires à ce sujet plutôt que l'éternel débat fonction public - privé, injustices diverses avec tous les poncifs qui vont avec..., ceci étant dit sans vouloir ne vexer personne.

A la rigueur, des commentaires techniques sur les avantages divers outre mer (primes de l’époque coloniale, index de correction supérieurs au différentiel du coût de la vie Réunion-métropole et en ce sens là injustifiés, genre RFO, qui est une totale aberration sans rapport avec la réalité économique, ou ces bonifications de retraite injustifiées actuellement …) qui doivent être dépoussiérés et recalculés pour coller aux contraintes économiques réelles ultramarines et locales.

Car il est incontestable que la Réunion n’a plus rien à voir avec la colonie qu’elle était au XIXème siècle et tous les désagréments allant à cette époque avec pour un fonctionnaire métropolitain acceptant cet éloignement familial et géographique….. Un bon coup de balai s’impose à tous les niveaux en ce sens et donc un recalcul (et non leur suppression).

Et d’accord sur le point de vue pertinent de Gracchus sur le sous paiement des fonctionnaires métropolitains. Et là, si on accepte ce postulat, les index de correction et primes devraient être revus à la hausse…

Je pense quand même que le débat se situe plus dans le but des réformes engagées et la destination des fonds public économisés. Cela serait bien plus instructif....

10.Posté par CREOTAS le 16/10/2008 06:48
Rectificatif à la fin de mon commentaire:

"Et là, si on accepte ce postulat, leS MONTANTS DEs index de correction et primes" seront plus importants, d'où la nécessité de leur recalcul pour qu'ils correspondent réellement à leur fonction: compenser les handicaps économiques (car l'éloignement et autres considérations subjectives ne sont plus d'actualité) et soient donc précisément proportionnés au seul différentiel du coût de la vie métropole-Réunion.

11.Posté par Grachus le 16/10/2008 08:42
J'irai même plus loin, CREOTAS : L'inflation a fait énormément de dégats en métropole, au point qu'un fonctionnaire qui y part en vacances (quand il peut se payer le billet) a beaucoup de difficultés une fois sur place. Je n'ose imaginer le quotidien des agents sur place. Si demain, la promesse de revalorisation de la fonction publique est respectée, mais j'en doute, au point où l'on revienne au différentiel évoqué plus haut entre le salaire minimum et celui d'un agent qui a le statut de cadre (il faut le préciser, catégorie A), je ne vois pas alors ce qui justifierait le maintien en l'état de la surémunération, des retraites et des traitements. Une réévaluation sur le différentiel réel, et ce pourrait aller jusqu'à la supression pure et simple de l'indexation, serait légitime. Mais on en est loin !

12.Posté par nicolas de launay de la perri�re le 16/10/2008 22:24
annoncer tout et son contraire...ça me rappelle une chanson : "quand j'avance tu recules...comment veux tu comment veux tu ..." avec en position offensante, le peuple..que ceux qui s'intéressent à leur avenir régional ou local, se concentrent sur leur avenir et laisse un secrétaire d'état digne de ce nom, s'occuper du sort des DOM et TOM..

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