Le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Santé Xavier Bertrand tenant meeting sur un parking à l'entrée du village de l'Eperon. L'image valait le détour hier soir dans les hauts de Saint-Paul, dans un quartier que même un élu de droite osera qualifier d'acquis à la gauche.
C'est pourtant toute sono fracassante qu'élus locaux et ministre ont tenté d'abattre leurs dernières cartes avant le très attendu face à face télévisé de mercredi soir.
Yoland Velleyen, René-Paul Victoria, Michel Fontaine, Didier Robert. Tous ont pour mission de lancer leur "ami" Xavier Bertrand. Le président de Région n'hésitera pas, par exemple, à lier sa politique régionale à l'appui "total et indéfectible" du gouvernement Fillon. "Nouvelle route du littoral, continuité territoriale qui a pu bénéficier à 70.000 réunionnais jusqu'à maintenant, bourse de la réussite,..", rien n'aurait était aussi simple sans Paris, et donc un gouvernement de droite explique-t-il en substance. Une manière de mettre en garde contre la venue des socialistes au pouvoir.
"Socialistes" justement, le mot est revenue presqu'autant que le nom de François Hollande dans le discours du ministre. Là où la droite offrirait "plus de sécurité" selon le ministre, cela donnerait "plus de naïveté" côté gouvernance socialiste.
Xavier Bertrand rétablit sa vérité du bilan Sarkozy
Xavier Bertrand revisite les années Jospin en offrant sa propre lecture. "Les socialistes au gouvernement ont préféré augmenter les impôts plutôt qu'entamer les réformes" charge-t-il. Plus proche de nous, la gestion corrézienne du candidat socialiste est passée au crible. "C'est le deuxième département de France ayant connu une explosion du chômage l'année dernière" affirme le ministre. "Il est président du conseil général de Corrèze, il en est quand même un peu responsable de ça ?" demande-t-il aux 500 sympathisants. Les alliés de François Hollande font partie du même lot d'attaques. Madame Aubry, c'est le Nord-Pas-de-Calais. La gauche a tout dans cette région. Eh bien, c'est la deuxième région de France en terme de chômage".
Le bilan Sarkozy est quant à lui "positivé" sur tous les tableaux. "L'allocation handicapés : c'est +25%, les emplois aidés sont au même niveau qu'ils l'on été sous l'ère Jospin, ou encore : + de 80% des mesures du CIOM* sont tenues,..." dit-il. "Il faut remettre les pendules à l'heure !" Xavier Bertrand se fend d'un portrait peu flatteur de François Hollande : un homme, dit-il, jamais choisi, "ni par Mitterrand, ni par Jospin en tant que ministre".
Et puisque le ministre du Travail n'est jamais loin du cadre de l'UMP qu'il est, Xavier Bertrand a voulu répondre, à distance, sur l'engagement poussé de certains syndicats dans cette campagne. "Oui aux syndicats mais pas à ceux qui font de la politique !" Une manière sans doute de souhaiter un bon 1er mai à l'ensemble des travailleurs français.
*conseil interministériel à l'Outre-mer ayant fait suite aux états généraux de l'Outre-mer en 2009
C'est pourtant toute sono fracassante qu'élus locaux et ministre ont tenté d'abattre leurs dernières cartes avant le très attendu face à face télévisé de mercredi soir.
Yoland Velleyen, René-Paul Victoria, Michel Fontaine, Didier Robert. Tous ont pour mission de lancer leur "ami" Xavier Bertrand. Le président de Région n'hésitera pas, par exemple, à lier sa politique régionale à l'appui "total et indéfectible" du gouvernement Fillon. "Nouvelle route du littoral, continuité territoriale qui a pu bénéficier à 70.000 réunionnais jusqu'à maintenant, bourse de la réussite,..", rien n'aurait était aussi simple sans Paris, et donc un gouvernement de droite explique-t-il en substance. Une manière de mettre en garde contre la venue des socialistes au pouvoir.
"Socialistes" justement, le mot est revenue presqu'autant que le nom de François Hollande dans le discours du ministre. Là où la droite offrirait "plus de sécurité" selon le ministre, cela donnerait "plus de naïveté" côté gouvernance socialiste.
Xavier Bertrand rétablit sa vérité du bilan Sarkozy
Xavier Bertrand revisite les années Jospin en offrant sa propre lecture. "Les socialistes au gouvernement ont préféré augmenter les impôts plutôt qu'entamer les réformes" charge-t-il. Plus proche de nous, la gestion corrézienne du candidat socialiste est passée au crible. "C'est le deuxième département de France ayant connu une explosion du chômage l'année dernière" affirme le ministre. "Il est président du conseil général de Corrèze, il en est quand même un peu responsable de ça ?" demande-t-il aux 500 sympathisants. Les alliés de François Hollande font partie du même lot d'attaques. Madame Aubry, c'est le Nord-Pas-de-Calais. La gauche a tout dans cette région. Eh bien, c'est la deuxième région de France en terme de chômage".
Le bilan Sarkozy est quant à lui "positivé" sur tous les tableaux. "L'allocation handicapés : c'est +25%, les emplois aidés sont au même niveau qu'ils l'on été sous l'ère Jospin, ou encore : + de 80% des mesures du CIOM* sont tenues,..." dit-il. "Il faut remettre les pendules à l'heure !" Xavier Bertrand se fend d'un portrait peu flatteur de François Hollande : un homme, dit-il, jamais choisi, "ni par Mitterrand, ni par Jospin en tant que ministre".
Et puisque le ministre du Travail n'est jamais loin du cadre de l'UMP qu'il est, Xavier Bertrand a voulu répondre, à distance, sur l'engagement poussé de certains syndicats dans cette campagne. "Oui aux syndicats mais pas à ceux qui font de la politique !" Une manière sans doute de souhaiter un bon 1er mai à l'ensemble des travailleurs français.
*conseil interministériel à l'Outre-mer ayant fait suite aux états généraux de l'Outre-mer en 2009















