L'institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES) a publié un rapport montrant d'importantes disparités locales dans les arrêts maladies, rapporte le journal Les Echos. Ainsi, dans les Hautes Alpes, 13% des salariés ont pris un arrêt maladie cette année contre 29% dans les Ardennes, les deux extrèmes. A Paris ils sont 19% à avoir pris au moins un jour d'arrêt de travail tandis qu'en Alsace ils sont 28%. De manière générale, les proportions d'arrêts de travail les plus importantes sont dans le Nord et l'Est de la France, région parisienne non comprise.
Pour les chercheurs de l'IRDES 3 explications émergent: la première et la plus importante est que dans certains départements très peu de contrôles sont faits sur les arrêts maladies. Le second facteur est le nombre de personnes habilitées à prescrire un arrêt maladie: plus ils sont nombreux plus ils sont en concurrence et plus, pour garder leurs clientèles, ils tendent à prescrire des arrêts de complaisance. En d'autres termes, la fraude aux arrêts maladies est la principale raison de ces inégalités.
Seuls 25% des écarts s'expliquent par une différence dans la population étudiée, le troisième facteur explicatif. Plus les salariés sont entrés jeunes sur le marché du travail, plus ils font des travaux physiquement pénibles, plus les arrêts maladies sont fréquents. Une structure comprenant un nombre élevé de cadres et de professions intellectuelles supérieures explique notamment la situation de la région parisienne. De même, certaines pathologies engendrent bien plus d'arrêts selon l'endroit qu'on observe: la région PACA par exemple concentre une quantité impressionnante des cas de dépression provoquant un arrêt (4 fois plus, en proportion, que le département le moins concernés par les arrêts pour dépression).
A noter que l'Alsace Moselle disposant d'un régime de sécurité sociale spécifique et particulièrement généreux, le fait qu'il y ait plus d'arrêts maladies n'est pas particulièrement surprenant.
Pour les chercheurs de l'IRDES 3 explications émergent: la première et la plus importante est que dans certains départements très peu de contrôles sont faits sur les arrêts maladies. Le second facteur est le nombre de personnes habilitées à prescrire un arrêt maladie: plus ils sont nombreux plus ils sont en concurrence et plus, pour garder leurs clientèles, ils tendent à prescrire des arrêts de complaisance. En d'autres termes, la fraude aux arrêts maladies est la principale raison de ces inégalités.
Seuls 25% des écarts s'expliquent par une différence dans la population étudiée, le troisième facteur explicatif. Plus les salariés sont entrés jeunes sur le marché du travail, plus ils font des travaux physiquement pénibles, plus les arrêts maladies sont fréquents. Une structure comprenant un nombre élevé de cadres et de professions intellectuelles supérieures explique notamment la situation de la région parisienne. De même, certaines pathologies engendrent bien plus d'arrêts selon l'endroit qu'on observe: la région PACA par exemple concentre une quantité impressionnante des cas de dépression provoquant un arrêt (4 fois plus, en proportion, que le département le moins concernés par les arrêts pour dépression).
A noter que l'Alsace Moselle disposant d'un régime de sécurité sociale spécifique et particulièrement généreux, le fait qu'il y ait plus d'arrêts maladies n'est pas particulièrement surprenant.
















