Faits-divers

Violences volontaires, négligences graves, c’est toujours le môme qui déguste!

Correctionnelle Sud – Jeudi 29/10/2015


Le 19 mars 2014, le jeune M.L., 5 ans, est admis aux urgences pédiatriques où on découvre que le petit môme présente des traces de violences, dont des fractures non soignées, des abrasions un peu partout et de graves lésions. La mère, Déborah B., 23 ans, n’est pas venue s’expliquer à la barre.

L’enquête, suite au signalement effectué par les médecins, permettra de dire qu’il ne s’agissait peut-être pas de violences volontaires mais plus sûrement de négligences graves. Il apparaît en effet que l’enfant était la plupart du temps livré à lui-même, seul dans la maison à étage. D’où chutes et blessures inévitables.

Des circonstances que cette jeune femme, jugée « instable, mal structurée, vulnérable et au raisonnement immature » par les experts psychiatres, ne nie pas vraiment.

Une maman au très lourd passé

Une enquête de personnalité et de circonstances de vie laisse apparaître qu’elle-même, peu d’années auparavant, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, a subi une ambiance familiale des plus pénibles, avec violences physiques avérées et agressions sexuelles intrafamiliales.

Un peu plus loin dans l’enquête, il s’avère que la fille aînée, Z., 7 ans, a elle aussi subi des sévices. Mais cette fois, il s’agirait bel et bien de violences, des coups assénés avec un câble ? Un bout de bois ? On ne le saura jamais avec certitude.

« Je l’ai frappée, oui, mais avec la main, comme on corrige normalement ses enfants », a-t-elle juste reconnu.

A 7 ans, elle ne parle pas !

Me Nathalie Pothin, pour le compte de l’Arajufa, a mis en avant les photos des traces sur le corps des enfants en fustigeant l’absence de la mère, qui n’a pas su « aimer et protéger ses enfants comme une mère doit le faire ; ces photos me glacent le dos ». L’avocate a précisé que le jeune garçon est aujourd’hui en famille d’accueil où son développement est normal, ainsi que sa scolarité.

« Il faudra du temps avant que les cicatrices physiques et morales ne s’estompent mais c’est en très bonne voie ».

La jeune gamine, elle, est retournée vivre chez sa mère qui « ne la frappe plus que de temps en temps seulement, et rien qu’avec les mains ». Une précision fait peur : cette gamine, à 7 ans, ne parle pas.

Le substitut Genet a admis que l’on était sans doute plus dans des négligences graves que dans les violences volontaires. « Il reste quand même des fractures non soignées et cette négligence  grave ne peut être effacée ». Et de requérir 6 mois avec sursis.

Le tribunal est allé au-delà : 12 mois avec sursis et 3500 euros de compensations aux enfants.
Jeudi 29 Octobre 2015 - 18:27
Jules Bénard
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1.Posté par noe le 29/10/2015 18:27
Comment voulez-vous que des enfants devenus "adultes" par l'âge se comportent comme des "sages" alors que les adultes donnent le mauvais exemple ? comme cela s'est passé à la Plaine des Palmistes ?

Les enfants qui ont vu et entendu des propos diffamants devant le portail de leur école à l'encontre de leur directeur , deviendront des "pervers" , des cogneurs , des tabasseurs ... plus tard !
Le mal est fait et l'exemple vient d'en-haut !

2.Posté par Alexis le 30/10/2015 09:25
L'enfant ne parle pas à 7 ans... et on la remet dans sa famille, où l'on sait qu'elle est encore frappée !!! S'il lui arrivait quelque chose de plus grave, les services sociaux ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas... pauvre enfant, les traces sur ton corps ne leur suffisent pas à voir que tu es en danger, je prie pour toi petit ange...

3.Posté par Pierre VERGEREAU le 30/10/2015 13:09
Quid des services sociaux ? de la famille et des voisins ???

4.Posté par Métisse974 le 30/10/2015 13:39
Pourquoi ne pas avoir placé la petite aussi? Et quand cette gamine aura subi d'autres sévices, là on réagira! Je ne comprends pas la justice! Ne doit-on pas penser au bien-être des enfants? Il est évident que cette femme ne peut assurer son rôle de mère!

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