Société

Violences intra-familiales: Le suivi de l'agresseur en débat dans les locaux du Cevif


Photo d'archives
Photo d'archives
Mercredi 20 mars, le café citoyen de l'Arcadie de la Réunion*, en partenariat avec le Cevif (Collectif pour l'élimination des violences intrafamiliales), a organisé un débat sur le suivi de l'agresseur, dans les locaux du Cevif.

"C'est un sujet qui fait régulièrement la Une mais qui est également souvent zappé. On ne doit pas attendre qu'il y ait encore un drame pour faire une marche blanche. On a donc pris le parti d'en parler", explique la présidente de l'association Arcadie, Céline Chabut.

Le débat, suivi par une vingtaine de participants, a porté sur plusieurs questions centrales : Une fois le verdict rendu, quel est l’avenir de l’agresseur ? Comment est-il pris en charge ? La sanction pénale suffit-elle pour faire changer les choses ? Y a-t-il un suivi psychothérapeutique obligatoire en prison ? Quel type d’actions existe pour accompagner les détenus ?

Pour en parler, les deux associations ont pu compter sur la présence de l'avocate Maître Léopoldine Settama, ainsi que sur des intervenants au sein des prisons. Maître Settama a tout d'abord rappelé que la sanction  envers un agresseur est "indispensable pour reconnaître au ou à la plaignante son statut de victime."

Une sanction peut être assortie d'une obligation de soins. "Il existe des injonctions de suivi qui sont parfois décidées lors du jugement. Mais en pratique, ça ne suffit pas. C'est souvent la carotte pour aboutir à un aménagement de peine", souligne Céline Chabut.

Manque de moyens

L’obligation de soin est donc nécessaire mais parfois pas suffisante. Il n’y a pas de souscription volontaire à cette démarche. Et souvent, elle est dictée par le sésame : l’aménagement de la peine. Les condamnés estiment qu’il n’y a pas suffisamment de professionnels et les rendez-vous sont très longs à obtenir.

Pourtant, l’Etablissement Public de Santé Mentale intervient, les psychologues ou psychiatres aussi mais ils ne sont pas assez nombreux. Le Centre régional de prise en charge des violences sexuelles et le SPI interviennent aussi, ont rappelé les intervenants.

"Je ne sais pas si un rendez-vous tous les six mois peut atténuer le risque de récidive", souligne Céline Chabut, qui avoue être "un peu sceptique" sur les moyens mis en place pour assurer le suivi de l'agresseur. Tous les acteurs de ce débat ont estimé qu'un travail en réseau est donc indispensable. Il nécessite des financements et l’appel à plusieurs professionnels pour que le suivi de l'agresseur soit mieux pris en charge.

*Le café citoyen de l'Arcadie organise deux ou trois débats par mois sur des sujets de société. Le prochain sera consacré à "l'avenir de la Palestine". Les débats auront lieu le 26 mars à 18h, aux Potirons, à Saint-Denis et le 27 mars à 20h à La Cerise, à Saint-Paul.
Vendredi 22 Mars 2013 - 12:30
Lu 682 fois




1.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 22/03/2013 13:16
Encore des débats, super... Mais qui aboutissent a quoi ? Cf la place du Père, ...etc...
a part justifier de budgets de fonctionnement et de subvention d'associations au département ?
surtout quand les seules associations d'Hommes et de Pères n'y sont toujours pas représentées ?
Les Hommes et les Pères toujours pas concernés par ces débats sans fin ? hein !...

Comme un Belge devant un distributeur de boissons quoi:
Temps que je gagne, je joue, c'est ça ?

http://www.zinfos974.com/Les-chiffres-des-violences-subies-par-les-hommes_a22800.html
Association "Père Amor":
Cessez de débattre entre vous des raisons de votre opposition a la Parité pour les 90% de Pères sacrifiés de Genre aux JAFs et des 50% de violences Intra-Familales qui en résultent et qui pourraient être facilement évitées...
Ça devient ridicule... Nous, Nous sommes Réellement pour la Parité, et Vous Quand ?

2.Posté par seb le 22/03/2013 15:34
"Eduquer, est-ce une insulte?": slogan de la 5 pour son lancement dans les années 1990 à Paris.
A l'adresse de Papapio....
Cet article parle d'agresseur "un ou une": donc on ne différencie pas les sexes! On n'oppose pas une violence commise par des hommes à une violence commise par des femmes! Il s'agit de violences intrafamiliales.
On peut suggérer aux associations d'hommes et de pères de se rapprocher des autres associations que vous percevez comme féministes pour apporter leurs points de vue et travailler à la résolution de ces violences:
"50% de violences Intra-Familales qui en résultent et qui pourraient être facilement évitées..." dites-vous; partagez donc vos pistes de réflexion. D'avance merci pour votre contribution.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 9 Décembre 2016 - 11:03 Saint-Leu : L’opération 10.000 arbres lancée

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales