Société

Violences faites aux femmes: Bientôt la mise en place du téléphone "grand danger"


Violences faites aux femmes: Bientôt la mise en place du téléphone "grand danger"
Dernière journée de rencontres avec les acteurs professionnels pour Ernestine Ronai, coordinatrice de la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains), à la Réunion. La thématique de la matinée a été consacrée aux "réponses judiciaires" apportées en cas de violences constatées. Ordonnance de protection, éviction du conjoint ou dépôts de plainte ont été abordés au même titre que la mise en place, à la Réunion, du téléphone "grand danger". Un téléphone à numéro unique servant aux femmes victimes de violences.

"Il y a une implication forte des partenaires de la justice, le procureur, la juge des affaires familiales, le service de contrôle judiciaire et d'enquête, le barreau des avocats et l'ARAJUFA (Association Réunionnaise pour l'Aide Juridique aux Familles et aux Victimes ndlr)", explique Ernestine Ronai.

Au tribunal de Champ-Fleuri, la matinée a été consacrée à des échanges entre les différents acteurs opérant sur le volet juridique des violences faites aux femmes. "On a absolument besoin de donner confiance aux femmes dans les forces de l'ordre et la justice afin d'échapper aux violences graves qu'elles subissent. On a besoin de faire connaître les dispositifs du tribunal et les aides qu'elles peuvent obtenir", poursuit Ernestine Ronai.

La justice française dispose de plusieurs moyens pour écarter un mari ou un compagnon violent avec sa femme. "L'action publique est portée par le procureur. C'est au procureur et aux forces de l'ordre de prendre en compte ces faits et d'y apporter une réponse judiciaire. Il faut intervenir le plus tôt possible pour éviter l'aggravation des violences. Plus tôt on interviendra, plus on évitera la gravité des faits", explique le procureur général du tribunal de Saint-Denis, Philippe Muller.

Plusieurs mesures existent comme l'éviction du conjoint du domicile familial, ou encore l'ordonnance de protection. Sur cette dernière procédure, 20 demandes ont été faites depuis le début de l'année 2014 à Saint-Denis et une dizaine sur Saint-Pierre.

Le téléphone "grand danger" bientôt disponible à la Réunion

Source : Ministère des droits des femmes
Source : Ministère des droits des femmes
Mais parmi les retombées de cette visite de la MIPROF à la Réunion, une demande bien spécifique a été remontée au préfet par les services juridiques et l'observatoire régional des violences intrafamiliales (ORVIF). La mise en place rapide du téléphone "grand danger".

Ce téléphone, doté d’un système d’appel direct, permet à des femmes victimes de violences d’être rapidement secourues dans un temps très court, moins de 10 minutes, grâce à une plateforme de régulation chargée d’évaluer le danger, et de mobiliser immédiatement les secours.

Pour le moment, ce dispositif n'existe pas encore à la Réunion. Mais ce n'est qu'une question de temps à en juger les professionnels du monde judiciaire. "On souhaiterait mettre en place une période test à la Réunion. Mais il existe deux impératifs, la couverture réseau et la mise en place d'un centre d'accueil des appels d'urgence. Il faut l'organiser et le tester en grandeur nature. La proposition a été faite au préfet", explique Philippe Muller.

"Il y a une réelle volonté des pouvoirs publics, du préfet et et de la justice pour aller le plus vite possible dans la mise en place de ce dispositif. Il a sauvé des vies en métropole", ajoute Ernestine Ronai.

Si aucune date n'a été avancée pour le moment, l'ORVIF pourrait être le relai pour réunir l'ensemble des services et converger vers une mise en service rapide du téléphone "grand danger" dans notre île.

Jeudi 5 Juin 2014 - 17:08
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1.Posté par Eveilcitoyen974 le 05/06/2014 21:05
Il serait nécessaire d'agir avec autant de rapidité dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyens où la violence est omniprésente et continue à se répandre, notamment dans les problèmes de voisinage, le tapage nocturne et diurne, les agressions gratuites, harcèlement... responsabilité des Communes qui ne font pas leur travail en raison de leur responsabilité dans une politique de la ville qui s'avère catastrophique et mal gérée en raison d'une incompétence notoire des services de l'Urbanisme. Si le travail était bien fait à la base, la justice qui est déjà submergée n'aurait pas à gérer ce genre de problème. A la Préfecture de prendre ses responsabilités dans ces dossiers dans la mesure où les maires ne remplissent pas leur fonction.

2.Posté par letweetdujour le 05/06/2014 21:57
"Il y a une implication forte des partenaires de la justice, le procureur, la juge des affaires familiales, le service de contrôle judiciaire et d'enquête, le barreau des avocats et l'ARAJUFA (Association Réunionnaise pour l'Aide Juridique aux Familles et aux Victimes ndlr)", explique Ernestine Ronai.

C'EST A HURLER DE RIRE ! C'est le TWEET de la journée!

Quand des procureurES , juge d'instruction ( femme), juge des affaires familiales (femmes), avocates et experte psy auprès de la cour au tribunal de Saint-Denis, jusqu’au procureur général, s'évertuent à briser la vie de femmes et s'accordent à donner impunité et immunité ABSOLUES à un récidiviste depuis des années.

Une procureure méprise une mère de famille sans ressource et victime de plaintes reconnues diffamatoires par ses pairs. Elle sanctionne sans étât d'âme la mère. Et pour donner un peu de vraisemblance à cette perversité, elle l’ oblige à indemniser son agresseur.
Nom de Dieu!!!!! A hurler de rire.
Madame Ernestine Ronai, ne vous avais-je pas mis en garde que vous mettiez en jeu votre crédibilité avec des personnes qui sont d'une malhonnêteté infinie.
J'en suis désolée pour vous. Pourtant, un homme ( ou une femme ) avertie en vaut normalement deux!
Une bonne mère de famille dirait à ses enfants " mon enfant fait attention à tes fréquentations"
La solidarité entre femmes, la solidarité entre victimes tel qu’elles soient, l’empathie m’amène à vous dire comme je le dirai à quiconque " Sois prudente, ils te prennent vraiment pour une bonne poire".
Avec tous mes respects , Madame, méfiez-vous des poignées de mains.

3.Posté par Thierry le 05/06/2014 23:23
Le comble du comble ... Les hommes vont pouvoir enfin être sauvés d'avoir battu leurs femmes ... L'homme saisit le téléphone : "SOS, SOS, à mon secours, ma femme va appeler les flics pour moi parce que je l'ai frappée... venez à mon secours, suis en grand danger ...". Du temps de gagné ...

Je ne fais pas vraiment mentir la réalité...

Sans en rire, quand un passant qui passe verra un tel téléphone aux mains d'une femme, il dira : "ah, tiens, une femme en danger... Bonjour madame, le bonjour à monsieur"... et la vie continue ... elle est sauvée...

Théâtre :
- la femme : "je viens acheter un téléphone SOS"
- le vendeur (ou conseil) : "prenez garde à ne l'utiliser qu'après avoir été battue !!! sinon ça ne marche pas !!!"

Si la justice et le système ne sont pas à la hauteur ... que fera de plus un téléphone tant que le bourreau saura qu'il est à l'abri...

Comme pour la crise requin ... des observatoires, des défenseurs, toute une armada ... au final rien ne change... sauf le commerce autour (argent, politiciens de la bonne cause,...). au détriment des vrais acteurs de tous les jours... L'action n'est pas dans la démonstration... mais c'est la démonstration qui l'emporte.

La seule solution madame, soyez vigilante... la meilleure des protections sera de bien choisir votre mari...

4.Posté par encoreunebonneblaguesilvousplait le 06/06/2014 06:24
Mme de Ronai ou Ernestine, encore une bonne blague avant de partir! Encore une bonne blague avec votre partenariat du 5 avenue André Malraux. Cela vaut bien un aller-retour Saint-Denis de la Réunion gratuit!

Avec les requins, les chiens qui servent d'appât, nouvelles ombres au tableau de l'île de la Réunion , les boules puantes (affaires) judiciaires sur votre thème. Les casseroles de vos partenaires résonnent depuis le fin fond de l'univers.

N'oubliez pas d'avertir votre prochain (e) collègue qui sera missionné(e). La raison est simple. Si vous ne l'avertissez pas, il y aura non seulement non assistance de votre part, mais aussi complicité avec vos partenaires et complicité avec le (s) récidiviste (s) à qui vos copains ont accordé impunité et immunité sur le fait des violences reconnues et non sanctionnées.
Tordue votre histoire.
Réalisez-vous le sac de nœuds, dans lequel vous plongent les copains!

Ne dit-on pas : " l'habit ne fait pas le moine"

Mais rassurez-vous, vos partenaires savent bien y faire. Comme certains agresseurs, harceleurs, vous, dans une autre catégorie , vous avez d'emblée impunité et immunité.

CQFD

5.Posté par quisyfrottesypique le 06/06/2014 08:20
Madame Ronai. Cette photo est paradorsale à plus d'un titre, deux raisons:

1- parce que l'un des sites où sont effectués des violences faites aux femmes débutent entre autres dans ce tribunal où vous posez la photo.


2- parce qu'elle est emprunt d'une lueur d'espoir avec le procureur Muller à vos côtés.

Toutefois, les casseroles des antécédents judiciaires ont tellement blessées des femmes au plus profond de leur être que votre mission si elle est de bonne intention, est déjà tué dans l'œuf auprès des victimes..


Tant qu' une remise à plat et réhabilitation des victimes ne sera pas absolue, vous les chargés de missions auront le statut un peu farfelu.

J'ai cru en une justice qui protégeaient le citoyen tout sexe confondu....

J'espère que vous aurez , malgré tout pu profiter de certains atouts de l'île.

6.Posté par jessy le 06/06/2014 12:10
On veux un Changement , des sanctions forte exemplaire qui reflet la justice !
On veux un Changement dans les comportements judiciaires.....

7.Posté par noe le 06/06/2014 15:23
Encore des effets d'annonce mais malheureusement non suivis par la justice et surtout par ceux et celles qui rendent la justice "en leur âme et conscience" ...
Des bla-bla-bla sans plus ...
Et puis ces affaires de violences faites aux femmes n'intéressent personne au plus haut lieu !
Les machos-tabasseurs-cogneurs-harceleurs et tueurs de femmes ont encore de beaux jours devant eux grâce aux "complicités , le je m'en foutiste" entre les rédacteurs des plaintes dans les bureaux de police et de gendarmerie , les magistrats en charge des dossiers s'ils sont bien sûr transmis et les avocats qui pensent fric !
Ce ne sont que des leurres pour aveugles !
Lamentable !

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