Faits-divers

Violences conjugales, vols, destructions, trafics, rébellion, outrages, évasions… Il repart à Domenjod

Correctionnelle, St Pierre, le 2 octobre 2014.


Originaire de Bois-d’Olive, 35 ans, costaud, Garysse Santoulangue est un vieux routier des tribunaux. "Il y a 12 ans que je suis en prison", précise-t-il à la barre. Normalement, il était libérable en janvier prochain mais sa propension à battre sa femme le conduisait devant la Cour une fois encore. Pour une affaire qui pourrait être tristement banale s’il ne s’acharnait à noyer le poisson.

Les bizarreries débutent des ses premiers mots. Comparaissant menotté, il commence par récuser Me Lebras, son défenseur commis d’office : "Je veux un  avocat payant ! Ma famille va se cotiser".

Le tribunal retient quand même "son" affaire et les embrouilles commencent. On l’accuse d’avoir violenté sa conjointe, de l’avoir séquestrée, ce qu’il nie farouchement. Les volets clos ? A cause de la poussière. Les cadenas partout ? Pure protection.

L’épouse, présente à la barre, veut retirer sa plainte, ce qu’il aurait fallu faire avant. Elle refuse de répondre à la moindre question et s’assied dans le prétoire un curieux ricanement sur le visage. Ils se regardent souvent, se dévorent des yeux.

Lui prétend que les coups portés étaient pour se défendre car ce serait elle qui l’aurait attaqué. Ah ? Les morsures au sein aussi ?

Ses déclarations devant les enquêteurs sont plus éloquentes : "Il m’a tirée par les cheveux et m’a cogné la tête sur le rebord du lit parce que je ne voulais pas reprendre la vie commune. Il m’a frappée devant notre enfant. Il n’accepte pas la séparation. J’en ai marre, je veux être tranquille !" Les certificats médicaux disent bien que les coups étaient plus appuyés que des caresses.

Le casier judiciaire de Santoulangue est si chargé que la présidente Pétureaux, pleine de bonne volonté, ne peut que lire en diagonale : "Vols, recels divers, vols avec violences, vols en réunion, évasions, vols aggravés, destructions de biens, outrages à agents, violences diverses, violences en réunion (autrement dit, de courageux tabassages en meute), usage d’armes, trafic de stupéfiants, transport d’armes prohibées, conduite sans permis, violences sur agents, rébellion…"

A la question de la Présidente concernant l’histoire d’évasion : "Mon père était malade et ma femme vivait seule dans une grande maison. C’est dangereux". Il parle d’or.

Pour ce qui est des violences conjugales, il a son explication : "Les faits de violences sont fictifs. On s’est embrouillé comme beaucoup ; ça s’est terminé en râlé-poussé. Elle m’a mordu (ou griffé ?) au visage, on s’est embrouillé, ça a dégénéré. Tout ça, c’est de la connerie !"

D’un seul coup, voilà le dur-de-dur qui se met à pleurnicher : "Il y a 12 ans que je suis en prison. J’en ai un peu marre. J’essaie de me caser mais ça ne fonctionne pas, je ne trouve pas de travail. Je n’ai pas trop de chance non plus. Si on me juge sur mon passé, c’est sûr que je suis bon encore !"

La Procureur Tanguy a mis en évidence la séquestration, les déclarations de la victime, séquestrée, violentée, battue. Mais aussi l’intervention tardive des services de police… alors même que le prévenu était déjà dans le fichier des personnes recherchées, comprenne qui pourra ! La victime a le profil-type des victimes conjugales et "leur enfant est prise en otage, et accuse son papa. Elle a bien dit qu’il avait réveillé sa maman à 5 heures du matin pour la taper alors que sa maman n’avait rien fait". Vu la  lourdeur du casier de Santoulangue et la gravité des faits, l’accusation réclame 18 mois fermes.

Notre prévenu avait bien tort de se défier d’un avocat commis d’office, surtout s’agissant d’un Lebras en forme olympique jamais aussi bon que quand la cause est désespérée : "Le cadre est celui d’un amour violent mais véritable. Ces jeunes générations se comportent violemment. Le législateur devrait adopter le râlé-poussé entre concubins comme circonstances courantes ! (Ca, il fallait oser, ndlr !) Il lui a caressé un sein, peut-être un peu mordu ? Elle a durci le trait. Mais il y a de l’amour et elle est là. Son évasion ? C’était justement pour aller vers elle. Il s’était évadé, donc c’était un animal traqué dormant les volets fermés. Ces deux-là sont partis pour durer ensemble et je demande que l’on laisse un espace à la compassion, à la miséricorde".

Ils se sont quittés, repris, cognés, re-quittés, re-repris. "D’ailleurs, ajoute le prévenu en fin d’audience, elle vient me voir à la prison et m’apporte de l’argent, m’envoie des mandats".

Elle continuera de l’entretenir pendant les 18 mois de rabiot que la Cour, sourde aux suppliques du défenseur, a rajoutés à son CV.
Samedi 4 Octobre 2014 - 11:17
Jules Bénard
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1.Posté par noe le 04/10/2014 12:53
Ce tabasseur-cogneur-totocheur de femmes mérite cette peine !
La femme semble un peu "idiote" car elle veut retirer sa plainte pour totochement !
Je ne comprendrais jamais certaines femmes qui aiment les coups portés contre elles ...on a l'impression qu'elles sont masochistes !
Dommage de changer l'image de la femme soumise au repos du mec !

2.Posté par posez-vous la question le 04/10/2014 13:05
lui n'en parlons pas ,mais elle ça madame elle à pas un problème c'est juste une question

3.Posté par coco le 04/10/2014 19:54
Encore de l'argent dépensé pour un procès inutile
Je t'aime moi non plus
Cette pseudo victime donne du discrédit aux femmes qui besoins d'aides !!
J'espère pour elle qu'elle ne finira pas tragiquement

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