Santé

Violences conjugales : “Observer, repérer et évaluer les signes qui ont un rôle d’alerte…”

Suite au drame survenu tôt ce matin à Saint-Joseph, où un père a tué trois de ses enfants, alors qu’un quatrième et leur mère sont dans un état critique, nous avons sollicité ce matin Geneviève Payet, psychologue et présidente de l’ARIV (Antenne réunionnaise de l’institut de victimologie). Voici son point de vue, le titre et l’introduction sont de la rédaction.


Violences conjugales : “Observer, repérer et évaluer les signes qui ont un rôle d’alerte…”
Un constat, parmi d’autres : le tableau de bord sur les violences à La Réunion publié en novembre 2007 par l'Observatoire Régional de la Santé indique : un taux d’atteintes volontaires à l’intégrité physique élevé et supérieur au taux métropolitain, un taux de violences physiques supérieur au taux métropolitain, un taux de violences sexuelles supérieur au taux métropolitain et un taux de mortalité par homicide supérieur au taux métropolitain. Rien que ça !

Au plan clinique, il faut savoir : que les passages à l’acte se manifestent le plus souvent sur un fond continu de violences. Qu’il s’agisse de maltraitance, d’inceste, de violences conjugales, de conflits de voisinage, … la colère, la rage, la douleur, encore à vif peuvent gronder pendant longtemps, sans faire de bruit, avant d’exploser.

Connaître et reconnaître la violence

Une évidence : pour prévenir et combattre les violences, il est nécessaire de connaître et reconnaître la réalité de ce fléau. Ainsi, par une action concertée et consistante - tant auprès des victimes que des auteurs - nous devons, tous activement contribuer à mettre un frein à la répétition (domestique et sociétale) de la violence, et faire en sorte que le cadre juridique et politique soit toujours adapté aux réalités sociales, culturelles et économiques de notre société.

Une seule condition : tous différents/tous égaux. C’est-à-dire garantir la pleine jouissance pour tous, hommes et femmes, et plus encore pour les plus vulnérables, des droits fondamentaux tels que le droit à la vie, le droit à la liberté, à la sûreté et à la santé. Exit de fait tout rapport d’aliénation, de domination, de possession.

Tous concernés !

L’Etat, les collectivités, tous les segments de la société civile et, avec elle tous les citoyens, sont des acteurs dans la prévention et la lutte contre les violences. Car une mobilisation communautaire, dont l’objectif est de promouvoir une culture d’égalité entre hommes et femmes basée sur le respect et la non-violence, passe par un engagement de la société à tous les niveaux, notamment des représentants des pouvoirs publics et des responsables locaux.

En matière de violence conjugale et intra-familiale, il est indispensable d’impliquer des hommes, dans la réflexion comme dans l’action, et dans tous les secteurs d’intervention. Ils doivent jouer un rôle dans la lutte pour la transformation des relations entre les sexes et l’élimination de la violence au sein des familles et envers les femmes.

Facteurs de risque et signes d’alerte

Parmi les indicateurs de vulnérabilité connus, notons :
•    concernant le contexte familial : des parents jeunes, la monoparentalité, les familles nombreuses, ...
•    concernant l’environnement : l’isolement social, la précarité financière, le chômage, la promiscuité, la cohabitation intergénérationnelle, les conflits familiaux, la séparation, les disputes inter-personnelles, le déracinement culturel ou ethnique,
•    concernant les personnes : l’alcoolisme et les autres addictions, la souffrance et la maladie mentales, les troubles psychologiques et sociaux, les antécédents d’actes hétéro-agressifs, les antécédents de maltraitance personnelle ou familiale.

Reste bien sûr à chacun d’observer, de repérer et d’évaluer les signes qui ont un rôle d’alerte (troubles du comportement, du caractère, de la relation, de l'humeur,  ...), dans leur fréquence et dans la répétition. Mais surtout d’informer les acteurs référents (les professionnels, les élus) afin de mobiliser les structures et les dispositifs en place.

Geneviève Payet, psychologue et présidente de l’ARIV (Antenne réunionnaise de l’institut de victimologie)
Lundi 24 Août 2009 - 15:02
Lu 3942 fois




1.Posté par papapio le 24/08/2009 16:15
Constat insuffisant et Volontairement ORIENTE: à compléter par
Un taux Anormalement élevé de Pères déboutés de l'application des lois sur la parité éducative (100% hors enfants abusés chez leur Mère). Chiffre qui, PONDERE PAR LES RESULTATS METROPOLE, donnent lmalgré tout, 85.5% de Pères qui n'obtiennent pas la Résidence de leurs Enfants, à qui on explique ensuite, qu'ils ont UN DROIT NORMAL DE PERE...

QUI OSERAIT DIRE QUE C'EST FAUX ???????????????.....................................

2.Posté par papapio le 24/08/2009 17:08
ARIV: Antenne réunionnaise de l’institut de victimologie: Financée par ?!... l'ARIV Même qui depuis 2004 refuse d'entendre dénoncer que ces services sont FERMES le Wee-end AUX SEULS PERES... (comme L'UDAF, L'UNAF, et tous les Services de la Petite Enfance gérée au Département)... Vous savez ? les Papas du dimanche... Feindre de se réveiller et de prendre "conscience" avec de "nouvelles bonnes dispositions", dont bien sure, personne n'avait entendu parler avant ?!... N'est-ce pas ? Même pas lors de colloques avec Mme Baillif, mme Dindar, M.Lavigne; Mme Salducci, ou les Médiations Familiales,...etc... ? Non ? même pas là ???

Mme Geneviève Payet, psychologue, "qui ne savait pas non plus", que le Département compte 28 associations Féminines Départementales et Financées alors que la SEULE Association des Droits des Enfants et leur Père y est ignorée (idem en Préfecture)... Le systéme s'auto finance, s'auto alimente dans sa "légitimité" en maintenant les Frustrations et Dénies de lois contre les Enfants et Pères depuis 1994 (90%)...

Mme Geneviève Payet qui ne sait pas qu'il y a 1/4 des Foyers Monoparentaux réunion (52% Guadeloupe), et autant de Pères censés accepter l'abandon puis l'adoption Forcé de leurs Enfants en étant dépouillés... que la Concentration Réunionnaise des Services à la Petite enfance t auxiliaires de justice en vivant est LA PLUS CONCENTREE DE FRANCE ? N'est-ce pas ? en fait, Mme Payet ne connait tout simplement pas l'Asociation des Droits des Enfants et des Pères SOS PGDR, mais n'a plus envie de s'en "compassionner" au tél en tous cas...

3.Posté par jf.seguineau le 24/08/2009 17:54
L'agressivité des propos n'ouvre pas au dialogue. Il faut agir en amont comme le démontre des études réalisées par les canadiens, américains, belges, scandinaves,.....

Madame Payet analyse parfaitement la situation, c'est une photographie indispensable à cette problèmatique : comment lutter contre les violences familiales. L'heure est à une action en profondeur , et je maintiens que la prévention passe par l'éducation : Information et formation pour les jeunes d'aujourd'hui et les générations à venir.

J'ai consacré une partie de ma vie professionnelle aux droits de l'enfant, de la femme et de l'homme et c'est pour cela que je veux mettre en place une association de lutte contre les violences familiale.

La violence n'est pas une maladie incurable et pourtant elle fait mourir

4.Posté par Michel Gangaye le 24/08/2009 19:22
C'est l'impact environnemental de l'absence du développement personnel qui est la cause des tous ces problèmes de couples, surtout quand les deux ne travaillent pas, le risque est grand. Il y a t-il une politique préventive pour tous ces jeunes couples au chômage ? Malheureusement non. Donnez-leurs un contrat de travail ou envoyez-les en formation, il y aura moins de problème. C'est l'insertion qui fera baisser la violence, et non pas les campagnes anti violence qui n'apportent aucune solution aux problèmes.

5.Posté par papapio le 24/08/2009 20:02
jf.seguineau : ce dialogue, préconisé par la Loi, nous le réclamons depuis 15 ans de silence... aujourd'hui, après tout ces drames multipliés, vous souhaitez que ne soit pas dénoncés ceux qui l'ont imposé ? l'agressivité dans les mots de ceux qui ont vu leur seule chance, seule vie être gachée par cette obstruction ?
jf.seguineau, pensez vous qu'il faille aussi entendre d'urgence ceux qui réclament justice sans violence depuis 15 ans, 10 ans, 8 ans, 6 ans,.........? Vous voyez, le seul moment ou M. CAMBEROU s'exprime sur le sujet, c'est quand il y a du sang, et il en fut beaucoup....

Je met à votre disposition TOUS LES ELEMENTS DE MON DOSSIER, pour vous demander à partir de quand vous jugerez "justifier" que je devienne aussi violent, sachant que ma Fille à 8 ans 1/2, période depuis laquelle je RECLAME JUSTICE VEINEMENT... la rédaction vous communiquerames coordonnées, si vous ne les avez pas déjà prises sur d'autres interventions.. Accrochez vous en lisant, vous verrez que MELANIE n'a pas été créée pourRIEN.

6.Posté par jf.seguineau le 24/08/2009 20:24
Monsieur Gangaye, vous répondez à juste titre à l'une des causes, l'absence de développement qui n'est pas à négliger, mais là n'est pas mon propos

Je propose d'informer et de former en amont. Il faut continuer à palier à l'existant, mais il faut commencer à travailler en amont, c'est-à-dire à la naissance de la violence chez l'être humain.

7.Posté par FLASHBENET le 25/08/2009 09:49
As une question d'un journaliste lui demandant ce qu'il pensait de ce nouveau drame voici la réponse de ce passant :

- C'est la fatalité, on ne peut rien y faire.

tant que notre population pensera cela il y aura des passages à l'acte. Cette personne bien portante passera peut être aussi à l'acte si son "tête lé pa bien". C'est normal c'est la fatalité ;)


8.Posté par Michel Gangaye le 25/08/2009 13:45
Il faudrait une vraie politique de la famille qui prend en compte beaucoup de paramètres. Posons-nous des vraies questions pour mieux comprendre les autres, sans faire des grands discours sociologiques. Qu'avons-nous besoin pour être heureux, bien dans sa tête, bien dans sa peau ? Il faudrait faire des projets d'insertions pour tous ces jeunes couples au chômage.

9.Posté par jf.seguineau le 25/08/2009 16:18
Toutes les pistes doivent être suivies. La prévention reste l'enfant pauvre du traitement de la violence, nous sommes dans la réaction plus que dans l'action, c'est pourquoi traiter ce fléau en amont semble une piste à suivre.

Les drames que nous venons de connaître sont des évènements qu'il faut prendre en compte pour multiplier les actions de prévention. La violence est une pathologie complexe, identifier et traiter les individus atteints de cette maladie est un travail qui doit mettre en oeuvre toutes les énergies. L''information et la formation sont les outils indispensable de la PREVENTION.

10.Posté par Elie .... depuis 1811 le 25/08/2009 16:59
Je ne comprends pas... qui sont les victimes dans ses histoires de violences réduites aux violences dites conjugales voir des hommes envers les femmes. Ce sont les hommes les coupables, les méchants et les femmes, les victimes ... les gentilles... ? euh... ! C'est peut être pas si simple ... voyez vous ... !
Pourkoi ? ???? :

La Réunion est depuis une société traditionnellement matriarcale (c'est à dire ...rôle prédominant des mères dans la gestion de vie de famille). Ceci c'est beaucoup renforcé après la départementalisation et les fameuses allocations majoritairement versé aux mères. Le Père « li lé la pou donne les graines »... c'est tout ... cela n'est pas très valorisant n'est ce pas.... même si ont peut entendre de certains de ses "géniteurs" qui en font un "sport"... une fierté... et développe même un esprit de compétition entre les mâles ; celui qui fera le plus d'enfants... preuve de sa force ... preuve de son existence... puisqu'il pense que c'est là pour lui la seule façon d'exister dans notre société matriarcale... c'est l'un des seules rôle qu'on leur attribue...... l'autre étant celui de Bouc émissaire au dos très large.... ; " sa la faute son "Pappa" sà !"

Donc puisque c'est un fait que l'éducation des enfants (même et surtout à l'école par exemple dans les maternelles), donc des garçons et des filles relève du "monopole" des femmes, surtout dans les milieux très modeste, quelle est la part de responsabilité des mères de familles, donc des femmes, dans la propagation des violences conjugales ??????

Les femmes sont elles alors victimes ou ... responsables ??? Les hommes sont ils coupables ou malade (« mal » éduqué de fait culturel ou ... intentionnel ) ... ou si on pousse dans ce sens... les hommes sont coupables de ne pas se faire soigner... quoique il faudrait avoir la capacité de s'auto diagnostiquer ....

Bref... ca ne sert à rien de chercher un coupable.... un bouc émissaire... c'est tout un système qui faut revoir... repenser et adapter notre mode d'éducation à notre époque, redéfinir c'est quoi la vie en famille, revoir la répartition des rôles dans la parentalité pour un meilleur équilibre entre père et mère. Être parent ne s'improvise pas comme sa ... il faudrait presque une formation ... voir d'un "permis de parent" si on pousse l'extrémité de cette logique...

En résumé... je dirai que les violences conjugales sont les fruits de notre système d'éducation ( familles et institutions). Ils traduisent une certaine inadaptation à notre société moderne... comme disait un certain Gaby Laï Kune (pas choisi par hasard pour ceux qui connaissent) ; " Sat y gagne pas suivre .... y dor su le coté ".

PS : Pour une Réunion plus harmonieuse !

11.Posté par jf.seguineau le 25/08/2009 17:28
Elie, la violence familiale n'existe pas uniquemment à la Réunion, elle est malheureusement partout dans le monde. Nous y sommes sensible car nous sommes dans un microcosme ou les médias relayent tous les évènements avec leurs mots à eux.

Beaucoup de pays essayent d'y remédier sans trouver vraiment de remède, hormis peut-être les pays scandinaves qui ont un sens communautaire un peu plus aibü que nos pays. Leur exemple est la prévention et le traitement thérapeutique, nous n'en sommes malheureusement pas encore là.

12.Posté par bertel le 25/08/2009 19:34
"Facteurs de risque et signes d’alerte

Parmi les indicateurs de vulnérabilité connus, notons :
• concernant le contexte familial : des parents jeunes, la monoparentalité, les familles nombreuses, ...
• concernant l’environnement : l’isolement social, la précarité financière, le chômage, la promiscuité, la cohabitation intergénérationnelle, les conflits familiaux, la séparation, les disputes inter-personnelles, le déracinement culturel ou ethnique,
• concernant les personnes : l’alcoolisme et les autres addictions, la souffrance et la maladie mentales, les troubles psychologiques et sociaux, les antécédents d’actes hétéro-agressifs, les antécédents de maltraitance personnelle ou familiale.


Pas mal mais incomplet, Mme Geneviève Payet, psychologue et présidente de l’ARIV (Antenne réunionnaise de l’institut de victimologie).

Ne manquent plus que la publicité avilissante et autres élections de miss qui donnent à voir La Femme comme Objet de Désir... et chacun sait qu'un objet....

Se pose également la responsabilité des pouvoirs publics qui accordent toute confiance aux "experts" psychologues et associés...

Bertel de Vacoa

13.Posté par bertel le 25/08/2009 20:09
"Un constat, parmi d’autres : le tableau de bord sur les violences à La Réunion publié en novembre 2007 par l'Observatoire Régional de la Santé indique : un taux d’atteintes volontaires à l’intégrité physique élevé et supérieur au taux métropolitain, un taux de violences physiques supérieur au taux métropolitain, un taux de violences sexuelles supérieur au taux métropolitain et un taux de mortalité par homicide supérieur au taux métropolitain. Rien que ça !" dit Geneviève Payet, psychologue et présidente de l’ARIV (Antenne réunionnaise de l’institut de victimologie)

Ce constat que je ne conteste pas pose deux questions de fond que Geneviève Payet, psychologue et présidente de l’ARIV (Antenne réunionnaise de l’institut de victimologie n'a pas abordées :

1 - Que fait une femme violentée ou un homme violent ( puisque que misérablement c'est le cas statistiquement le plus déclaré ) en métropole .... il ou elle ou les deux changent de département et peuvent reconstruire leur vie - surtout elle - parce que s'éloigner est à la portée de toutes les bourses, avec ou sans la solidarité familiale.

2 - Que signifie l'expression "taux métropolitain" ? ... en comparaison du "taux Réunion" ?

Je remercie Mme Geneviève Payet, si entre deux consultations, elle pouvait me répondre...

Bertel de Vacoa

14.Posté par Pierre Dupuy Junior le 25/08/2009 20:29
11. Statistiquement, elle est plus présente à la Réunion, il me semble. Du coup, on peut effectivement penser que les spécificités sociétales de l'île y sont pour quelque chose. L'exemple cité des sociétés scandinaves le montre bien, d'ailleurs.

15.Posté par jf.seguineau le 26/08/2009 08:30
La violence n'est pas un comportement normal. On la banalise en lui trouvant mille et une raison, doit-on conclure comme certain : c'est la fatalité, on y peut rien.

Les associations s'attaquent aux conséquences avec plus ou moins d'éfficacité et sont impuissantes pour résoudre les problèmes sociétales identifiés comme le démontre le texte de Madame Payet.

La télé diffuse continuellement des films violents, les enfants qui s'isolent dans des jeux électroniques violents, etc. tout cela contribue à banaliser la violence.

Pourquoi ne pas éduquer nos enfants en leur faisant prendre conscience que la violence n'est pas un comportement "normal".

Les éducateurs doivent Informer nos enfants et les former pour leur apprendre à maîtriser leur agressivité et négocier les conflits,

La prévention, c'est traiter cette maladie en amont.



16.Posté par Michel Gangaye le 26/08/2009 14:54
Il ne faut oublier que notre société a souvent trop tendance à faire des rapports négatifs sur une classe sociale au lieu d'apporter des solutions efficaces. Savez-vous le vasana ? Notre personnalité dépend de nous même, notre passé, ce que les autres pensent de nous, nos envies, nos espoirs etc ... Nous sommes aussi dans une société très matérialistes, le revolving est à l'origine de beaucoup de problèmes dans des familles. La structure de la société est basée maintenant sur la jouissance matériel, d'ailleurs notre société est de plus en plus tourner vers le loisir que le travail.

17.Posté par bertel le 26/08/2009 19:36
Pour éviter les drames que des innocents, surtout les enfants et les femmes subissent. il faudrait un véritable plan de sauvegarde où l'on positionnerait, d'emblée les psy et associés ... avant .. avec obligation de résultats... parce que .. après.. ils ne servent plus à rien... sauf à percevoir leurs subsides...

Bertel de Vacoa

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales