Santé

Victime d'une supposée erreur médicale, il ne veut plus se faire opérer à la Réunion !

Idriss Tahaibaly a 48 ans, il vit au Tampon. Opéré en juin 2010 d'une banale hernie discale -en tout cas le croyait-il à ce moment-là- il découvre un an plus tard une fibrose qui lui fait vivre l'enfer au quotidien. Voici son témoignage.


Victime d'une supposée erreur médicale, il ne veut plus se faire opérer à la Réunion !
Souffrant de douleurs chroniques sur une vaste partie gauche de son corps dès septembre 2009, Idriss Tahaibaly croit à ce moment-là que de l'ostéopathie ou encore de la chiropractie réussiront à l'éloigner de ses tracas. "Quatre crises à en mourir" plus tard, il se résigne à consulter son médecin.

"Il va falloir penser à l'opération" lui dira son médecin traitant devant le diagnostic. Une hernie discale est en effet découverte. Nous sommes en janvier 2010. "Je suis opéré en juin de la même année à l'hôpital de Saint-Pierre. L'opération se passe bien apparemment. On se réveille et on se dit qu'on est content d'être encore là !" en rigole-t-il. Pas pour longtemps.

"Deux à trois mois après cette opération, je commence à ressentir des douleurs dans le gros orteil du pied droit". La réponse du chirurgien balaye d'un trait tous les soupçons de raté. Il évoque effectivement "une petite réaction post-opératoire", tout ce qu'il y a de plus normal raconte Idriss Tahaibaly.

Sans faire l'IRM que pourtant son patient souhaitait vivement pour tirer les choses au clair, "mon docteur me décrète que je n'ai rien", sans prendre la peine d'aller détecter d'où vient le mal. Il s'agissait d'une visite de contrôle en juillet 2010, un mois après l'opération. "Déjà à ce moment-là, j'étais avec mes doses de morphine". "Dieu merci, j'ai une femme et des enfants, autrement, j'en aurais fini à ce moment-là" dit-il pour expliquer l'intensité de ses douleurs.

En septembre 2010, alors que les souffrances ne font que décupler, la seule réponse d'un autre chirurgien qui le reçoit à Sainte-Clotilde est celle-là : "vous êtes stressé, vous êtes angoissé ! Il m'a même dit : nous, on ne fait pas de SAV". Une réplique inacceptable pour l'intéressé qui se sent absolument pas pris au sérieux. Le fardeau continue avant un scanner salutaire passé en janvier 2011.

Comme des brûlures dans le corps

"C'est là qu'on m'a évoqué pour la première fois le terme de "fibrose", c'est une sorte de cicatrice interne" explique Idriss Tahaibaly. En réalité, la fibrose post-opératoire est un risque assez présent, malheureusement. Un petit tour sur des forums internet dédiés finissent par nous en convaincre. C'est la raison pour laquelle la décision d'opération d'hernie discale doit être la réponse ultime, en cas de douleurs insupportables. Une fois l'opération effectuée, une récidive de l'hernie est possible quand ce n'est pas la cicatrice interne, donc la fibrose elle-même qui vient coincer le nerf.

"Ce que l'on m'a proposé au départ, ce sont des infiltrations pour soulager la douleur. Je savais très bien que ça n'allait pas marcher". La douleur était trop présente. Pour expliquer l'intensité de celle-ci, Idriss parle d'une douleur qui ressemblerait à "une radiation électrique, comme si je recevais une brûlure interne" précise-t-il. Le tableau s'assombrit à cause de la prise de médicaments anti-dépressif ainsi qu'un usage répété de morphine.

Les conséquences de cette complication chirurgicale sont terribles pour l'homme et le père de famille. "J'étais en train de monter une entreprise dans le domaine du bio. J'étais associé dans une entreprise d'où les gens m'ont viré. Je me déplace en béquille. Je ne peux plus avoir de rapport sexuel car ça me fait trop mal. J'ai 48 ans..." dit-il, en laissant parler le silence.

"Je ne vais pas les rater !"

Il espère aujourd'hui faire toute la lumière sur son opération en elle-même. Par l'intermédiaire d'un personnel médical proche de la scène d'opération ce jour-là, il peut affirmer aujourd'hui que son opération aurait duré 2 heures et demi. "Pourtant, le chirurgien m'a toujours dit que ça s'était passé en 20 minutes". Ce jour-là, dans le bloc, il y avait deux grands chirurgiens de Saint-Pierre et une interne. "Mais je ne vais pas faire témoigner cette connaissance car elle pourrait avoir des problèmes par la suite par rapport à sa hiérarchie".  

La prochaine étape est donc judiciaire et médicale, encore. La dernière solution préconisée à ce jour pour faire disparaitre la douleur qui paralyse sa vie est la pose d'une prothèse entre les deux vertèbres d'où s'était déclarée l'hernie discale.

Quant à la riposte donc, "je vais demander à ce que ces médecins soient radiés de la profession. Ensuite, je demanderai des intérêts financiers pour deux ans de vie gâchées. Je suis toujours handicapé des jambes. Je ne vais pas les rater !" enchaîne-t-il, galvanisé par des prises de contacts d'associations de victimes d'erreurs médicales ou encore de particuliers se trouvant paralysés de la sorte. L'opération d'implantation de prothèse quant à elle se fera sous d'autres cieux, assure-t-il. "Je ne veux plus me faire opérer à la Réunion !"
Mardi 27 Mars 2012 - 07:57
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Facile le 27/03/2012 10:04
Trop facile d'accuser des gens qui ne peuvent pas répondre

2.Posté par JEAN le 27/03/2012 10:48
Houlà Monsieur peut-être que vous allez un tantinet trop vite et avez une tendance à croire tout ce qu'on peut vous raconter comme l'a fait votre soi-disant connaissance proche du milieu médical !
Je suis passé par là en Janvier 2003 (grosse hernie discale paralysante) et tous les symptômes et les douleurs post-opératoires que vous décrivez ici, je les ai aussi ressenties et cela pendant plus de deux ans ! En 2012 soit 9 ans aprés il m'arrive encore à ressentir ces brûlures dans la jambe et le gros orteil, mais je vous rassure rien de comparable à ces deux trois premiéres années ! C'est pourquoi je vous conseillerai de ne pas vous avancer trop vite sur une possible erreur médicale, à vouloir tout de go demander la radiation d'un chirurgien, alors que vous n'êtes certain de rien (des belles paroles d'une connaissance pas si sûre d'elle d'ailleurs, car si elle avait la certitude de l'erreur médicale, elle vous aurait mieux conseillé). Les conseilleurs ne sont pas, bien souvent les payeurs on dit ! Les stations longues debout, la fatigue, ou un faux mouvement pour soulever une charge même de 10 kgs ont tendance à réveiller ces douleurs et brûlures dans le nerf sciatique et pourtant on est en 2012. De la patience et du courage Monsieur encore, un nerf sciatique abimé, compressé pendant des dizaines d'années, ne se remet pas aussi vite et bien qu'on voudrait vous faire croire !
WAIT AND SEE

3.Posté par Dr ANONYME le 27/03/2012 11:04
On va de nouveau voir les chirurgiens accusés des pires erreurs et des malades demander leurS radiations avec interdiction d'exercice.

Voyons les choses avec calme.

Idriss Tahaibaly, 48 ans, se dit victime d'une supposée erreur médicale, ou chirurgicale, et il veut même empêcher les deux neurochirurgiens de St-Pierre de continuer à exercer alors qu’ils n’ont commis aucune erreur déontologique, qui constitue le seul motif à être suspendu après avis d’experts.

Il ne veut plus se faire opérer à la Réunion ! Mais la vraie question est la suivante : faut-il opérer encore et qui le fera en métropole dans de telles conditions ? La question se pose.

De quoi s’agit-il dans le détail ? Souffrant de douleurs chroniques violentes sur une vaste partie gauche, notez bien une vaste partie gauche de son corps, dès septembre 2009, Idriss Tahaibaly croit, à ce moment-là, que de l'ostéopathie ou encore de la chiropractie réussiront à l'éloigner de ses tracas.

Cependant il parle non pas de sciatalgies mais de "quatre crises à en mourir". Or les sciatiques, chacun le sait, ne donnent jamais une telle souffrance à en mourir ! Plus tard, il se résigne enfin à consulter son médecin. Le retard pris à poser le bon diagnostic doit être retenu dans cette affaire.

Quelles crises de douleurs ? Elles ne sont pas décrites ; est-ce des brûlures, des piqures, des douleurs profondes avec ou sans exagération au contact de la peau à l’endroit douloureux ! On ne le sait pas !

Nous sommes en janvier 2010. Avec des douleurs aussi vives comment peut-on attendre six mois ? Les sciatiques graves paralysantes sont opérées le jour-même de leur découverte !

Opéré en juin 2010 d'une banale hernie discale -en tout cas le croyait-il à ce moment-là- il découvre un an plus tard des douleurs qui lui font vivre « l'enfer au quotidien ». Où siègent les douleurs ? On ne sait pas, alors que, dans les maladies neurologiques, c’est un point essentiel.

Ce ne sont pas les radiographies qui constituent le bon moyen d’établir le diagnostic !

Tout ce que l’on sait, c’est que : "Deux à trois mois après cette opération, il commence à ressentir des douleurs dans le gros orteil du pied droit". Notez que cette fois, c’est à droite que la douleur apparaît !

Et que cette réapparition est bien tardive, pour une intervention qui aurait ‘ratée’ ! Au moment d'une visite de contrôle en juillet 2010, un mois après l'opération, il dit : " Déjà à ce moment-là, j'étais avec mes doses de morphine ". Ce sont donc des douleurs tellement violentes qu’il avoue : "Dieu merci, j'ai une femme et des enfants, autrement, j'en aurais fini à ce moment-là" dit-il pour expliquer l'intensité de ses douleurs.

Or les douleurs de sciatiques gauches siègent du bas du dos d’un seul côté, le côté de la hernie selon le trajet des sciatiques derrière la cuisse G, la jambe G, le pied G. Pas du tout ailleurs et surtout jamais dans la moitié du corps ! Hors on ne retrouve rien de pareil dans sa description préopératoire !

En outre, la morphine n’est jamais nécessaire dans les sciatalgies, les anti-inflammatoires sont très efficaces quoique temporairement !

Finalement quel est le bon diagnostic des douleurs que présente ce patient avant l’intervention ? S’il s’agit bien de douleurs intolérables, soit profondes, soit à titre de brûlures, soit spontanées ou provoquées par le moindre attouchement de la région douloureuse, et si cette douleur provoque une grave perturbation psychique conduisant à des idées suicidaires et à l’utilisation de la morphine, les neurologues et non pas les neurochirurgiens auraient dû évoquer, pour l’infirmer ou pour le confirmer, le syndrome de DEJERINE-ROUSSY.

Or IDRISS a comme des brûlures dans le corps et non dans la jambe. La douleur était trop présente ce qui n’est pas le cas des sciatiques. Pour expliquer l'intensité de celle-ci, Idriss parle d'une douleur qui ressemblerait à "une radiation électrique, comme si je recevais une brûlure interne" précise-t-il.

Si des neurologues avaient été consultés et avaient constaté des mouvements choréoathétosiques, un tremblement, une hémiparésie légère et transitoire (ce dont il se plaint), voire une hémianopsie homonyme ou encore un contraste entre une diminution de la sensibilité superficielle avec au contraire une perte totale de la sensibilité profonde, ce syndrome de DEJERINE-ROUSSY aurait pu être diagnostiqué à temps.

Ce malade a-t-il consulté un neurologue ? La tendance de nos jours, est de ne plus avoir le temps d’écouter avec minutie les plaintes, de plus avoir le temps de pratiquer les examens cliniques neurologiques et de se contenter des examens radiologiques de la colonne.

La recherche d’une hernie discale peut tout à fait avoir été positive. La présence d’une hernie discale ne pouvait, cependant pas, pouvoir expliquer des douleurs généralisées à la moitié gauche du corps.

Avant de décider d’une nouvelle intervention en métropole qui ne changera rien, mieux vaudrait demander une IRM de la couche optique et du thalamus car c’est là que le syndrome de DEJERINE- ROUSSY trouve sa véritable origine.

L'intéressé ne se sent absolument pas pris au sérieux.

Le tableau s'assombrit à cause de la prise de médicaments antidépressifs ainsi qu'un usage répété de morphine. Je suis toujours handicapé des jambes. Je ne vais pas les rater ! C’est le diagnostic au départ qui est raté et non l’action chirurgicale !

4.Posté par Fabiho le 27/03/2012 12:17
Dr House
C'est qui ce Dr Anonyme-qui-sait-toujours-tout-sur-tout ? Il a son diplôme ou il raconte n'importe quoi en lisant des forums ???

5.Posté par coco le 27/03/2012 12:32
Bonjour a tous
Je ne suis pas la femme de ce monsieur ,mais je vis exactement la même chose.En lisant tous ca je croyais même que c'était mon mari qui l'avais écrit.C'est dur,très dur...
Aux personnes qui critique le récit de cette homme.....Je ne vous souhaite pas de vivre ce qu'il vit,de vivre ceux que vit sa femme et ses gosses..Comme mon mari ,je suis sous antidépresseur mais pas sous anti douleur,il n'existe pas encore de médicament pour soulager ma souffrance ,entendre mon fils de 8 ans dire a son père je vais t'aider a marcher papa accroche toi..n'est ce pas son père qui devrait le lui dire ces choses là..et bien NON;;;;chez moi c'est le contraire,juste parce-que nous avons fais confiance a ce grand chirurgien..Moi je ne vais pas le laisser tombé ce médecin..Je ne voudrai pas ,que un de mes enfants passe sous le scalpel de ce docteur..Avec tout le respect que j'ai pour les médecins ..J'AI AUJOURD'HUI VRAIMENT LA HAINE..Je ne pardonne pas le geste de ce médecin et de son établissement ..

6.Posté par justedubonsens le 27/03/2012 12:47
@post 3
Votre science semble certaine, mais fort de celle-ci, il vous semble aisé de mettre en doute les propos de Idriss. Vous jouez sur les mots ou plutôt sur l'absence de précisions médicales pour mettre sa douleur en doute. Je ne pense pas que cette personne qui, ne l'oublions pas, souffre n'avait par pour but de détailler l'ensemble de son problème de santé mais de dénoncer une mauvaise prise en charge de ses douleurs. Le corps médical toujours prompt à se défendre aurait sans doute moins à le faire s'il exerçait sa "vocation" dans l'intérêt des malades et non pour simplement faire du fric. je ne ferai pas ici l'inventaire des maladies à la mode qui appellent systématiquement ou presque une intervention chirurgicale où les conséquences e sont pas mineures. Mais le Docteur est le "sachant" ! Il est celui qui détient la vérité envers et contre tout. La patient ne sait pas. Il se doit d'être docile car beaucoup de ces "grands chirurgiens" aux tarifs prohibitifs avec dessous de table en prime n'hésitent pas à user du chantage en menaçant de retarder l'intervention pour obtenir satisfaction à leurs exigences financières.
Oui Dr anonyme, par les temps qui courent votre corporation peut faire profil bas car les erreurs médicales et les comportements abusifs sont fortement décriés ces temps ci dans la presse nationale.
Si les gens sont très ou trop méfiants aujourd'hui à votre égard (corporatif) c'est parce que la manie du secret à l'endroit même du malade est détournée du texte de la Loi. Les gens ne sont plus les crédules que nombre de vos confrères ont longtemps abusés et sans doute regrettablement la méfiance que votre corporation provoque est de votre fait car même en cas de faute lourde, votre mafia corporatiste permettra toujours aux experts nommés par le Juge de trouver des circonstances atténuantes voire une absence de faute ! Et qu'importe le pauvre bougre qui y aura laissé sa peau ou qui se retrouvera sans organe car on lui aura retirer le bon et la nouvelle opération imposée retirera le malade et donc sous assistance médicale permanente donc handicapé à vie pour son malheur et celui de son entourage. Mais celui qui a aura fait l'erreur subira pas ou peu de conséquences. Alors Dr Anonyme plutôt que d'être critique soyez compatissant et peut-être, contribuerez- vous ainsi à une renaissance de la confiance dans la corporation médicale qui en aurait bien besoin. Le malheur de la Santé française n'est pas du seul fait politique !

7.Posté par JORI le 27/03/2012 13:44
3.Posté par Dr ANONYME le 27/03/2012 11:04
"C’est le diagnostic au départ qui est raté et non l’action chirurgicale ! ", et c'est qui le professionnel de la santé, le patient ou le toubib?. A vous lire pourtant, ce patient n'aurait qu' à se plaindre à lui même et que sa demande de réparation ne serait donc pas justifiée. Ce serait comme se plaindre du retrait d'un rein sain au lieu du rein malade, car l'acte opératoire en lui même, même si opéré sur le rein sain, a été une réussite. Vraiment du n'importe quoi pour des personnes qui ont la santé de leurs patients, ou devrait on dire aujourd'hui « clients », en charge. Juste pour rigoler, combien de dépassement d’honoraires ce chirurgien a t il pris à ce client pour le mettre dans cet état?.

8.Posté par Toto : méttons des robots a la place des médecins, (c'est déjà le cas) le 27/03/2012 15:25
Rien de plus a dire je crois, le poste 6 m'a devancer.
hôpital st pierre, hôpital de l'excellence dans les erreurs

9.Posté par JD974 le 27/03/2012 16:13
Où avez-vous lu que je me moque de ce patient ? Allons du calme !

Je ne fais que reprendre pour établir un diagnostic plus correct ce qu’il a déclaré au journaliste. Je suis bien d’accord avec vous qu’il n’y a vraiment pas de quoi rigoler devant la gravité des douleurs que présente Idriss.


Mais encore faut-il savoir quel est le véritable diagnostic afin de lui permettre de trouver le bon chemin ? Lui trouver le bon diagnostic, c’est aussi lui éviter de nouveaux déboires. Ce n’est pas un procès qui le guérira, mais le médecin qui lui dira le bon diagnostic !


Vous avez compris le principal et que "c’est le diagnostic au départ qui est raté et non l’action chirurgicale ! " A moins que je ne me trompe ! Personne n’est infaillible !


La médecine est difficile à exercer, savez-vous, et le professionnel de la santé qui ne prend pas le temps, le patient qui ne décrit pas les symptômes avec précisions, tout cela égare les toubibs ?


Je me souviens d’un remplacement en Algérie. Quand on demandait aux algériens : ‘où avez-vous mal ‘, ils me répondaient comme vous : « c’est toi, le toubib, tu dois le savoir ! » Ben non ! Le diagnostic sort d’abord d’un bon interrogatoire et d’une bonne écoute de plaintes.


Où avez-vous lu que : « ce patient n'aurait qu’à se plaindre à lui-même et que sa demande de réparation ne serait donc pas justifiée. » ?


Vous inventez une thèse que je ne présente pas. Je répète que "c’est le diagnostic au départ qui est raté et non l’action chirurgicale ! " Ce vous aviez retenu à juste titre !


Vous ajoutez que c’est : « Vraiment du n'importe quoi pour des personnes qui ont (la charge de) la santé de leurs patients, ou devrait-on dire, aujourd'hui, clients. »


A ma connaissance les chirurgiens sont payés par des émoluments fixes mensuels, et non par des dépassements, de sorte que votre : « Pour rigoler, combien de dépassement d’honoraires ce chirurgien a-t-il pris à ce client pour le mettre dans cet état ? » tombe bien à côté de la plaque.


A la question d’un autre intervenant : « C'est qui ce Dr Anonyme-qui-sait-toujours-tout-sur-tout ? Il a son diplôme, ou il raconte n'importe quoi en lisant des forums ? »

Non, je ne sais pas tout en médecine, loin de là ; mais ayant travaillé 50 ans dans quatre spécialités médicales, j’ai vu beaucoup de choses de toutes sortes et en particulier des syndromes de DEJERINE- ROUSSY.

J’ai, aussi, vu la dégradation progressive de l’exercice médical !


Je réponds maintenant à justedubonsens. Il n’est pas du tout aisé de remettre sur la table le diagnostic de la maladie dont souffre, et je ne doute pas un instant de ses souffrances, Idriss, comme de personne d’autre d’ailleurs, en particulier de la dame qui intervient avant vous.


Je revois les bases de ce diagnostic, non pas en jouant sur les mots comme vous croyez, mais sur l'absence de précisions de l’interrogatoire de ce patient et des réponses qu’il donne comme de l’écoute des médecins. Jamais je ne mets en doute l’existence de sa douleur, mais je repose la question de l’origine de sa douleur compte tenu de ce que je connais dans ce domaine.


D’accord que cette personne qui souffre n'avait pas pour but de détailler dans cet article l'ensemble de son problème de santé mais celui uniquement de dénoncer une mauvaise prise en charge de ses douleurs. Seulement voilà l’expert qui va essayer de comprendre son affaire reviendra dessus sans aucun doute.


Ici je ne défends pas le corps médical mais je critique tout au contraire le parcours de soins suivi par ce patient. Quant à vos accusations que les médecins n’ont plus la "vocation" mais seulement l’'intérêt de faire du fric, je suis presque d’accord avec vous, sauf qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier ! Nombreux sont encore les médecins consciencieux Dieu merci !


La médecine consiste à écouter, à trouver le bon diagnostic et à ne pas se laisser envahir par des considérations compatissantes qui ne font que retarder les bons soins. Les médecins ne soignent pas leurs propres familles pour ces raisons-là !


Bien d’accord avec vous que : « Le malheur de la Santé française n'est pas du seul fait politique ! » Mais avez-vous conscience que l’exercice médical s’est dégradé essentiellement du fait des mesures prises par l’Assurance Maladie depuis 1945 qui sont de véritables catastrophes ?

10.Posté par JORI le 27/03/2012 17:00
9.Posté par JD974 le 27/03/2012 16:13
"A ma connaissance les chirurgiens sont payés par des émoluments fixes mensuels", laissez vous sous entendre que le rapport paru récemment et concernant les dépassement d'honoraires des chirurgiens ne serait qu'une pure fiction de son auteur?. Qui récupère donc ces dépassements d'honoraires, des associations caritatives?.
"Je revois les bases de ce diagnostic, non pas en jouant sur les mots comme vous croyez, mais sur l'absence de précisions de l’interrogatoire de ce patient et des réponses qu’il donne", et vous, toujours avec aussi peu d'éléments, vous arrivez à donner un diagnostic, qui plus est à distance, par internet. êtes vous médium, plutôt que toubib?.
En conclusion, plusieurs choses sont sures, cette personne souffre toujours, le diagnostic ne semble donc pas le bon, une opération et des soins qui couteront à la Sécu et je maintiens des dépassements d'honoraires qui ne sont pas perdus pour tout le monde. Voilà à quoi ressemble notre système de santé aujourd'hui.

11.Posté par JD974 le 27/03/2012 17:22
JORI le 27/03/2012 à 17:00 écrit à propose de cette intervention : "A ma connaissance les chirurgiens sont payés par des émoluments fixes mensuels", laissez-vous sous-entendre que le rapport paru récemment et concernant les dépassements d'honoraires des chirurgiens ne serait qu'une pure fiction de son auteur ? Qui récupère donc ces dépassements d'honoraires, des associations caritatives? »

Bon on quitte le sujet ; mais vous ignorez que les chirurgiens du public sont salariés et que les chirurgiens libéraux de l’UCDF dénoncent, à leur tour, les effets de la polémique sur les dépassements d’honoraires exorbitants pratiqués par certains praticiens de l’hôpital public, suite à une enquête de 60 Millions de consommateurs sur le sujet.

« Dénoncer les dépassements pharaoniques de quelques professeurs parisiens ou de la région PACA permettent à l’assurance-maladie d’éviter que n’apparaisse au grand jour son écrasante responsabilité dans le déremboursement rampant de la chirurgie, par un blocage indéfini des tarifs de la Sécurité sociale », accuse l’UCDF, concluant : « Qui sème le déremboursement récolte le dépassement. »

Pour le syndicat de chirurgiens, on se trompe de problème. C’est la sous-cotation des actes chirurgicaux et le désengagement de la chirurgie de la part des assureurs (régime obligatoire et complémentaire) qui est en cause. « Sanctionner, déconventionner ou pendre quelques chefs de service de CHU à l’égo taillé large ne résoudra pas le problème », explique l’UCDF.

L'assurance-maladie, malgré l’importance de ses services statistiques, ne trouve rien de mieux pour soulever ce problème que des articles de journaux (Enquête de 60 Millions de consommateurs, le Parisien), afin de porter une nouvelle charge contre les honoraires des médecins de l'hôpital public et ceux pratiqués en médecine libérale qui dépassent les tarifs excessivement bas que l’Assurance Maladie maintient à ces niveaux indécents depuis 30 ans.

12.Posté par JD974 le 27/03/2012 17:32
Revenons au sujet. JORI le 27/03/2012 à 17:00 écrit en me citant, merci : ": "Je revois les bases de ce diagnostic, non pas en jouant sur les mots comme vous croyez, mais sur l'absence de précisions de l’interrogatoire de ce patient et des réponses qu’il donne".

Ben oui pas besoin d’être un medium pu un marabout, il suffit de bien lire les descriptions et avec bien peu d'éléments, je pense que des neurologues auraient dû être consultés en premier et encore de nos jours afin de donner un bon diagnostic, même à distance, par internet.

Vous savez, j’ai pondu 45 publications médicales et les conseils j’en ai donné plus de 1500 et c’est ce que j’ai fait pendant trente ans en télé conseil médical entre confrères pour aider des collègues en difficultés quelque part en Afrique, en Arabie saoudite en Algérie ce qui est autorisé par l’ordre !

En conclusion, vous tombez d’accord avec moi que cette personne souffre toujours, que le diagnostic ne semble pas être le bon, et qu’une opération et des soins couteront à la Sécurité sociale plus que l’établissement d’un diagnostic juste.

13.Posté par Dr ANONYME le 27/03/2012 17:51
Vous pourriez demander à Google : 'syndrome de DEJERINE- ROUSSY', afin de savoir si oui ou non les symptômes de Idriss se retrouvent au grand complet dans cette éventualité diagnostique. Non ?


14.Posté par JORI le 27/03/2012 19:15
12.Posté par JD974 le 27/03/2012 17:32
Autrement dit et avant d'aller consulter qui que ce soit, nous devons prendre conseil auprès de vous?. Là nous serons bien aiguillé le cas échéant?. Avez vous un cabinet?.
Pour revenir 2 secondes aux dépassements d'honoraires, chacun d'entre nous est il seulement capable d'assumer une augmentation des cotisations sociales afin que l’Assurance Maladie ne maintienne plus ces tarifs à des niveaux indécents depuis 30 ans?.
Que proposez vous?.

15.Posté par JORI le 27/03/2012 23:22
13.Posté par Dr ANONYME le 27/03/2012 17:51
J'ai essayé de demander à petit "google" de me donner des infos sur la dite maladie. Mais je crois qu'il ne m'a pas compris car j'attends toujours sa réponse. Parle t il et comprend il seulement le français?; Peut être est il sourd.

16.Posté par Melle Courage le 28/03/2012 01:15
Je ne souhaite à personne de connaître un jour ces douleurs décrites par Idriss ; je les connais très bien pour les avoir vécus pendant 3 années consécutives à coups de 2 crises par an avec arrêt de travail de plus de 3 mois ! Idem sous morphine, anti douleurs et anti inflammatoires ! puis sous anti dépresseurs (qui détend les nerfs et "rebouste" le moral) + massage ; entre temps infiltration ratée et en prévision l'opération (double hernies discales + lumbago + sciatique). Mais j'ai préféré faire confiance à ma instinct et j'ai eu le courage et la patience d'affronter ces terribles douleurs (je dirais 10 sur une échelle de 10). Je n'arrivais pas à faire confiance au Staff médical et je voulais consulter soit disant le meilleur neurochir en France, mais on s'est fait jeter comme des chiens (). Toujours en douleurs, je décide alors de consulter un médecin acupunteur qui m'a fait beaucoup de bien et "débloquée" et j'ai pu reprendre mon travail 2 mois après ! depuis, je vis avec mes douleurs tous les jours mais elles restent supportables (je me suis résignée à vivre avec et je ne pense pas me faire opérer un jour). Alors cessez de juger Idriss et au contraire soutenez le ! personne ne connait de quoi demain est fait ! BON COURAGE IDRISS.

17.Posté par JD974 le 28/03/2012 05:20
Moi aussi Melle Courage, j’ai eu une hernie discale, j’ai également souffert six semaines comme les autres, et puis j’ai été opéré avec succès, puisque j’ai repris les consultations à J3 et mes interventions chirurgicales à J8 !

Je sais donc par moi-même, ce qu’est une sciatique. Mais, ici, il ne s’agit pas de sciatique, à mon avis, un avis qui vaut ce qu’il vaut.

Ce qui ne m’empêche pas de dire à Idriss que la première chose à faire-me semble-t-il -est de voir un neurologue qui connaît bien les causes des douleurs probablement thalamiques à savoir peut-être le syndrome de DEJERINE- ROUSSY où se trouverait la véritable origine de ses douleurs. Les experts le verront.

Moi non plus, Melle Courage, je ne souhaite à personne de connaître un jour les douleurs EFFROYABLES décrites par Idriss. Ce n’est pas moi qui juge Idriss. Je crois faire même le contraire, en le soutenant vers un meilleur choix : au lieu de se faire réopérer en Métropole où vous avez été mal reçue, il devrait consulter un neurologue ! BON COURAGE IDRISS de la part du Dr ANONYME.

JORI ne parvient pas à utiliser "Google" sur la dite maladie. Achetez donc un livre comme Le Fattorusso Ritter et vous serez à la hauteur !

JORI me demande si j’ai un cabinet ? N’avez-vous donc pas lu et compris que je suis âgé de 72 ans et que je viens de faire 51 ans de médecine ! Je suis en retraite ; mais 51 ans de pratiques un peu partout dans quatre spécialités permettent de cumuler une assez grande expérience, croyez-moi.


JORI me demande, revenant aux dépassements d'honoraires, que proposez-vous ? J’y reviendrais.

18.Posté par JD974 le 28/03/2012 05:22
JORI me demande, revenant aux dépassements d'honoraires, que proposez-vous ? Voici mes propositions. Pour avoir bien connu les différences d’exercice médical dans plusieurs pays européens, je préconise le système allemand le plus ancien, le mieux équilibré un système qui ne connaît pas les dépassements et dont personne ne se plaint.


Les caisses allemandes sont de simples assureurs qui paient, en tiers payant trimestriel, les honoraires des médecins quels que soient leurs montants. Les malades ne paient rien du tout ! Et les cotisants paient pourtant moins que nous. Pourquoi ? Parce que la médecine ne peut s’exercer qu’en liberté. C’est ainsi qu’elle est la plus efficace. Voyez le cas d’IDRISS ; son diagnostic traîne depuis des années. Ce n’est pas le cas en Allemagne.


Le modèle allemand est de loin le plus recommandable, si l’on en croit une étude réalisée par l’institut Thomas More. Les deux auteurs de l’enquête, Jakob Höber et Caroline Popovici se sont basés sur des données obtenues grâce à une méthodologie de collecte, un traitement et une nomenclature similaires : les statistiques d’Eurostat, de l’OCDE et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Ces études statistiques aboutissent à des conclusions surprenantes que personne ne peut s’expliquer en France. Je vais tracer quelques pistes pour la compréhension.

C’est que sur le terrain des pratiques et des exercices libéraux et hospitaliers, tout diffère entre nos deux pays ! On peut, par exemple, demander à l’IRDES française des études comparatives des incidences sur les coûts des deux différents parcours du diagnostic sur ces deux pays, la France et l'Allemagne. Pour l’IRDES cela n’existe pas.

C’est pourtant de cette comparaison dont il faut parler avec ces statistiques, et déjà si l’on veut accepter la libre circulation des patients dans la CEE où elle n’existe pas, sauf pour les urgences. Un rideau de fer empêche les français de se faire soigner en Allemagne ! Rien n’interdit aux allemands de se faire soigner en France par contre !


Le parcours allemand de diagnostic c’est de cela dont on parle ici avec cette affaire est caractérisé par la possibilité de cumuler des actes et des examens complémentaires, et de réaliser soi-même avec tous les appareils et avec tous les assistants utiles, tous les actes nécessaires au diagnostic, le même jour, dans la même séance, sans limitation de cumul des actes, même s'il faut que le consultant reste dans le cabinet quatre heures pour cela.

En France, le parcours du diagnostic, selon ce que j'ai vu 45 ans au moins est caractérisé par l'impossibilité de cumuler plus qu'un acte ou deux actes par jour (avec la cotation d'un demi-acte), ainsi que par l'impossibilité de réaliser soi-même les radiographies, les échographies, les prises de sang, ainsi que tous les examens complémentaires comme le font les allemands le jour même.


Se comporter autrement en France est sanctionné d’une interdiction d’exercice punie par les tribunaux des CPAM. L’article 11 de la NGAP n’existe pas en Allemagne. Tous les actes sont réglés en tiers payant trimestriel ainsi que tous les actes réalisés sur tous les appareils ainsi que les dépenses y afférentes.

Il est impossible en France, sauf à l’hôpital public français, de réaliser tous les actes nécessaires le même jour, dans la même séance, du fait de l'article 11 de la NGAP. Il existe une limitation du cumul des actes qui retarde fortement le diagnostic, qui le fausse dans sa réalité de départ par la durée de l'établissement, par le retard ainsi apporté à la mise ne place du traitement, par les découvertes incidentes.

Le praticien français est ainsi acculé à une économie dans la durée de sa séance de consultation de plus en plus courte, passée de 20 minutes en 1960 dont 2 minutes pour les papiers et les précautions administratives à l’époque, à 10 minutes de nos jours dont la moitié pour les seuls papiers, soit une réduction de 3 à 4 temps médical. Le médecin allemand prend tout le temps nécessaire avec toutes les assistantes utiles.

Ces mesures françaises aboutissent à une fausse économie dans la mise en œuvre immédiate de tout ce qui est indispensable pour faire des économies. De sorte que le diagnostic français est morcelé en plusieurs jours, en plusieurs lieux, sur plusieurs praticiens pouvant se contredire par des découvertes sans incidence sur le diagnostic. Or plus on tarde à établir le diagnostic, plus cela devient onéreux.


Ces différences sont tellement grandes qu'elles rendent très difficile l'introduction d'un médecin allemand dans le système français. Autre différence de taille, la garde libérale est le premier recours en Allemagne et on n’entre pas dans un hôpital allemand sans une lettre du spécialiste de garde donnant les raisons du transfert à la garde hospitalière pour des raisons matérielles. En France, c’est le service des urgences publiques qui est saturé.


Les allemands ont un nombre d’établissements hospitaliers moins important que le nôtre. Pourquoi ? C’est que les spécialistes libéraux des petites villes peuvent accéder aux blocs opératoires des hôpitaux publics et y être payés à l’acte sans restriction (Nombre des établissements : 2 084 vs 2 751 pour une population plus importante de 17 millions d’âmes qui compte en outre une part plus élevée de personnes de plus de 65 ans). De sorte que le nombre de lits pour 100 personnes est finalement plus élevé outre Rhin (8,2 vs 6,6). Cependant, les nombre de personnels hospitaliers pour 100.000 habitants est plus faible en Allemagne (1 338/100 000 contre 1 608).


La densité de médecins libéraux est un peu plus faible (3,3 vs 3,6), puisque les médecins réalisent un parcours de diagnostic plus simple. De plus tout est en tiers payant ce qui fait que la proportion des personnes y est moins importante qui renoncent à des soins pour des raisons financières (23 % contre 26 %).

On ne peut pas parler de remboursements en Allemagne puisque tout y est réglé en tiers payant trimestriel. Pourquoi l’Allemagne parvient-elle à une maîtrise des dépenses de santé contrastant avec le déficit français ? L’Assurance maladie allemande jouissait en effet en 2009 d’un solde positif de 1,4 milliards d’euros, contre un trou de 10,6 milliards en France. Comment expliquer cette différence abyssale ?

Pourtant les cotisations allemandes sont plus faibles de l’autre côté du Rhin (2 277 euros par habitant vs 2 459 euros sous le drapeau tricolore). Les revenus ne sont pas plus faibles pour les médecins allemands (qui ne travaillent généralement pas le mercredi et le samedi), mais qui ont de véritables gardes libérales. Les généralistes y bénéficient d’un revenu annuel moyen de 74.703 euros, contre 46.824 dans nos contrées. La pension de réversion (50 % de l’allocation complète) un exemple y est presque identique à l’allocation de retraite de la CARMF.

On ne doit pas parler de remboursements en Allemagne puisque le patient ne débourse rien, mais de dépenses de maladies : 2 289 euros par habitant, contre 2 551 en France. Les dépenses publiques de santé par habitant s’élèvent à 2 721 euros en France, contre 2 609 euros en Allemagne. Pourquoi ? C’est que le recours à l’offre de soins libérale y est moins élevé en France en dépit de toutes les habitudes bien françaises.

Alors que les médicaments sont plus onéreux en Allemagne, les coûts liés aux médicaments ne représentent cependant que 14,8 % des dépenses en Allemagne, contre 16,7 % en France. Pourquoi ? On ne passe pas son temps en Allemagne chez les médecins à prescrire des placebos dans la période de parcours diagnostique qui ne dure chez les allemands que quelques jours, au pire ; tandis qu’en France, il y faut des semaines et des mois.

Les frais hospitaliers du fait des retards de diagnostic français entraînent pour leur part 24 % des dépenses allemandes, contre 35 % en France. Les dépenses administratives de toutes les caisses allemandes sont bien moins importantes : 5,4 % des dépenses totales de santé, contre 7 % en France où le monopole de la Sécurité sociale est bien plus onéreux surtout si on y ajoute les dépenses consacrées à la santé publique et au financement de syndicalistes en grand nombre

19.Posté par JORI le 28/03/2012 12:35
18.Posté par JD974 le 28/03/2012 05:22
Merci pour vos explications et ce qui m'étonne c'est que Sarko qui prend toujours l'Allemagne en référence ne se soit pas penché sur ce système. Il est vrai cependant que Sarko n'arrète pas de prétendre que notre système social est le meilleur du monde. Si meilleur qu'apparemment aucun pays n'applique. Cherchez l'erreur.
Concernant petit "ggogle", c'était une blague à prendre au second degré.

20.Posté par JD974 le 28/03/2012 13:02
JORI, ce qui vous étonne, c'est que Sarko qui prend toujours l'Allemagne en référence ne se soit pas penché sur ce système.

Exact mais aucun politique, pas même alsacien, pas même JMLP, ne s'en mêle ! Il faut savoir que l'Assurance Maladie est une Bastille hostile à toute réforme qui remettrait en cause les privilégiés qui y sont planqués.

Et pourtant la libre circulation des personnes, des marchandises, des professions, dues aux traités européens devrait libérer ce secteur de santé ou l'harmoniser avec nos voisins, non ?

21.Posté par JD974 le 28/03/2012 13:40
JORI, ce qui vous étonne, c'est que Sarkozy, qui prend toujours l'Allemagne en référence, ne se soit pas penché sur ce système.

Exact, mais aucun politique, pas même alsacien, pas même JMLP, ne s'en mêle ! Il faut savoir que l'Assurance Maladie est une Bastille, hostile à toute réforme, qui remettrait en cause les privilégiés qui y sont planqués.

Et pourtant la libre circulation des personnes, des marchandises, des professions, dues aux traités européens devrait libérer ce secteur de santé ou l'harmoniser avec nos voisins, non ?

22.Posté par polo974 le 28/03/2012 15:04
En septembre 2010, alors que les souffrances ne font que décupler, la seule réponse d'un autre chirurgien qui le reçoit à Sainte-Clotilde est celle-là : "vous êtes stressé, vous êtes angoissé ! Il m'a même dit : nous, on ne fait pas de SAV"

Hé oui, le privé n'assure pas le service de santé...

23.Posté par JD974 le 28/03/2012 16:19
Hé oui, le privé n'assure, ni le service de santé des autres, ni la garde du service public, entièrement à la charge des services publics, une grave anomalie qui est contraire au bon sens comme l'exemple des allemands nous le montre.


On écrit : " En septembre 2010, alors que les souffrances (d'IDRISS) ne font que décupler, la seule réponse d'un autre chirurgien qui le reçoit à Sainte-Clotilde est celle-là (selon ses dires, encore faut-il lire son courrier) : "vous êtes stressé, vous êtes angoissé ! Il m'a même dit : nous, on ne fait pas de SAV"

Effectivement, en toutes circonstances, ce sont les premiers opérateurs qui doivent assumer le Service après Vente (SAV).

Sans un courrier rendu d'ailleurs obligatoire par la convention, les médecins ont bien du mal à comprendre quel peut bien être le bon diagnostic.

C'est une obligation d'écrire, au moins faite au médecin référent; et c'est une obligation de répondre, au moins à ce dernier, et une obligation déontologique d'écrire au premier opérateur.

24.Posté par Melle Courage le 28/03/2012 19:46
Désolée de vous dire que le Public n'assure pas non plus le service de Santé. L'année dernière, les douleurs étaient tellement ATROCES que j'ai craqué et a attéri aux Urgences. Je n'arrivais plus à gérer mes larmes et en position "anthalgique" avec A ma surprise, le médecin m'a dit - en 2 secondes - que mon cas n'était pas prioritaire et pas "traitable" aux Urgences !! on m'a apporté un fauteuil roulant sur lequel j'ai du patienté plus de 2 heures avant qu'on dédaigne s'occuper de moi. Un infirmier a proposé de m'allonger en attendant que le médecin revienne. J'ai commencé à raler et enfin une infirmière me prend en charge, me questionne, me donne du Paracétamol (en comprimés, car il n'y en avait plus en perfusion !) en attendant que le médecin m'ausculte ! Je lui ai dit que le paracétamol n'aura aucun effet au vu des douleurs ! Elle me répond qu'elle ne peut faire mieux ! On me refait patienter dans le hall et enfin le médecin arrive. Ouf ! ben non rien de mieux, il ne peut rien faire pour moi comme il me l'avait dit précédemment. Il m''a fait poser une perf (je ne sais plus de quoi) et "reposer" 1/2 heure dans un box. Pas de soulagement, rien ne se passe et il me demande de rentrer chez moi ! j'étais ahurie mais mes douleurs m'empêchaient de réagir. J'ai dû mettre environ 10 mn pour traverser le hall et le médecin me regarde traverser avec insistance (ce que je n'ai pas compris) et me dit "à bientôt", et là j'ai pu lui dire "oh NON je ne vous dis pas "à bientôt" ! Volà en gros, mon périple aux Urgences de St Pierre.
PS : je conseille également à Idriss de consulter un neurochirurgien pour avis.

25.Posté par JD974 le 28/03/2012 19:56
Ben oui brave Melle Courage, je suis au courant de toute cela, pour avoir été appelé, en tant que remplaçant de service dans le service des urgences deux à trois fois la nuit tout en devant opérer et consulter le jour, mais je ne vous dirais pas dans lequel des deux hôpitaux, maintenant fusionnés en CHU !


Ben oui je sais bien : « que le Public n'assure pas non plus le service de Santé. ». Je suis entièrement d’accord que la garde libérale doit être reconstituée à la façon allemande.


Les urgences et la garde allemande et française. Dans le domaine de la santé, le président-candidat vient de proposer, il faut le dire, car c’est une bonne idée, celle de désengorger les services d’urgences hospitalières en créant, systématiquement, à côté "une maison avec des médecins libéraux" qui feront "les urgences du quotidien".


Oui et même avec une obligation de garde libérale ! Nous serions avec cette adoption en mesure de nous rapprocher, quelque peu, de l’exercice médical de nos voisins allemands.


Voici une étude de comparaison des systèmes allemands et français. Une étude de l’Institut Thomas More avec deux enquêteurs, Jakob Höber et Caroline Popovici nous renseigne. La conclusion de leur analyse comparée est que pour des résultats sanitaires similaires, l’Allemagne parvient avec des médecins plus nombreux, mieux payés travaillant moins et des médicaments plus couteux à une meilleure maîtrise des dépenses de santé ce contraste avec le déficit français. Pour quelles raisons ?


Voilà une énorme différence de taille entre nous et les allemands : la garde libérale spécialisée est le premier recours en Allemagne des urgences. On n’entre pas dans un hôpital allemand sans une lettre du spécialiste de garde donnant les raisons du transfert à la garde hospitalière pour des raisons matérielles : cas trop lourds pour la garde privée. En France, le service des urgences publiques est saturé faute de garde libérale sérieuse.


Cette réforme pourrait être envisagée mais reste un petit point à signaler aux conseilleurs de santé du Président-candidat ou de Bayrou : les médecins des hôpitaux publics français peuvent demander et réaliser autant d'examens qu'ils le veulent. Les libéraux français, sous convention, doivent se contenter d’un seul acte, selon l'article 11 de la NGAP. Cet article devrait donc disparaitre de la NGAP pour devenir une proposition concrète faisant ainsi comme les allemands.

Le parcours allemand de diagnostic en urgences mais aussi en pratique quotidienne est caractérisé essentiellement par la possibilité de cumuler des actes et des examens complémentaires en les réalisant soi-même avec tous les appareils et avec tous les assistants utiles, je dis bien tous les actes nécessaires au diagnostic, le même jour, dans la même séance, sans limitation de cumul des actes, même s'il faut que le consultant reste dans le cabinet quatre heures pour cela.

En France, le parcours du diagnostic, selon ce que j'ai vu en 45 ans d’exercice de part et d’autre de la frontière franco-allemande est caractérisé par l'impossibilité de cumuler plus qu'un acte ou deux actes par jour (avec la cotation d'un demi-acte), ainsi que par l'impossibilité de réaliser soi-même les radiographies, les échographies, les prises de sang, ainsi que tous les examens complémentaires comme le font les allemands le jour même.

Se comporter autrement en France est sanctionné d’une interdiction d’exercice punie par les tribunaux des CPAM. L’article 11 de la NGAP n’existe pas en Allemagne. Tous les actes sont réglés en tiers payant trimestriel ainsi que tous les actes réalisés sur tous les appareils ainsi que les dépenses y afférentes.

NS nous dit : "Ça coûte la même chose. Que vous soyez soigné là ou là, c’est toujours la Sécurité sociale et l’Assurance maladie qui remboursent", a-t-il expliqué. Non ! Les coûts et les remboursements ne sont pas choses identiques : c'est moins onéreux en libéral mais c'est aussi bien moins complet ! Or tout retard dans le domaine diagnostique coûte bien plus que la libération du cumul ne le ferait.


De plus quand on est médecin, on doit être disponible soi-même ou son remplaçant, pour répondre à l’appel (téléphonique) de nos patients (personnels, même s’ils sont seulement inquiets).


Il s’agit de donner un avis ou une consultation qui les engage, ce qui, dans tous les pays, comme l’Allemagne (AVIS : BERATUNG facturable) et ceci à n’importe quelle heure (raisonnable, disons avant 22 heure). Ou alors avoir, pour se faire, obligatoirement un remplaçant de week-end ou de congés "


Lisez au moins vous les étudiants en médecine pour 2009 :
http://www.carmf.fr/page.php?page=Chiffrescles/Stats/2011/bnc2009-07.htm&frame=actualites/actualites_menu.htm


Tous les médecins doivent à mon avis, sauf ceux qui sont en mauvaise santé établie par un certificat ou trop âgés, je dis bien tous participer à la garde.


Mais si on veut que le service des urgences ne soit pas débordé, tous les médecins doivent contribuer aux soins avec tous les moyens de leurs cabinets au moins une fois par mois, ou faire en sorte que le déplacement des patients au cabinet ou des médecins au domicile n’excède pas 15 minutes en voiture.


Cette prise en charge concerne tous les actes des professionnels de santé, même s’ils sont cumulés en seule journée ou en une seule séance, s’ils sont réalisés par des praticiens ayant acquis des pratiques suffisantes par des formations complémentaires en échographie, en radiologie, en électrocardiographie, en petite chirurgie, en biologie, en gynécologie obstétricale, etc. et, ainsi, à employer tous les moyens mis à leur disposition, y compris par des achats de matériels offerts par les caisses d’Assurance Maladie afin de mettre en œuvre concrètement cette décision prise au bénéfice de toute personne résidant dans les zones victimes de la désertification rurale, périurbaine ou ultra-marine.

Vous avez vécu Melle Courage c’est ce que tout le monde sait aux Urgences. Le médecin m'a dit- en 2 secondes - que mon cas n'était pas prioritaire et pas "traitable" aux Urgences !


Je conseille également à Idriss de consulter, non pas un neurochirurgien pour avis, mais un neurologue, un neurologue qui n’opère pas, parce qu’il n’est pas sous la pression de son administration hospitalière qui veut des chiffres.


Mes propositions à l’Assemblée nationale :
Vu l’article 34-1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement,
Vu le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, par lequel la Nation garantit à toute personne le droit fondamental à la protection de la santé,
Vu l’article L. 1110-1 du code de la santé publique qui garantit l’égal accès de chaque personne aux soins nécessités par son état de santé et la continuité des soins en toutes circonstances,
Vu l’article L. 1110-3 du même code qui rappelle qu’aucune personne ne peut faire l’objet de discriminations dans l’accès à la prévention ou aux soins,
1. Réaffirme son attachement aux principes d’égal et de libre accès aux soins, garantis aux usagers par le système de protection sociale mis en place en 1945 et fondé sur la solidarité.
2. Réaffirme que le premier droit de la personne malade est de pouvoir accéder aux soins que son état nécessite, quels que soient ses revenus et son lieu de résidence et que, par conséquent, chaque Français doit pouvoir bénéficier d’un accès à des soins adaptés à ses besoins.
3. Décide que l’Assurance Maladie prendra désormais en charge, par des versements en tiers payant versés trimestriellement, tous les actes de garde des praticiens même cumulés comme les urgences le font à l’hôpital.
4. Estime que la lutte contre la désertification médicale doit aboutir à un accès de tous les assurés à des soins de qualité et de proximité et estime que les pouvoirs publics doivent engager l’Assurance Maladie à favoriser les conditions matérielles, financières et réglementaires permettant de mettre en œuvre ces nouvelles dispositions.

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