Politique

Vers une co-gestion franco-mauricienne de Tromelin

Evoquée par Jacques Chirac en 1999 lors du sommet de la Commission de l'océan Indien, l'idée d'une co-gestion de l'îlot de Tromelin à été relancée entre la France et Maurice en attendant de règler de façon définitive la question de la souveraineté réelle... Retour sur le contentieux...


Tromelin : objet de convoitises
Tromelin : objet de convoitises

Administrée par le préfet des Terres australes et antarctiques françaises (TAFF) depuis le 3 janvier 2005, l'île de Tromelin fait à nouveau parler d'elle depuis moins d'un mois.

Située à 760 kilomètres de la Réunion, l'île de Tromelin est de retour sur la scène diplomatique internationale. En effet, il a été décidé de relancer les négociations sur une idée de co-gestion d'une des terres les plus isolées de l'océan Indien. Cette décision fait suite aux rencontres entre le Premier ministre Mauricien et le Président de la République française en juin 2008 et en décembre dernier.

Les 17 et 18 décembre 2008, Navin Ramgoolam a proposé à Nicolas Sarkozy de relancer des discussions sur la souveraineté réelle de Tromelin. Ce à quoi le chef d'État français a répondu par la création d'un processus de co-gestion. Un accord visant à la création d'un comité de co-gestion de haut niveau devrait être signé au mois de mars de cette année à la Réunion.

Longue de 1.700 mètres et large de 700 mètres, cette île de 1 Km2 entourée par une zone économique exclusive (ZEE) de 280.000 Km2 attire les convoitises. En effet, nos voisins de l'île sœur ont beaucoup à gagner dans cette affaire et ce, plus particulièrement au niveau de la ZEE.
Si la faune de ce petit îlot se limite à quelques oiseaux et à une colonie de tortues de mer, les ressources économiques potentielles sont multiples : poissons comme le thon et plus généralement les ressources halieutiques. Selon notre confrère Pynee Chellapernal "l'enjeu, (...), est d'ordre géopolitique avec l'exploitation des ressources marines dans la ZEE à un moment où Maurice a l'ambition de devenir un 'Sea Food Hub' et d'autre part, la valeur scientifique en tant qu'un des observatoires des cyclones dans le sud ouest de l'océan Indien et un lieu de prédilection pour les tortues marines".

En réalité, il faut remonter à 1814 et au Traité de Paris pour comprendre les fondements de ce contentieux! C'est un détail de traduction qui semble être à l'origine du problème.
Le Traité de Paris souligne le retour dans le giron français des îles lui ayant appartenu à l'exception de Maurice et de ses dépendances "nommément" Rodrigues et les Seychelles. Toujours selon Pynee Chellapernal, "dans la version anglaise le terme utilisé à la place de 'nommément' est le terme 'especially' qui en français signifie 'notamment'". C'est sur ce point que l'île Maurice fonde son argument de souveraineté. Pourtant, ne serait-il pas logique que ce soit la langue de l'Etat où le traité a été signé, la France, qui fasse foi?... Ce contentieux vieux de près de 195 années finira t-il par se terminer?

Maurice a bien accepté la proposition de co-gestion de Nicolas Sarkozy mais n'a pas pour autant abandonné son idée de souveraineté sur l'îlot de Tromelin...
Vendredi 9 Janvier 2009 - 10:00
Ludovic Robert
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1.Posté par Trouillomètre au maximum le 09/01/2009 19:31
Cette cogestion est une première étape pour les Mauriciens pour la souveraineté.
Comme les français sont les spécialiste du froc baissé tout va bien.
Cela me rappelle la perte de souveraineté des zones autour de Saint-Pierre et Miquelon ... : une affaire menée de main de maitre par les canadiens et les américains pendant que nous étions en train de pioncer.

2.Posté par ziskakan saroulanoo le 17/01/2009 13:07
c'est koi cette histoire de co-gestion?
et que fait-on des chagos ????????????????????
Français va baisse toujours le froc ?


bonnes chances messieurs les chagossiens

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