Politique

"Vanessa Miranville mène un assaut intolérable contre l'école publique"

Mise en place d'une école privée, rythmes scolaires, protocole de la mairie en cas de grève, forfait de la cantine... A une semaine du conseil municipal, les membres du collectif "Pour la Possession de demain" reprochent à la première magistrate une "gestion à la petite semaine sans ambition pour les enfants".


Jean-Hugues Savigny, François Fasquel et Patrice Lorion
Jean-Hugues Savigny, François Fasquel et Patrice Lorion
A une semaine du prochain conseil municipal, le collectif "Pour la Possession de Demain" a donné une conférence de presse pour dénoncer la "gestion à la petite semaine" de Vanessa Miranville en matière de politique éducative.
 
Principal motif de la colère : la mise en place d’un établissement privé catholique sur le territoire communal (délibérée au prochain conseil). Alors qu’il s’agit d’un transfert de l’école Saint-Charles de Saint-Paul vers la Possession, François Fasquel, Jean-Hugues Savigny et Patrice Loriol mettent en garde sur le coût d’une telle mesure. "Le coût s'élèverait à 264 000 euros annuels minimum", alertent-ils.

Si la municipalité justifie la mise ne place de cette école par la saturation des établissements publics, selon François Fasquel, la réalité est toute autre : "Ce sont des mensonges, les chiffres officiels du rectorat démontrent que le taux d’occupation est en-dessous des 90%, il n’y a aucune urgence. Et si dans certains quartiers la situation est tendue, c’est de la faute de la majorité", tacle-t-il, soulignant au passage que "la Zac de ville a pris du retard, normalement le premier groupe scolaire aurait dû être livré à la rentrée 2016".

"Une mise en péril de la mixité sociale"

De son côté, Patrice Loriol rappelle que madame le maire "n’a eu de cesse de dire que les établissements étaient délabrés et vétustes" et s’indigne : "Commençons par entretenir les écoles existantes et à les réhabiliter !".  Ce à quoi Jean-Hugues Savigny ajoute : "Vanessa Miranville mène un assaut contre l’école publique qui est intolérable".
 
Les trois hommes soulèvent un autre problème. "C’est une mise en péril de la mixité sociale, alors même qu'elle est nécessaire au bon épanouissement des écoliers", soulignent-ils, pointant du doigt que les écoles privées sont souvent fréquentées par les enfants des foyers les plus aisés, étant donné le coût de la scolarité.
 
Pour Patrice Loriol, avec cette école privée, la première magistrate "en manque de popularité" entend draguer les parents CSP+ (catégories socio-professionnelles supérieures). "Certains élus sont très proches de l’organisme de gestion de Saint-Charles et scolarisent déjà leurs enfants dans cette institution", complète François Fasquel, pour qui il s'agit là de la principale motivation.  "Le fait qu’elle déménage dans la commune est une aubaine pour eux".  De plus, estimant que "l'exécutif local n'a pas à se mêler des affaires des confessions", le membre de l'opposition ajoute : "Ça n'est pas à l'exécutif d'être facilitateur d'une telle implantation". 
 
Pour donner plus de poids à leurs propos, les membres du collectif ont organisé une consultation de la population ce samedi, au marché forain. Sur la centaine d’avis récoltés, 85% (dont Huguette Bello) sont contre.

"Un déni de démocratie"
 
Outre le cas de l’école privée, les trois hommes ont tenu à évoquer l’organisation de la semaine scolaire qui sera mise en place à la rentrée 2016. Ils jugent ici Vanessa Miranville coupable de "déni de démocratie". Déjà, ils estiment que l'élue a proposé deux options "au rabais" dans lesquelles les parents vont "perdre beaucoup". Ensuite, alors que la municipalité a soumis aux 21 conseils d’école ces deux options, et que l'option 1 a récolté la majorité des suffrages, ils reprochent à la ville d'avoir adressé un courrier au rectorat expliquant que la majorité portait son choix sur l'option 2. 
 
Pour eux, cela ne fait aucune doute, l'élue n'a "aucune ambition pour les enfants". Les membres du collectif reprochent en effet à cette option de se vanter de permettre "un week-end prolongé pour les enseignants, et deux demi-journées libérées" pour les élèves. "Son ambition est de faire des économies même sur l'école. Mettre trois heures de TAP (temps d'activité périscolaire) en fin de semaine est la pire chose à faire pour les rythmes des enfants. On voit bien que la majorité souhaite l'érosion des enfants inscrits au TAP", lâche François Fasquel. "Comment accepter que nous sommes en train de construire les conditions favorables à l'oisiveté des enfants le vendredi après-midi ?".
 
"Du désordre, on passe à la pagaille"

Et les raisons de leur colère ne s'arrêtent pas là. "Pour la Possession de Demain" a ensuite tenu à s'exprimer sur le protocole de la Mairie en cas de grève. "Dès qu’il y a un mouvement de grève, ils arrêtent tout, il n’y a plus de TAP, plus de garderie, de cantine, de transport", s'indignent-ils. S'ils rappellent être attachés au droit de grève, ils reprochent à la mairie de prendre cette décision en amont, alors même que le personnel n'est pas forcément en grève, comme lors d'un mouvement national répercuté au niveau local. "Qu'il y ait du désordre dans ces cas-là, c'est normal. Mais du désordre, on passe à la pagaille", tacle encore François Fasquel pour qui il suffirait de demander aux animateurs un préavis de 24 heures et "d'ajuster" ensuite.

Enfin, dernier point abordé au cours de cette conférence, la nouvelle tarification de la restauration scolaire imposée par la municipalité. Il s’agit d’un forfait : soit les parents inscrivent leurs enfants et paient pour un repas tous les midis, soit ils ne l'inscrivent tout simplement pas. Si la mesure était présentée comme destinée à lutter contre le gaspillage, pour le collectif, non seulement aucune étude n’a été publiée sur le sujet, mais en plus, il semblerait qu’elle soit totalement inefficace. Et si Vanessa Miranville avait annoncé vouloir faire passer la part de repas bio "de 2 à 20%", ils s'insurgent une nouvelle fois : "toujours rien à part de belles déclarations". 

Le prochain conseil municipal se tiendra le 22 juin prochain. 
Jeudi 16 Juin 2016 - 17:05
marine.abat@zinfos974.com
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1.Posté par eno le 16/06/2016 17:45
Elle est malade ?
Je suis pour l'école publique , la meilleure école de la République qui scolarise tous les élèves et non les nantis avec des parents payeurs !

2.Posté par doudou le 16/06/2016 18:27
sa lé bien di !!!!!!
dans léquipe miranville néna au moin 5 moune i travaille dans lécole piblic et in sèl i travaille dans in l'école privé catolique .
quan ou rogarde lo pri qué in parent i doit payé pou in moi dans in l'école privé , zamé sa lé fé pou in moune i tousse inne ti salère; parle pi si li lé somèr ou bien au RSA ;
sa lé fé pou do moune risse .

3.Posté par kld le 16/06/2016 19:09
vive l'école de la République , financée par "mes impots" !

4.Posté par Oui le 16/06/2016 19:25
MIRANVILLE DEHORS

5.Posté par pasteur le 16/06/2016 19:54
Bien envoyé! Bravo pour zot action la possession mi di oui!

6.Posté par Danielle le 17/06/2016 07:06
je suis pour les écoles publiques mais par pour les enseigants des écoles publiques. Tous des branleurs et des peureux. La différence entre l'enseignement publique et privé c'est en premier la sécurité de nos enfants dans les écoles. une surveillance bien mieux. zéro agression sans grosse sanction.
Voila. pour info je suis qqun qui ne gane que 1500 euros de salaire. ce n'est pas une analyse de riche.
Ah oui !!!....ils gagnent le bac au final. ah oui!!!! Avec un 10 aun rattrapage.cool !! futur inscrit à la Fac pour une année. Ouai le recteur en échange d'un % en augmentation chaque année donne des augmentations .
Ouai!!

7.Posté par ben voyons! le 17/06/2016 07:25
c'est pas Lorion , c'est Lauriol!
Bon , c'est vrai que là , elle est pas claire la gamine mais dans ces opposants là, aucun n'a jamais eu le derrière merdeux? aucun n'a frisé le conflit d'intérêt du temps de l'ancienne municipalité?
je dis ça , je dis rien!

8.Posté par PATRICK CEVENNES le 17/06/2016 11:12
fukcd473
Question idiote, c'est Lorion ou Loriol ou bien Lauriol ?

Mdr ! Même entre-eux ils se tirent la bourre les didacticiens, "Seigneurs" de la Républik !
On assiste à quoi là ? Bataille entre un PE et une PRAG, un Capésien et une PRAG ?

Quelle belle brochette de "machos" ! Ils ne sont pas à la page ! Il ne faut plus écrire ou dire "Madame le maire" mais "Madame la mairesse" ! Il est vrai que cela sonne creux dans l'oreille ! Un âne versus une ânesse ! Mdr !

Au Gaucho qui écrit que les chiffres sont faux, qu'ils sont en-dessous de 90% ! Pourrait-il nous donner le bon chiffre ?

Le retard de la livraison du 1er groupe scolaire n'induirait-il pas un taux d'occupation égal ou supérieur à 90%. Force de ce constat la mairesse et son équipe aurait bien eu raison d'implanter dans la commune un établissement privé ?

A propos de la mixité scolaire que vous encensez, vous n'avez pas qualité de juger et de vous substituer aux parents d'élèves. Si des parents d'élèves s'orientent vers le privé, c'est parce que les écoles de la Républiques sont parasitées par des didacticiens qui ne font pas leur job trop occupés à faire des tâches annexes : syndicalisme, politique, etc.

Les 3 machos en sont à croire que des familles vont accepter que leurs enfants soient tirés vers le bas en matière d'instruction ! Faut pas rêver !

Et vive l'École privée pour nos futurs élites.

9.Posté par JO le 17/06/2016 11:27
Tiens revoilà nos comiques locaux. Ils ont du se creuser la tête pour faire oublier leur mauvaise gestion au cours de l'ancienne mandature. Ils doivent être rassuré maintenant qu'ils ont trouvés un os à ronger.

10.Posté par Citoyen le 17/06/2016 12:22
L'école public, c'est l'echec assuré avec des profs fonctionnaires toujours absents, des directeurs souvent plus intéréssés par la politique que leurs élèves, des grêves à répétition, sans compter les conditions de sécurité devant les établissements.

11.Posté par Majorité le 17/06/2016 13:56
Il faut interviewer l'élue à l'éducation sur ce sujet, elle y est farouchement opposée mais la reine lui a demandé de se taire et Didier Fontaine le catholique est à fond derrière!

12.Posté par monseigneur le 17/06/2016 15:39
Heureusement ki à des bouge com zot. Miranville dehors occupe aou

13.Posté par kld le 17/06/2016 17:16
que les tenants de "l'école privée" se la finance eux memes .............. rien contre ce type d'école , mais marre que mes impots finance , "le privé " !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

14.Posté par ben voyons! le 20/06/2016 06:08
Post 13 : bien d'accord , si les gens refusent l'école de la république qu'ils se paient la leur...

Post 10, bravo pour cette remarque , vous oubliez de dire trop payés ...c'est pas comme les agriculteurs qui ont des tas de subventions , les entreprises qui peuvent embaucher des jeunes apprentis avec un "salaire" de misère en réalité payé par l'état , dois je parler du BTP qui surfacture des prestations de merde ( il suffit de lire les journaux pour constater qu'à la réunion - mais sans doute aussi ailleurs - les bâtiments neufs se dégradent en 2 ou 3 ans tellement le boulot a été mal fait , tellement les matériaux utilisés sont bas de gamme et souvent non conformes au cahier des charges)
Eh oui, tous les prétextes sont bons pour accuser les "fonctionnaires" , je vous rappelle au passage que la sécurité sur la voie publique est du ressort du maire et que , lorsqu'un directeur se plaint de l'insécurité on lui répond que ce ne sont pas ses oignions!
Petit rappel encore , les "fonctionnaires " municipaux sont souvent des bons à rein , pseudo militants analphabètes ne connaissant même pas le programme de leur candidat , qui coûtent des fortunes aux communes et dont la plupart sont absents ou pire , mettent des bâtons dans les roues de ceux qui veulent vraiment bosser mais qui aiment lécher les bottes de "nout mair" vieille tradition ou spécificité que personne ne nous envie

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