Société

Vague de suicide à l'ONF : La Réunion peut-elle être touchée?

Tragique coïncidence ou lien avéré, depuis fin juin, quatre agents de l’ONF se sont donnés la mort en métropole, le suicide le plus récent remontant à mardi. A la Réunion, les 300 employés de l’Office National des Forêts s’adaptent à des quantités de plus en plus importantes de travail, et cela risque de continuer…


Siège régional de l'ONF. © Alain Fontaine
Siège régional de l'ONF. © Alain Fontaine
 
Suppressions de postes, solitude et charge élevée de travail, pèsent sur les épaules des agents de l’ONF, organisme au sein duquel quatre suicides ont été comptabilisés en métropole depuis le 20 juin dernier. A la Réunion, les conditions de travail se durcissent au fil des ans pour ses 300 employés...

Sur les 105 employés de terrain que comptaient l’île il y a une dizaine d’années, plus que 80 occupent ce poste aujourd’hui pour une surface de forêts inchangée, ce qui porte à environ à 4.000 hectares la zone confiée à un agent.

"Globalement, la charge de travail individuelle est plus importante et il y a également une augmentation du poids de l’administratif, avec une exigence de divers compte-rendus européens", détaille Hervé Houin, directeur de l’ONF à la Réunion.

Postes non-renouvelés mais stabilité de l'emploi

En parallèle, le directeur avance plusieurs aspects positifs. "Avec l’informatique, nos méthodes de travail ont évolué, et même si nous ne sommes financés qu’en partie par l’Etat, les agents ont une stabilité de l’emploi, appréciable dans le contexte économique actuel".

Les cadres de l’ONF ont par ailleurs, comme en métropole, suivi une formation l’an dernier pour apprendre à détecter le "risque psycho-social" au travail, et une assistance sociale est proposée si besoin.

Si l’on en croit Hervé Houin, "l’ONF, en évolution permanente, s’adapte aux contraintes budgétaires". Pourtant, avec 80% de charges représentées par la masse salariale, les emplois dans une telle structure sont les premiers touchés en cas de restrictions. Et selon les pronostics du directeur de l’ONF : "Avec le déficit de l’Etat, ce n’est pas prêt de s’arranger".
Vendredi 22 Juillet 2011 - 14:52
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1.Posté par noe1000000000000000 le 22/07/2011 16:03
Ici les contraintes sont moins importantes ..on se laisse vivre ....iL y a aussi la surrém ....

Moins de stress dans nos forêts , il y a les oiseaux "la Vierge" , les paille en queue , ti coutis , bec rose .....pour se protéger contre les tentations du suicide

2.Posté par Zorba le 22/07/2011 17:39
Pas de problème. Ici, pas de surcharge : les effectifs du Parc et ceux de la Brigade Nature sont là pour épauler nos petits forestiers qui sont en plus écologistes au sein d'une nature protégée.

3.Posté par timagnola le 22/07/2011 18:14
Y A COMME UN BUG ! car d'un côté (ONF), sans doute un certain mal être et de l'autre (parc national), on fait la fête avec un patrimoine mondial du laisser faire ! L'Etat se décrédibilise dans tout ça avec un budget étriqué partagé entre 2 entités qui vivotent sur quasiment le même territoire et qui s'écrase devant le politique politicien dans la nomination de certains responsables. L'heure est à la mutualisation de ces 2 entités en conséquence du serrage de boulons budgétaire qui s'annonce. Y A LE FEU !

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