Société

[VIDEO] La préfecture lance la concertation sur la future police de sécurité du quotidien

Vendredi 10 Novembre 2017 - 16:43

Repenser leurs missions et recentrer les forces de l’ordre sur leur coeur de métier pour recréer un lien de confiance avec la population. Ce sont les objectifs affichés de la future police de sécurité du quotidien (PSQ) souhaitée par Emmanuel Macron. Ce vendredi, le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin, a présenté à la presse le principe et les modalités de la concertation qui aura pour objectif de permettre aux forces de l’ordre et aux partenaires locaux (élus, autorités administratives et judiciaires, polices municipales ou encore associations) de La Réunion de donner leur avis et de mettre en avant leurs retours d’expérience sur le terrain via des réunions de proximité.

Avec la police de sécurité du quotidien, le gouvernement s’est engagé dans une évolution des missions de la police et de la gendarmerie pour répondre à l’une des premières préoccupations des Français, à savoir la sécurité.

Comme l’a expliqué Amaury de Saint-Quentin, "nos policiers et gendarmes sont accaparés par des tâches administratives qui les éloignent de leur formation initiale". Avec la mise en place de cette PSQ, le but est de créer "un dispositif qui puisse alléger ceux déjà existants et donner les moyens aux forces de sécurité les moyens d’être plus efficaces", explique-t-il.

Ce dernier a dressé 5 priorités pour la police et la gendarmerie au quotidien :  Une police aux ambitions "renouvelées" avec des forces de l’ordre plus nombreuses et plus présents sur la voie publique, une police "respectée" avec des agents mieux équipés et mieux protégés, une police "sur-mesure" qui verra ses moyens être adaptés aux problématiques de chaque territoire de métropole et d’outre-mer, une police "connectée" pour plus "d’efficacité et plus de facilité" (30.000 véhicules livrés d'ici cinq ans, 60.000 gilets pare-balles d'ici fin 2018 et 115.000 tablettes numériques à fin 2020) et enfin, une police "partenariale" avec davantage de coopération de tous les acteurs de la sécurité au quotidien (autorités administratives et judiciaires, associations, élus ou réseaux de transports).

Amaury de Saint-Quentin tient à rappeler que l’annonce faite par le Président de la République dans son discours du 18 octobre concernant cette police de sécurité au quotidien "s’inscrit dans un contexte d’efforts importants". "Sur les trois prochaines années, le budget des forces de l’ordre va augmenter de 9% malgré les contraintes financières auxquelles est confronté gouvernement : 1,5% des l’année prochaine avec  300 millions euros alloués à rénovation des gendarmeries et des commissariats", ajoute-t-il. Localement, cela va notamment se traduire par la pose de la première pierre du nouveau commissariat de Saint-André.  

Des moyens financiers mais également humains, puisque 10 000 postes vont être créés jusqu’en 2022, dont 850 l’année prochaine.

"À compter d’aujourd’hui et jusqu’au 20 décembre prochain, nous allons nous concerter avec les forces de sécurité. Cela va s’organiser autour de trois temps", poursuit Amaury de Saint-Quentin. Tout d’abord, les 250 000 policiers et gendarmes que compte le pays recevront un questionnaire. Des réunions seront ensuite organisées par les préfets qui accueilleront les forces de l’ordre, les élus locaux mais également des acteurs de la sécurité ainsi que des experts. Enfin, le ministère de l’Intérieur consultera les organisations syndicales, le conseil de la fonction militaire de la gendarmerie, des associations d’élus ou encore des professionnels de la sécurité privée.

Suite aux résultats de cette concertation, de nouveaux dispositifs et de nouvelles méthodes de travail seront expérimentés, à partir de janvier 2018, dans une série de territoires reflétant la diversité du pays et ses problématiques (quartiers urbains, zones péri-urbaines, territoires ruraux), dans l’hexagone et outre-mer.

Le point avec Amaury de Saint-Quentin et Jean-François Lebon, directeur départemental de la sécurité publique :

SI
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1.Posté par La vérité si je mens ! le 10/11/2017 20:02

On continue à amuser la galerie c'est tellement bon de faire des réunions réunionite

2.Posté par SITARANE le 10/11/2017 20:56

Les 2 blacks sont en garde vue????? Les 2 policiers ont l'air très impliqué !!!!!!! Par contre pour les économies d'énergie, il n'y a pas de concertation !!!!!! Toutes ces lumières, je suppose que la clim était aussi de la partie..............

3.Posté par Dazibao le 11/11/2017 00:12

Table ronde de blablablablablablablablablablateurs.......

Ou sont ses résultats ?

4.Posté par Dazibao le 11/11/2017 00:12

Correction:

Ou sont les résultats ?

5.Posté par Pamphlétaire le 11/11/2017 07:17

Police de sécurité au quotidien, ilotiers, police de proximité, à chaque fois que cela a été mis en place par les gouvernements, grande publicité car cela devait fonctionner pour des lustres puis peu à peu et le gouvernement suivant l'ayant fait tomber en désuétude sinon supprimé, ont disparu....Et voilà que cela recommence sous une nouvelle formule, appellation. Il serait tellement judicieux de mettre au point ou de se pencher sur ce qu'avait dit le 18 décembre 2013 à la commission de sécurité de l'Assemblée Natioanle le général Bertrand Soubelet qu'il fallait entre autre se pencher sur les décrochants scolaires : cela serait un des nombreux facteurs facteurs principaux. Le général , pour avoir dit la vérité, a été mis au placard mais les propos de son audition restent d'actualité et les élus, l'éducation nationale à tous les niveaux, les parlementaires et autres politiques devraient s'en inspirer. Mais on préfère noyer le poisson en '"créant" pour un temps une nouveauté pour montrer qu'on fait quelque chose.
Est'il normal qu'un individu ayant été condamné 10 fois fonce avec une voiture sur des étudiant et souffrirait de schizophrénie aiguë?
https://www.ladepeche.fr/article/2017/11/10/2682268-vehicule-fonce-pietons-devant-lycee-blagnac-deux-lyceens-entre-vie.html#form_send_to_friend

Est'il normal que :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/11/05/01016-20141105ARTFIG00147-le-casse-tete-juridique-de-la-suppression-des-allocations-aux-djihadistes-partis-en-syrie.php

Est'il normal que :
http://aa.com.tr/fr/politique/le-1-5ème-des-combattants-francais-de-daech-ont-percu-des-allocations-sociales-en-2016/949356

Est'il normal que :
https://fr.sputniknews.com/france/201509301018508974/

6.Posté par le 11/11/2017 11:30

est -il normal que l'on soit mis en GAV 24 h pour avoir tenté de protéger ( avec un simple lacrymo) sa famille contre un individu qui vous tire dessus et menace votre famille de mort pendant 6 mois ?
Nous vivons dans un monde où les pizzas arrivent chez vous plus vite que la Police.

7.Posté par Le renyoné le 11/11/2017 13:27 (depuis mobile)

Il est grand temps que le peuple renyoné fasse aussi une concertation sur les reponses a apporter au probleme de la violence dans notre pays.

8.Posté par MICHOU le 11/11/2017 15:17

quand elle peut venir

9.Posté par Pamphlétaire le 11/11/2017 16:47

La meilleure analyse sur la sécurité intérieure de notre pays que je n'ai lue qui émane de Georges Moréas, Commissaire principal honoraire de la Police nationale.

Le discours du président Macron devant « les forces de sécurité intérieure de notre pays » est un modèle du genre. La seule fausse note, a priori volontaire, tient à une petite phrase dans laquelle il assène aux gendarmes et aux militaires qu’ils ne sont pas concernés par la directive européenne sur le temps de travail.

Il faut dire que cette directive de 2003, adoptée à l’initiative de la France, impose des temps de repos inhabituels dans les services actifs. Pour la gendarmerie, qui l’applique partiellement depuis un an, cela constituerait une perte d’activité d’environ 6 %, soit l’équivalent de 6 000 gendarmes-temps.

Inutile de dire que la déclaration présidentielle a créé un certain tohu-bohu. Richard Lizurey, le directeur général de la gendarmerie, a tenté d’éteindre l’incendie : « Nous ne reviendrons pas en arrière », a-t-il déclaré à l’Essor. Tandis qu’à l’opposé, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser, se réjouissait à l’idée de ne pas mettre en œuvre cette directive qui aurait mis « sous forte contrainte les armées au plan des effectifs ».

Quant au ministre de l’Intérieur, il a déclaré à l’AFP que la réforme du temps de travail mise en place en septembre 2017 dans la police ne serait pas remise en cause.

Ça couac de partout !

Comme quoi d’un bon discours on ne retient souvent qu’une petite phrase !

Il faut dire que notre président doit avoir du mal à accepter que se volatilisent dans le farniente les dix mille postes supplémentaires qu’il a prévus pour lancer son projet d’une « police de sécurité au quotidien ».

Il serait d’ailleurs dommage que ce projet tombe à l’eau, car l’idée mérite qu’on s’y attarde. Pour la première fois en effet depuis des dizaines d’années, il est question de redonner de l’autorité « aux chefs de services locaux ». La route sera longue, tant il est devenu confortable à tous les niveaux de la hiérarchie de regarder au firmament avant de prendre la moindre décision.

« C’est le début d’une déconcentration, un acte indispensable pour réagir de manière plus souple face aux contraintes du terrain, de manière plus efficace pour l’ensemble de l’État qui s’est paralysé lui-même à tout vouloir contrôler depuis la centrale. »
En partant du principe que l’échec de la police de proximité mise en place à la fin du siècle dernier est dû en grande partie à un manque de concertation avec la base – comment en effet mettre en place une réforme quasi métaphysique * en oubliant l’élément clé : le désir de faire ! -, avant de lancer la PSQ, chaque policier, chaque gendarme sera consulté sous la forme d’un questionnaire ouvert. D’ici la fin de l’année, les représentants de la police, de la gendarmerie, des polices municipales, de la sécurité privée, de la sécurité des transports, etc., seront également sollicités. Les préfets, quant à eux, devront animer des ateliers regroupant tout ce monde autour des élus locaux, des représentants de la société civile, des procureurs et (je l’espère) des juges – car la justice doit évidemment être associée au projet afin que la réponse pénale soit en phase avec la sécurité.

« La réforme visera à rendre plus effective la réponse pénale avec la forfaitisation de certains délits sur lesquels le travail technique vient d’être engagé. Forfaitiser, ce n’est pas dépénaliser, mais renforcer l’efficacité́ de la sanction, car la police de sécurité́ du quotidien doit avoir des instruments adaptés à la réalité́ du terrain, à ce que constatent tous les jours les policiers, les gendarmes et les magistrats. »
Car, qu’on le veuille ou non, lorsque Nicolas Sarkozy a tiré un trait sur la police de proximité, elle avait déjà du plomb dans l’aile : les délits de rue étaient en augmentation et le flic ni plus aimé ni plus haï qu’auparavant. Il manquait à cette réforme l’audace d’un soupçon de décentralisation. Dans le discours, d’Emmanuel Macron, le contre-pied est flagrant. Il y est question d’accorder plus d’autonomie aux échelons locaux, de renforcer le rôle des maires et d’associer au projet les polices municipales, les agents de sécurité des transports, les professionnels de la sécurité privée et, en contrepartie (là, c’est osé), de réduire les états-majors de l’administration centrale.

L'objectif final étant évidemment de renforcer le lien entre la population et les représentants de l’ordre et de s’assurer que ceux-ci prennent en compte les attentes des gens en matière de sécurité. C’est la résurgence d’une police au service du citoyen. Finalement, il s’agit de mettre en pratique la devise de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), créée en 2009 pour veiller sur la tranquillité publique et dont bizarrement le ministre de l’Intérieur a dit qu’il envisageait de « redéployer » les ressources (JO Sénat 24/8/17).

« La doctrine qui sous-tend la police de sécurité du quotidien consiste à placer le service du citoyen au cœur du métier de gendarme et de policier, alors que la police d’ordre est aujourd’hui organisée de manière verticale depuis Paris. »
Pour accomplir ce grandiose dessein, le Président veut simplifier les tâches administratives liées aux enquêtes : réforme de la procédure pénale, simplification des cadres d’enquêtes (la fin de l’enquête préliminaire ?), allègement du formalisme, réflexion sur « l’oralisation » de certaines procédures, dématérialisation, accès simplifié aux fichiers, plainte à distance…

« Je pense qu’il n’est pas révolutionnaire de considérer qu’à l’heure du Smartphone et de l’Internet on puisse permettre aux fonctionnaires de police, aux gendarmes et aux magistrats d’éviter la saisine sur des appareils de type dactylographique et la re-saisine des mêmes procès-verbaux quelques semaines plus tard. Je pense que nous pouvons collectivement y arriver, c’est un défi raisonnable, donc nous allons le faire. »
Et il met sur la table des moyens matériels considérables : véhicules, transmissions, locaux…, offrant aux chefs de services une autonomie dans la gestion de leur territoire.

« Je compte sur vous pour vous saisir des nouveaux moyens d’action qui vous sont ainsi donnés et ce choix résolu de la déconcentration et de la responsabilisation… »
Je ne sais pas si ce projet de création d’une police de sécurité au quotidien sera suivi d’effet, je l’espère, car je le trouve, comment dire… révolutionnaire : il va à contre-courant d’une politique sans cesse répressive en réaction à l’événement qui fait la Une des journaux.

Dans la vie de tous les jours, le sentiment de sécurité tient à la présence de la police – lorsqu’il ne se passe rien.

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