Faits-divers

Une sordide histoire de viol jugée aux Assises

A la cour d’Assises de Saint-Denis, les jurés (3 hommes et 3 femmes) doivent juger un viol sur mineure. Dans le box des accusés, le violeur mais aussi la mère de la victime… Détails sur la première journée de procès.


Une sordide histoire de viol jugée aux Assises
Le 14 avril 2010, une assistante sociale de Saint-Pierre se rend à la brigade des mineurs. Une jeune fille de 14 ans lui confie avoir été violée en février 2009 par Patrice Marot, ami de sa mère, sous l’influence d’une arme. Il aurait également pris des photos de la jeune fille et de sa mère, nues et dans des positions à caractère pornographique. Il aurait menacé de diffuser les photos en cas de dénonciation.

Le viol se serait répété plusieurs fois au cours de l’année. Le mis en cause a été interpellé le 28 avril 2010 à son domicile. Les enquêteurs y découvriront trois armes à feu. Durant la procédure la jeune fille déclarait avoir fait sous contrainte des fellations, avoir subi des viols et des pénétrations anales.

Les photos visionnées par les policiers montraient que la mère semblait détendue. D’autre part, le prévenu a fait menace de son arme une fois en un an. Même si cette menace est bien réelle, elle ne saurait justifier l’inaction de la maman pendant ce laps de temps.

De même, le chantage exercé ne pouvait à l’évidence avoir de conséquences physiques sur sa fille ou elle-même, de nature à l’empêcher de dénoncer les crimes réitérés pendant de longs mois.

Pour ces fait, Anthony Marot comparait depuis hier, et aujourd’hui, pour viols aggravés et détention d’armes. La mère de la victime doit répondre elle des faits de non empêchement de crime et facilitation de corruption de mineur de moins de 15 ans.
 
Anthony Marot plaide coupable et présente ses excuses. La coaccusée conteste les faits reprochés. Elle dit avoir agi entièrement sous la contrainte. Le premier est représenté par le bâtonnier Georges André Hoarau, la seconde par Maître Frédéric Hoarau.
 
Concernant la personnalité de Marot, les experts psychologue et psychiatre se contredisent dans leurs analyses.
Pour le premier, Anthony Marot n’est pas pervers. Il assume sa responsabilité dans ce qu’il appelle ses "bêtises" mais trouve que le fait d’être en prison est excessif.

Il note une déculpabilisation du fait de cadeaux offerts à la victime. L’homme a souffert d’un cancer, et dans ce contexte lié à sa maladie, il a besoin de se ressourcer. De plus, pour l’accusé, la mère lui aurait implicitement donné le feu vert. Le psychiatre parle plutôt de scénarios pervers.
 
La femme de monsieur Marot s'exprime ensuite. "Il ne m’a jamais manqué de respect. Je l’aime et je le défendrai jusqu’au bout. Je serai toujours à ses côtés. Je le connais depuis 31 ans dont 27 de mariage. Avec la maladie, il est devenu vulnérable. Il ne pouvais plus travailler. Il s’est senti diminué. Pour moi, si il est là aujourd’hui c’est que ça n’allait plus dans sa vie, il ne se sentait plus le même homme.(pleurs) Il est depuis 2 ans en prison et nous on ne vit plus. Il faut qu’il rentre à la maison. Rendez le moi!"

Puis de continuer, "il n’aurait jamais fait ça, on lui a offert sur un plateau. La fille était d’accord, sinon sachant que mon mari venait chez elle, elle ne serait pas restée". Avant de quitter la barre, elle s’adresse à son mari, "je t’attend".
 
Le bâtonnier, déclare lors des débats que "la mère avait déjà offert sa première fille à son compagnon de l’époque.(…)C’est une réalité judiciaire".
 
La cour, étudie ensuite la personnalité de la mère. La fille ainée avait déjà été violée à l’âge de 11 ans par le concubin de l’époque. S’expliquant sur les faits, l’accusée déclare : "Je ne me suis rendue compte de rien. Nous faisions chambre à part. J’étais enceinte. J’ai demandé des explications à ma fille". Le Président l’interrompt: "C’est étonnant ce que vous dites, normalement on demande des explications au compagnon", puis de lire une déclaration faite par l’accusée à l’époque, "je retire ma plainte, ma fille était consentante".

La victime est entendu à huis clos. Le verdict est attendu ce jour.
Jeudi 29 Mars 2012 - 07:19
Emmanuelle Bouveret
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1.Posté par noe2012 le 29/03/2012 07:39
Tonnerre !
Il y a de ces faits extrèmement sordides ... que les mots me manquent !

La nature bestiale de l'homme ne justifie pas de tels faits ...
Est-ce un malade ? un pervers de la pire espèce ?

2.Posté par mtbmecca le 29/03/2012 10:44
p...... délire absolu.... 2 cinglés...

3.Posté par Ponson jc le 29/03/2012 23:32
Voici un couple diabolique. C'est un fait. La première fille a été violée par le premier compagnon de la femme. Une femme qui offre ses filles, très jeunes, à son "homme". Voila qui devrait la faire condamner, à la même peine que le criminel : 20 années à réfléchir dérrière les barreaux !!!!!! De tels monstres ne méritent aucune clémence.

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