"La Réunion n’en finit pas de payer l’erreur historique du choix arrêté en 1955 de vouloir à tout prix faire passer l’axe Saint-Denis /La Possession sur le littoral. Dès l’achèvement en 1963 de la première route en pied de falaise, devant sa dangerosité, on envisagea la construction d’une nouvelle route plus éloignée en mer. Mais en 1976, lors de son inauguration, cette deuxième route du littoral se révéla elle aussi dangereuse et on réfléchît aussitôt à une 3ème route. Aujourd’hui et malgré les millions d’euros dépensés en entretiens et en travaux de sécurisation, on persiste dans les erreurs du passé en proposant un troisième itinéraire toujours sur le littoral, encore un peu plus éloigné sur la mer et en y incluant cette fois un Transport Collectif en Site Propre (TCSP).
La route des Tamarins en 2009, on s'en souvient, a connu un dépassement du coût initial de + 70 %, la 1ère route de 1963 et la seconde, celle de 1976, on l'a oublié, avaient elles aussi aussi connu un dépassement de coût de + 70 %, ce qui rend risibles, aujourd'hui, les affirmations du Président de Région sur un coût "maîtrisé" de 1,6 milliards d'euros.
La route des Tamarins en 2009, on s'en souvient, a connu un dépassement du coût initial de + 70 %, la 1ère route de 1963 et la seconde, celle de 1976, on l'a oublié, avaient elles aussi aussi connu un dépassement de coût de + 70 %, ce qui rend risibles, aujourd'hui, les affirmations du Président de Région sur un coût "maîtrisé" de 1,6 milliards d'euros.
Le projet de la Nouvelle Route du Littoral (NRL) a été modifié le 14 octobre 2010 par les Accords de Matignon II. D’un coût estimé en 2007 à 930 millions, la NRL est passée à 1.600 millions d’euros du fait de l’ajout d’une surlargeur (passage à une 2 X 3 voies dont deux voies dédiées à un TCSP bus puis à terme, un TCSP ferré) et du fait de l'abandon du péage routier.
Avec ce projet pharaonique, La Réunion court à la catastrophe. Sur le plan environnemental, car les deux énormes digues vont avoir un impact meurtrier sur la biodiversité terrestre et marine, sur le plan paysager, car il va défigurer le site patrimonial et historique de la Grande Chaloupe, sur le plan social car ce projet ne sert que les intérêts du lobby automobile au détriment du transport en commun aujourd'hui sacrifié, sur le plan économique, car le chantier ne créera pas d'emplois durables, sur le plan financier car cette route coûtera au bas mot 2,5 milliards d'euros et tous les dépassements du budget initialement prévu seront supportés par les contribuables réunionnais qui sont actuellement parmi les plus endettés de France (La dette régionale se monte à 4.225 euros par foyer fiscal en 2010. Si on y ajoute la dette du département, le cumul des deux aboutit à une dette de 8.709 euros par foyer fiscal imposé, ce qui place La Réunion en tête des territoires français endettés).
Enfin, une telle route en mer, sur un viaduc de 30 m de haut au-dessus des flots, est un archaïsme dans le monde du changement climatique qui se caractérisera par une recrudescence de la fréquence et de la violence des cyclones."
La pétition en ligne
Avec ce projet pharaonique, La Réunion court à la catastrophe. Sur le plan environnemental, car les deux énormes digues vont avoir un impact meurtrier sur la biodiversité terrestre et marine, sur le plan paysager, car il va défigurer le site patrimonial et historique de la Grande Chaloupe, sur le plan social car ce projet ne sert que les intérêts du lobby automobile au détriment du transport en commun aujourd'hui sacrifié, sur le plan économique, car le chantier ne créera pas d'emplois durables, sur le plan financier car cette route coûtera au bas mot 2,5 milliards d'euros et tous les dépassements du budget initialement prévu seront supportés par les contribuables réunionnais qui sont actuellement parmi les plus endettés de France (La dette régionale se monte à 4.225 euros par foyer fiscal en 2010. Si on y ajoute la dette du département, le cumul des deux aboutit à une dette de 8.709 euros par foyer fiscal imposé, ce qui place La Réunion en tête des territoires français endettés).
Enfin, une telle route en mer, sur un viaduc de 30 m de haut au-dessus des flots, est un archaïsme dans le monde du changement climatique qui se caractérisera par une recrudescence de la fréquence et de la violence des cyclones."
La pétition en ligne
















