"Je voulais depuis longtemps aller dans un collège, parce que le collège est pour beaucoup la seule et dernière occasion de rencontrer des œuvres de langue et de pensée belles et fortes. Tout n'est pas encore joué à 14, 15 ans... Si je n'y étais pas allée, je serais restée sur une idée fausse, l'idée que l'école est totalement sinistrée. Je n'aurais pas vu à quel point elle est encore un lieu d'apaisement, de résistance au désastre social. L'école impose des horaires, des règles, des valeurs. Même si elle le fait plus ou moins bien, elle échappe un temps à l'univers communautaire, aux jeux vidéos, à la fascination pour le foot - fascination stérile, car ces jeunes rêvent d'être des joueurs pour "faire de la thune", c'est tout... Surtout, je n'aurais pas vu le travail admirable de certains professeurs, parmi les plus jeunes. Leur métier est aujourd'hui le dernier des métiers parce que les enseignants ne sont pas soutenus. On leur en veut d'être porteurs d'une idée qui dérange: que gagner beaucoup d'argent, dominer l'autre, lui marcher sur le ventre pour "arriver", s'abrutir de football et de jeux télévisés, cela ne peut pas être le but d'une vie, et lui donner son sens."
Danièle Sallenave raconte et analyse cette expérience dans "Nous, on n'aime pas lire". Mais elle dit aussi : "Une fois qu'on a appris à lire, si la lecture n'est pas régulière, cela s'oublie. On lit peu, donc on lit de moins en moins bien... Et la capacité de s'émerveiller par les mots s'étiole, s'éteint. Regardez un petit enfant, quand on lui lit une histoire, il a une flamme dans les yeux. Si l'école sert à étouffer cette flamme, alors il vaudrait mieux pas d'école du tout".
Lisez, dis-je aux élèves, c'est une source d'émerveillement et de rêves ( ça c'est moi qui l'ajoute).... La lecture permet aussi du prendre du recul sur les évènements qui nous concernent.
denis
Danièle Sallenave raconte et analyse cette expérience dans "Nous, on n'aime pas lire". Mais elle dit aussi : "Une fois qu'on a appris à lire, si la lecture n'est pas régulière, cela s'oublie. On lit peu, donc on lit de moins en moins bien... Et la capacité de s'émerveiller par les mots s'étiole, s'éteint. Regardez un petit enfant, quand on lui lit une histoire, il a une flamme dans les yeux. Si l'école sert à étouffer cette flamme, alors il vaudrait mieux pas d'école du tout".
Lisez, dis-je aux élèves, c'est une source d'émerveillement et de rêves ( ça c'est moi qui l'ajoute).... La lecture permet aussi du prendre du recul sur les évènements qui nous concernent.
denis
















