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Une médiation pour résoudre le conflit de la CISE

Une médiation s'ouvrira ce matin dès 9h sur le site de la CISE de Champ-Borne à Saint-André. Hier, les négociations se sont arrêtées sur une fin de non recevoir de la part de la direction.


Une médiation pour résoudre le conflit de la CISE
Le personnel de la CISE entame son sixième jour de grève aujourd'hui mardi. Fait nouveau, un médiateur en la personne d'un inspecteur du travail a été sollicité pour renouer le dialogue entre direction et grévistes alors même qu'une possible réquisition planait hier si les conditions de distribution d'eau dans les villes que gère la société s'empiraient.

"Nous allons faire intervenir une procédure de conciliation"
précise Stéphane Ramassamy, délégué UNSA à la CISE. Pour lui, pas de doute, l'intersyndicale est allée au bout de sa logique après 15 jours de préavis de grève qui n'ont pas abouti. Une manière sans doute d'expliquer aux usagers qu'ils ont tout tenté avant d'en arriver à de telles extrémités.

Depuis le week-end, de grosses difficultés sont ainsi notées à la Plaine des Cafres, point sensible déjà en temps normal et de ce fait directement touché depuis le mouvement de grève.

Menace de réquisition

Par ailleurs, la CISE a recommandé la plus grande prudence dans leur consommation d'eau aux populations dont les communes dépendent du réseau de la CISE. "Tous les soucis qui arrivent sont mis sur le compte des grévistes. C'est quelque chose que nous refusons d'endosser. Nous avons par ailleurs refusé une réquisition car nous sommes des employés d'une société privée qui ne touchons pas de surrémunération" tient à préciser le délégué syndical.

Devant cet état de blocage entre direction qui dit avoir fait une offre de revalorisation de 140 euros (70 euros salaire de base + autre partie constituée de primes de participation et d'ancienneté), il est bon de rappeler que la CISE bénéficie d'une délégation de service public sur l'ensemble de communes dont elle est censée gérer la distribution en eau.

Une atteinte à la santé et à l'ordre publics conférerait à l'autorité préfectorale la possibilité de réquisitionner une partie des grévistes, en dernier recours. Dans son dernier communiqué, la direction dit "attendre de l'intersyndicale qu'elle fasse des propositions plus raisonnables". Cette dernière campe toujours sur sa revendication de revalorisation salariale de base de 200 euros.
Mardi 15 Mars 2011 - 07:29
Ludovic Grondin
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