La fin de l'année scolaire marque le début de la période dite de vacances. Cette notion traduit l'idée d'une coupure offrant un long repos aux jeunes scolarisés avant le démarrage d'une nouvelle année d'apprentissages. Mais quelle réalité cache réellement ce terme de vacances ? Quels sens lui donner quand on constate que, selon l'INSEE, deux Réunionnais sur trois, ne "partent" pas en vacances ? Le terme de "partir" n'évoquant pas même ici le fait de prendre un avion. Pour l'écrasante majorité de nos concitoyens ce terme s'applique à l'idée de sortir des limites de leur kartyé. Et en l'occurrence, ils y restent.
Les effets de la crise ne vont pas arranger les choses.
Concernant les jeunes, l'offre d'alternatives à leur lieu de résidence est réduite, leur interdisant d'accéder à d'autres réalités, à appréhender d'autres visions du monde et du territoire, d'autres représentations.
Les Réunionnais qui n'ont pas d'autres choix que de rester sur l'île déclarent pour 48% d'entre eux (Source INSEE) accorder une importance particulière aux week-end en famille et aux pic-nics.
Encore faut il avoir les moyens d'accès aux sites répartis sur l'ensemble de l'île. La question de l'organisation de transports publics économiquement adaptés, fiables, permanents et structurants l'ensemble du territoire apparait dès lors comme une question à laquelle une réponse doit être apportée.
Une partie notable de cette population qui "reste" sur l'île pratique le camping sauvage, à défaut de structures adaptées disponibles et financièrement accessibles. Cette pratique n'est d'ailleurs pas sans risque en terme d'impact environnemental. Il est là encore, impératif que tout soit mis en oeuvre afin que cette attente sociale soit appropriée comme une priorité politique et environnementale.
J'ai la conviction que le tourisme social est essentiel, viable et créateur d'emplois.
L'Ile de La Réunion Tourisme (IRT) a le devoir de prendre en considération ce problème et de le traiter, avec a minima, les mêmes moyens que ceux engagés dans le cadre de la promotion de l'île sur les marchés extérieurs. Car, pour être social ce tourisme n'en reste pas moins du tourisme.
A ses cotés, toutes les collectivités : communes, Conseil Général, Conseil Régional et l'Etat, doivent ensemble parvenir à structurer une offre et à la répartir de façon équilibrée et cohérente sur le territoire réunionnais. Le rôle et la responsabilité des communes en particulier seront déterminants.
Inscrit dans cette perspective, le tourisme social devient le cas d'école du développement durable à La Réunion, car il mobilise alors la réflexion et l'action sur les trois axes fondateurs du développement durable : le social, l'environnement et l'économie.
Car si on est conscient et responsable, la notion de vacances ramène implacablement à celle d'activité concernant le public adulte. Or, avec un taux de chômage représentant plus de la moitié des actifs en âge d'avoir un emploi, à La Réunion, cette notion de vacances a t-elle encore un sens ?
La notion même de social n'a plus aujourd'hui la même signification qu'il y a une dizaine d'année. Il n'est plus question aujourd'hui uniquement de personnes confrontées au chômage ou à l'incertitude de contrats précaires. Cette catégorie s'est étendues à ceux qu'il convient de qualifier de travailleurs pauvres ou modestes. Parmi eux, ouvriers, petits salariés, mais aussi jusqu'au couches médianes inférieures des classes moyennes. Toutes ces personnes qui travaillent pour ne finalement pouvoir payer que leurs factures et de quoi nourrir leur famille.
Dans ces conditions, l'organisation d'une offre de vacances, conçue, entreprise, guidée, encadrée et accompagnée par les pouvoirs publics est une obligation, dans le sens d'une justice sociale. Une responsabilité politique dans le sens du maintien d'une certaine cohésion de la société. Un devoir élémentaire dans le sens de l'épanouissement humain.
Fabrice MAROUVIN
Conseiller municipal de l’opposition
Saint-Paul
Les effets de la crise ne vont pas arranger les choses.
Concernant les jeunes, l'offre d'alternatives à leur lieu de résidence est réduite, leur interdisant d'accéder à d'autres réalités, à appréhender d'autres visions du monde et du territoire, d'autres représentations.
Les Réunionnais qui n'ont pas d'autres choix que de rester sur l'île déclarent pour 48% d'entre eux (Source INSEE) accorder une importance particulière aux week-end en famille et aux pic-nics.
Encore faut il avoir les moyens d'accès aux sites répartis sur l'ensemble de l'île. La question de l'organisation de transports publics économiquement adaptés, fiables, permanents et structurants l'ensemble du territoire apparait dès lors comme une question à laquelle une réponse doit être apportée.
Une partie notable de cette population qui "reste" sur l'île pratique le camping sauvage, à défaut de structures adaptées disponibles et financièrement accessibles. Cette pratique n'est d'ailleurs pas sans risque en terme d'impact environnemental. Il est là encore, impératif que tout soit mis en oeuvre afin que cette attente sociale soit appropriée comme une priorité politique et environnementale.
J'ai la conviction que le tourisme social est essentiel, viable et créateur d'emplois.
L'Ile de La Réunion Tourisme (IRT) a le devoir de prendre en considération ce problème et de le traiter, avec a minima, les mêmes moyens que ceux engagés dans le cadre de la promotion de l'île sur les marchés extérieurs. Car, pour être social ce tourisme n'en reste pas moins du tourisme.
A ses cotés, toutes les collectivités : communes, Conseil Général, Conseil Régional et l'Etat, doivent ensemble parvenir à structurer une offre et à la répartir de façon équilibrée et cohérente sur le territoire réunionnais. Le rôle et la responsabilité des communes en particulier seront déterminants.
Inscrit dans cette perspective, le tourisme social devient le cas d'école du développement durable à La Réunion, car il mobilise alors la réflexion et l'action sur les trois axes fondateurs du développement durable : le social, l'environnement et l'économie.
Car si on est conscient et responsable, la notion de vacances ramène implacablement à celle d'activité concernant le public adulte. Or, avec un taux de chômage représentant plus de la moitié des actifs en âge d'avoir un emploi, à La Réunion, cette notion de vacances a t-elle encore un sens ?
La notion même de social n'a plus aujourd'hui la même signification qu'il y a une dizaine d'année. Il n'est plus question aujourd'hui uniquement de personnes confrontées au chômage ou à l'incertitude de contrats précaires. Cette catégorie s'est étendues à ceux qu'il convient de qualifier de travailleurs pauvres ou modestes. Parmi eux, ouvriers, petits salariés, mais aussi jusqu'au couches médianes inférieures des classes moyennes. Toutes ces personnes qui travaillent pour ne finalement pouvoir payer que leurs factures et de quoi nourrir leur famille.
Dans ces conditions, l'organisation d'une offre de vacances, conçue, entreprise, guidée, encadrée et accompagnée par les pouvoirs publics est une obligation, dans le sens d'une justice sociale. Une responsabilité politique dans le sens du maintien d'une certaine cohésion de la société. Un devoir élémentaire dans le sens de l'épanouissement humain.
Fabrice MAROUVIN
Conseiller municipal de l’opposition
Saint-Paul

















