Faits-divers

Une élève victime de "harcèlement" selon la mère, des "chamailleries" pour l'école

La mère de Lola*, une élève scolarisée dans une école primaire de Saint-Benoît, dénonce des violences verbales et physiques sur sa fille par un élève de la même classe et son grand frère. Un "harcèlement" qui dure depuis un an selon elle, des "chamailleries d'enfants" selon l'école. La maman de Lola déplore l'immobilisme de la directrice et de l'inspectrice. Elle a décidé de se tourner vers le recteur de l'académie de la Réunion.


Photo d'illustration
Photo d'illustration
Depuis plus de 5 mois, la mère d’une élève de l’école primaire Denise Salai, à Saint-Benoît, se bat pour que sa fille Lola*, 8 ans, puisse changer de classe. Celle-ci suit en effet ses cours dans la même classe qu’un élève qui l’insulterait et la harcèlerait régulièrement depuis un an. 

"Il a recommencé à s’en prendre à ma fille dès la rentrée, témoigne la mère. Il demande aux autres enfants d’ignorer ma fille, il la ridiculise et l’humilie sans cesse devant tous les autres et va même jusqu’à piétiner ses effets scolaires".  Le garçon, aidé de son grand frère, ordonnerait également à d’autres marmailles de frapper la fillette, et menacerait de s’en prendre à eux s’ils n’obéissent pas. Face à une telle situation, la mère de Lola décide d’alerter la directrice de l’établissement, dans une lettre du 17 octobre 2014,  réclamant que sa fille soit changée de classe. 

Refus de la directrice, sur les recommandations du service de l'inspection, qui estime que les différends entre les deux enfants ne constituent pas un motif suffisant pour les séparer. Idem du côté des parents des "tyrans", comme les surnomment la mère de Lola: "Aucun dialogue n'est possible, ils refusent de reconnaître les responsabilités de leur fils. Pour eux, le comportement violent de leurs fils leur semble normal".

Le temps passe et les brimades continuent, tandis que les courriers de la parent d'élève se multiplient. Selon elle, l’institutrice, la directrice de l’établissement et l’inspectrice "refusent de voir ce qui se passe". Contactée, l’inspectrice estime, elle, qu’il s’agit de "chamailleries d’enfants, comme il y en a souvent". "Lola est une élève très bien intégrée dans la classe, elle participe et obtient de très bonnes notes", constate-t-elle. Des signes qui tendraient à démontrer que la petite fille ne souffre d'aune forme de harcèlement. Et d’ajouter que le personnel enseignant et le service de l'inspection "ont toujours été et restent ouverts à toute discussion" avec la mère de l’écolière, qui a "décliné une proposition de rendez-vous".

"Lola est très bien intégrée dans sa classe" selon le service de l'inspection

"C'est trop tard, se justifie la maman de Lola. Pendant des mois, on m’a dit que le cas de ma fille n’était pas une priorité, personne ne m’a écoutée". Elle assure par ailleurs que sa fille figurait parmi les meilleurs élèves de sa classe au CP, avant de chuter soudainement au 10ème rang cette année: "J’en ai parlé à son ancienne maîtresse qui me confirme qu’une telle dégringolade n’est pas normale".


Par ailleurs, son aînée, désormais au lycée, serait elle aussi victime de violences de la part des deux frères, également voisins de la famille. "Giflée et agrippée au cou", l'agression lui a valu une ITT de 2 jours et une absence d'une semaine.

La mère de Lola ne souhaite aujourd'hui "plus avoir à faire à l’école" et s’est donc directement adressée au recteur pour qu’une solution soit trouvée : "Je ne veux pas semer la zizanie, mais simplement que l’établissement cesse de porter des œillères".

*Lola: Nom d'emprunt

La mère de Lola demande que sa fille soit changée de classe
La mère de Lola demande que sa fille soit changée de classe

Elle a décidé d'interpeller le recteur
Elle a décidé d'interpeller le recteur

Le conflit va même au-delà de l'enceinte de l'établissement de Saint-Benoît, l'aînée de la famille serait également victime de violences
Le conflit va même au-delà de l'enceinte de l'établissement de Saint-Benoît, l'aînée de la famille serait également victime de violences
Mercredi 18 Mars 2015 - 17:02
GG
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1.Posté par sinsonido974 le 18/03/2015 17:32
Au nom du principe de précaution, on finira par tomber dans l'excès et la paranoïa à vouloir trop protéger nos chérubins. Mon cas personnel : Il y une vingtaine d'années, ma fille était scolarisée en moyenne section à l'école primaire de Desbassyns, grande montée, Ste-Marie. Un matin, au moment de l'heure de la récréation, leur jeune maîtresse, originaire de rivière St Louis a dit aux petits : " allez les enfants, tous dehors et allez vous amuser qq instants avec vos camarades ". Un garçonnet l'a rapporté à sa mère qui furax, est venu tancer l'enseignante en déclarant qu'elle avait traumatisé son enfant par ses paroles. Et qu'en métropole, cela ne se passait pas comme ça. Au final elle a réussi à faire sanctionner la pauvre maîtresse, en faisant jouer des gens hauts placés. J'ai revu cet enseignante quelques années plus tard et m'a dit avoir abandonné le métier et vouloir s'occuper uniquement de son foyer. Quel gâchis !

2.Posté par areteksa le 18/03/2015 18:42
Dans de tels cas (je parle en général) ceux qui devraient agir et ne le font pas sont à la fois laxistes (c'est tellement plus cool de ne rien faire), inconscients et de fait complices des "persécuteurs".
Ce n'est pas une attitude qu'on attend en principe du personnel de l'éducation nationale.

Les enfants à l'école, quels que soient leur âge, sexe, origine, religion etc, doivent y trouver un climat propice aux études et être protégés des agressions éventuelles dès qu'elles se manifestent.

Laisser impunies les violences des machos en herbe c'est aussi risquer de les encourager à avoir des comportements violents bien plus graves quelques années plus tard.

3.Posté par affreux loup le 18/03/2015 18:59
Chqngez d ecole vos enfants...faut pas attendre quoi que ce soit du rectorat !!

4.Posté par Bran le 19/03/2015 00:11
Dans le doute ça coûte quoi au recteur de changer l'enfant de classe ? Sérieusement ?

Les responsables préfèrent prendre le risque de traumatiser définitivement un enfant ? Et que fait la directrice et l'enseignant ? Comment est-il possible que de tels agissements perdurent ?

L'Education nationale c'est un peu comme la grande muette, toujours un peu de mal à reconnaître d'éventuels manquements.

5.Posté par Métisse974 le 19/03/2015 07:24
Ils attendent que l'enfant se suicide pour réagir!

6.Posté par Bob le 19/03/2015 08:40
Changer de classe : ça se reproduira avec un autre élève. Il faut arrêter ces attaques à charge contre une école, un enseignant, une directrice. Il fait trouver un moyen pour aider ces parents a comprendre que ce n'est pas nécessairement du harcèlement. Pourquoi pas une aide a la parentalité, un accompagnement .... Ce n'est pas toujours la faute du système ....

7.Posté par affreux loup le 19/03/2015 09:17
5.
faut arrêter de déconner..les faits sont suffisamment graves pour le changement d'école, ainsi que le suivi psychologique des "tortionnaires"... que les enfeignants fassent leur boulot !! plutôt que de faire les sourds et aveugles comme quasiment toujours !

8.Posté par Ten le 19/03/2015 10:49
Post 1 : un cas n'est pas une generalité...... le harcelement scolaire existe bien et souvent par peur de leur réputation les enseignants et responsables ferment leurs yeux, on sait à quel point les enfants peuvent être cruels entre eux, dans ton cas il s'agissait d'un parent bien con qui se prennait pour je ne sais qui et des cas comme ça il y en a aussi partout.

9.Posté par Fieleuse974 le 19/03/2015 13:01
Le problème est beaucoup plus complexe que vous ne l'imaginez.... Le rectorat comme beaucoup d'autres administrations est touché par l'OMERTA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ceux qui osent parler et dénoncer... on s'en débarrasse!!!!! et cela va très loin croyez moi (j'en ai malheureusement fait l'expérience), la dénonciation calomnieuse, les cabales... sont monnaie courante!!! donc certains ont peur et préfèrent se taire, d'autres au contraire en profitent pour avoir primes, et monter dans l'échelle... c'est comme ça dans la fonction publique!!!! c'est loin du pays de Candy!!!!

10.Posté par môvélang le 19/03/2015 17:45
tant qu'on ne la tue pas ou qu'elle ne se suicide pas, ce n'est pas grave

11.Posté par Fieleuse974 le 19/03/2015 20:22
POSTE 10: oh ... même morte... ce n'est pas grave... on ferra un joli discours à la télé... et instant de silence hypocrite dans les établissements de l'ile comme quand un surfeur se fait manger par un requin... et puis tout continuera... dans le silence d'OMERTA.

12.Posté par fred le 07/04/2015 14:14 (depuis mobile)
Bjr
Meme pb avec ma fille je vais devoir la faire redoubler pour changer d ecole.
Personne bouge a l ecole et au dessus ils ont gagne la violence gagne tj ils sont proteges

13.Posté par Payet le 14/04/2015 10:17 (depuis mobile)
1/J'aimerais vraiment rentrer en contact avec cette maman.j'ai changer mon fils de cette même ecole et classe en décembre 2014.mon fils se faisait malmener par la brute de la classe depuis un moment.chamailleries d'après la directrice.suite post 2

14.Posté par Payet le 14/04/2015 10:21 (depuis mobile)
2/la situation a vite dégénérée,le petit monstre a coincé mon fils dans les toilettes,a baisser pantalon et slip,et caresser les fesses!!!!contact avec la directrice qui minimise la situation,refuse de prendre mesures ni contact avec les parents....

15.Posté par Payet le 14/04/2015 10:24 (depuis mobile)
3/mon fils a été traumatiser par tout Ca.il était angoissé d'aller en classe.le jour ou il s'est casser la jambe a la maison,je l'ai garder chez moi.la directrice m'a menacé de prévenir l'inspectrice si il ne venait pas a l'école.on a déménager.

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