Société

Une cinquantaine de familles contre le projet de Zac de la Rivière des Galets


Une cinquantaine de familles contre le projet de Zac de la Rivière des Galets
Aucun projet d'urbanisme n'est simple. La mairie du Port en fait une nouvelle fois l'expérience. Elle pensait avoir bouclé son projet de Zac Rivière des Galets en le présentant à la presse la semaine dernière, mais c'était sans compter sur la ténacité d'une cinquantaine de familles propriétaires des terrains préemptés. Une réunion entre le maire et les représentants des familles a eu lieu ce lundi dès 8h, mais n'a pas permis de résoudre le conflit.

Dans les 14,5 hectares de la Zac située au-delà de la zone des concessionnaires auto de la Rivière des Galets, les propriétaires gardent un peu plus de 8 hectares. Sur le périmètre restant (6,2 ha) , la mairie et son aménageur (la SEDRE) prévoient de sortir 230 logements dont 176 logements locatifs sociaux et en accession, une zone artisanale (5.000 m2) et "un équipement public dont la nature n'est pas déterminée", dixit Jean-Yves Langenier, maire du Port. Des zones sont aussi réservées à des logements privés.

Le point d'achoppement entre les propriétaires et la mairie tient dans l'assujettissement des premiers à une participation dite "aux équipements publics". Cette participation permet de contribuer au financement des travaux de viabilisation de la ZAC, nécessaires avant toute construction. Cette participation, fixée à 80 euros le mètre carré a été instaurée par délibération du conseil municipal du 29 novembre 2011.

Les familles contestent ce montant jugé trop élevé. "Nous sommes d'accord pour payer cette participation mais pas à 80 euros", informe Krishna Coutaye, porte parole du collectif Zac Rivière des Galets, un collectif des différentes familles qui s'est formé tout récemment, il y a deux semaines. Les familles se disent prêtes à verser "40 euros, surtout que l'équipement public promis par la mairie n'est à ce jour pas connu", rappelle Krishna Coutaye. Un montant revu à la baisse serait légitime, explique-t-il, au regard de la situation "très sociale" de certaines familles.

La mairie justement, avait pris les devants en annonçant dès la semaine dernière que le versement de la contribution des familles pourrait se faire sur plusieurs années, jusqu'à 6 ans. Cette annonce n'a pas suffi à calmer les velléités.

Devant ce blocage, un autre membre du collectif entrevoit l'ultime solution d'une plainte pour trancher le litige. En attendant d'embrayer sur le terrain juridique, les familles promettent de se faire entendre dès cette fin d'après-midi. "Nous serons devant l'hôtel de ville à 17h, juste avant le début du conseil municipal". "50 familles, c'est aussi 500 électeurs", fait-on savoir du côté du collectif.
Lundi 23 Décembre 2013 - 16:05
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par ndldlp le 24/12/2013 00:39
faut payer le juste prix.
point barre.

2.Posté par Futures zones à problèmes le 24/12/2013 13:56
Et encore ne savent-ils rien des problèmes, intrinsèquement liés à ce type de constructions, qui les
attendent une fois ces cageots, ou encore clapiers, achevés et occupés.

Depuis que je suis à la retraite, je n'arrête pas de visiter La Réunion, de long en large, et il m'arrive parfois de musarder dans les zones périphériques des villes où sont en majorité implantées les "cités". Je suis frappé par l'analogie des situations rencontrées partout à la Réunion, à un degré toutefois moindre, comparativement à ce que l'on peut trouver en France métropolitaine.

Ces cités sont généralement des zones désorganisées, composées d'habitats insalubres et sous-équipés, avec des constructions propres à menacer ruine. Les résidents vivent, entassés verticalement, dans des blocs impersonnelles, en béton préfabriqué, la plupart du temps construits à la hâte et plantées au milieu de parkings. Elles sont généralement édifiées à l'écart du centre ville et ont de ce fait la réputation d'être difficile à vivre.

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