Social

Une assistante familiale se bat depuis deux ans pour retrouver sa "fille de coeur"


Une assistante familiale se bat depuis deux ans pour retrouver sa "fille de coeur"
Il y a un peu plus d'un an, Zinfos relatait l'histoire de la petite Marie* et de Michèle*, assistante familiale (lire l'article). Séparées de force, Michèle n'a toujours pas de nouvelles de la petite fille, aujourd'hui âgée de 10 ans.

Au début de cette année, l'enquête a suivi son cours : Michèle a été mise en garde à vue, puis c'est son mari qui a été entendu. Malgré cette épreuve, la dame se dit toujours aussi déterminée, mais l'attente se fait bien longue... Cela fait deux ans qu'elle n'a pas vu Marie, qu'elle apprend ici et là que la petite se porte bien, mais sans plus.  "On a appris qu'elle est 'vide' mais pour l'administration tout va bien. J'ai reçu un courrier de la tutrice, sa grande sœur, qui demande de l'aide. Elle a écrit au juge, pour dire qu'elle n'a plus de nouvelles et que le service social n'entend pas ses appels", explique Marie-Lebon, présidente de l'UDSPAFAM (Union Départementale des Syndicats Professionnels des Assistants Familliaux et Assistants Maternels).

Le procureur a également été interpellé par la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar. "Au Conseil général, le dialogue s'est renoué. Il y a une écoute, les portes sont ouvertes", assure Marie Lebon. Mais l'enquête de la gendarmerie a démarré tard et se poursuit actuellement (Michèle s'est rendue au commissariat pour une audition simple au mois de juin dernier). Du coup, le procureur ne peut pas traiter le dossier et doit attendre les conclusions de l'enquête.

Un cas similaire en 2003, l'enfant vient de retrouver sa famille d'accueil

"Cela ne devrait plus être nos affaires mais on travaille avec nos cœurs. Nous réparons les enfants pendant des années, on veut leur donner une nouvelle image de la société et les aider à s'en sortir. Notre profession est abandonnée par les pouvoirs publics", dénonce Marie Lebon qui soutient beaucoup Michèle dans son combat. Une pétition circule d'ailleurs sur la toile (pour signer la pétition)

Plus que jamais, ces assistantes familiales ont espoir. Il y a quelques semaines, un événement leur a donné du baume au cœur : une jeune fille a retrouvé sa place au sein de sa famille d'accueil d'origine. En 2003, Isabelle*, âgée de 9 ans, est retirée du jour au lendemain de la famille d'accueil dans laquelle elle était depuis bébé. La mère biologique voulait la récupérer. Ballotée de maison en foyer, Isabelle avait finalement été replacée dans une nouvelle famille d'accueil, sur décision du juge... Après de nombreux rebondissements et une adolescence difficile, la jeune fille, aujourd'hui âgée de 16 ans, a retrouvé sa famille d'accueil d'origine au début du mois de juillet.

Marie Lebon espère que Marie pourra également retrouver sa maman de cœur, le plus rapidement possible...

*Marie, Michèle et Isabelle sont des prénoms d'emprunt.
Lundi 19 Juillet 2010 - 17:18
Melanie Roddier
Lu 2098 fois




1.Posté par Marie le 19/07/2010 21:50
Comment ne pas être sensible quand nous travaillons avec des enfants, ces enfants arrivent dans notre familles avec leur histoire (plus ou moins tragique ou la souffrance font partis de leur quotidien ) ou nous arrivons parfois a "gommer " afin qu'ils deviennent des adultes normaux . Nous nous attachons suffisament ,des liens se crées forcément . IL faut que l'on s'attache pour pouvoir travailler et donner . Et le plus difficile dans ce métier c'est l'accueil des bébés ou tout se crée autour de lui et quand on vous le retire pour "suspicion " quand le principe de pécaution pévaut sur l'accueil ,toutes souffrances resurgissent. car nous ne sommes pas préparés à celà.
Il faut savoir que dans notre métier nous sommes dans les soins des enfants et méconnus par l'ensemble des citoyens , pense que ce métier est d'une facilité nous ne faisons pas que la garde d'enfant , nous sommes l'équilibre des enfants en danger en souffrance ou nous effaçons comme savent faire les "bonnes fées " dans les histoires. Nous sommes les réparatrice de leurs" horloges biologiques" .Nous sommes des "panseurs de maux " et nous savons pour eux. C'est pour cela que l'on se bat pour une reconnaissance de ce métier . Ne me demandez pas pourquoi je fais ce métier. Je ne saurais vous répondre ......... Mais il ya une chose que je sais je ne ferai rien d'autre car dans ce métier j'ai su donner vraiment d'une main et je n'attends rien d'autre . Mais quand j'e "sauve " un gamin de l'aide sociale à l'enfance , je suis trop contente . et je dis Merci ...

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales