Municipales 2014

Un second tour qui confirme les tendances du premier...


Un second tour qui confirme les tendances du premier...
Les résultats de ce second tour des  municipales peuvent être analysés à l’échelle de la semaine qui vient de s’écouler. Et dès lors, la leçon qu’il convient de retirer, c’est que le second tour n’a suscité aucun revirement de situation.

Les résultats de ce dimanche n’ont fait que conforter les tendances exprimées la semaine dernière. Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir cherché pour tous les candidats du premier tour, qui étaient à la peine le 23 mars, à créer une nouvelle dynamique. Point de dynamiques nouvelles nulle part et quelles que soient les stratégies déployées. Qu’il s’agisse de celle de l’union de la Droite à Saint-Denis, de celle du rejet des pratiques honnies du passé qu’incarneraient ceux qui faisaient la course en tête au Tampon, à Saint-Paul ou à Saint- André, ou encore de celle des soutiens recherchés chez l’adversaire, ou auprès de d’autres familles politiques, comme à la Possession ou au Port.

Entre les deux tours, l’électeur se déjuge rarement et l’abstentionniste du premier tour, s’il retrouve le chemin des urnes, ce n’est presque jamais pour permettre à la tendance affichée d’être inversée. Dit autrement, contrairement à ce qui est souvent avancé, le second tour est très rarement une "nouvelle" élection mais bien au contraire la poursuite de celle déroulée au premier tour. Dès lors, point de surprise au second tour, pas plus à La Possession qu’à Saint -Paul, au Port ou à Saint-Denis, et on pourrait ainsi passer en revue l’ensemble des communes. Les échecs de Roland Robert, d’Huguette Bello, comme d’Henri Hyppolite étaient programmés, il suffisait d’accepter de lire les résultats de dimanche dernier.

Du terrain, du terrain et du terrain

Si aucune inversion ne s’est produite au second tour, il conviendrait alors de s’interroger sur ce qui a préparé et amené les résultats du premier tour. Et là on n’est plus à l’échelle d’une semaine. Mais sur un temps bien plus long. A ce titre, la situation de Saint-Denis est alors exemplaire. Par quel miracle René-Paul Victoria aurait-il pu prétendre à être élu après tout le spectacle qui nous a été donné de voir pendant des mois et qui a bloqué son entrée en campagne, pendant que Gilbert Annette lui et les siens étaient en permanence sur le terrain ? La stratégie de Joseph Sinimalé à Saint-Paul, mais aussi celle de Tak au Tampon, ou celle de Virapoullé à Saint-André, et on peut dire la même chose de celle de Marco Boyer à la Plaine des Palmistes, qui, à l’inverse, qui ont  amené les intéressés à refuser de suspendre leurs conduites aux décisions de leurs "amis", pour faire du terrain sans relâche dès qu’ils ont décidé de se lancer dans la bataille se sont révélées payantes.

Il est vrai qu’avec Sinimalé et Tak on tient là deux experts qui ont érigé ces pratiques en art majeur. Du coup Victoria, ou non, tête de liste de la droite à Saint-Denis, l’échec était inéluctable, et incontestable était aussi la part de Didier Robert dans cet échec. A l’inverse, à Saint-Paul, si Sinimalé a triomphé, la part de Didier Robert dans sa victoire n’est certainement pas des plus larges, et il n’est pas exagéré de penser que non seulement sans lui, mais même contre lui,  l’ancien maire de Saint-Paul, comme les anciens maires de Saint- André et du Tampon, aurait gagné les municipales.

L’union à droite, dont l’air a déjà été repris en refrain dès ce soir, va se voir disputer plusieurs pères ou mères dont l’un au moins, Didier Robert, pour une légitimité des plus discutables. Avec le retour de 2 ténors de droite, ou du centre, qu’importe, tant ces deux là, Virapoullé et Tak, se sont retrouvés, dans à peu près tous les partis que comptent le Centre et la Droite en France, Didier Robert est le grand perdant de ces élections, pire il est celui qui a amené ses troupes à la bérézina. Les semaines et mois qui vont suivent montreront s’il est encore en capacité de se faire entendre.

Les cumulards sanctionnés

Sur le temps long, l’autre chose qui apparait clairement c’est qu’on ne peut plus cumuler un mandat de parlementaire et un mandat de maire, malgré les organisations qu’adoptent les intéressés et l’énergie qu’ils déploient, même si Thierry Robert, constitue en la situation, une exception et Michel Fontaine bénéficiant d’un contexte particulier. Les électeurs ont ainsi devancé l’application de la loi sur le non cumul en le faisant savoir à Jean-Claude Fruteau, comme à Patrick Lebreton dans une moindre mesure. Jean-Jacques Vlody et Huguette Bello l’ont appris à leur détriment, leur travail de parlementaire, comme le bon bilan de son mandat mairal pour Bello, n’y pouvant rien, alors que de surcroit tous les deux étaient confrontés aux deux experts que sont TAK et Sinimalé.

Même s’il est vrai que pour Huguette Bello, il y a une autre raison à son échec. En effet de feu le PCR au Front National, tous les partis politiques se sont ligués explicitement, à l’exception du LPA de Thierry Robert, qui lui a opté pour une attitude toute en retenue publique mais tout autant déterminée, pour la faire échouer. L’échec encaissé, cette union sacrée pourrait avoir le triomphe court tant son onde dévastatrice pourrait se retourner contre leurs auteurs et permettre à Huguette Bello de rebondir. Au moins pour deux raisons. La première c’est que rentrée en politique avant 1981, Huguette Bello a été éduquée au militantisme d’opposition bien plus solide et construit que le militantisme municipalisé, très friable.

L'émergence du PLA et du PLR

La seconde c’est que son parti, le PLR, enregistre une victoire, qu’on pourrait qualifier d’historique, si le terme n’était pas souvent galvaudé, avec l’élection d’Olivier Hoarau, au Port. Et qu’il est également partie prenante de la majorité autour de Vanessa Miranville qui a chassé, à la Possession, Roland Robert, qui avait fait basculer la commune en 1971, en donnant au PCR une victoire mémorable.

Le paysage politique se précise au second tour de ces municipales. La Droite et le Centre emportent incontestablement les élections et la question de son leader, sur fond de contentieux très lourd à apurer, est ouverte. Les forces sont en place pour les manœuvres qui vont s’amplifier. Dans ce dispositif, Thierry Robert et son parti le LPA occupent une place stratégique et centrale. 

Le PS, s’il limite incontestablement la casse risque de ne plus avoir beaucoup d’énergie pour faire fructifier ses divisions. Quant aux néo-communistes, ils disposent avec le PLR d’une structure dont l’implantation est réussie. Reste à savoir si les orphelins du vergéssisme se satisferont de cette situation ou  lanceront leur nouveau mouvement.                 
Lundi 31 Mars 2014 - 08:03
Eliard de Laleu
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1.Posté par noe le 31/03/2014 09:51
On devrait supprimer la notion de "Gauche" ..
Les gens quand on leur dit qu'ils sont "gauches" montrent des signes de dégénérescence caractérisée (idiotie , toc , incapable , .... que du négatif!) ...

Vive la Droite qui est de retour !

2.Posté par titi974 le 01/04/2014 12:04
Palmiplainois je trouve lamentable le couverture des élections municipales de la Plaine des Palmistes de la part d 'Antenne Réunion par rapport autres villes certainement que dans les hauts on doit être considérer comme quantité négligeable , il suffit de suivre la météo sur cette chaîne soit disant d 'informations pour s 'apercevoir que la Plaine n 'y est quasiment jamais cité

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