Faits-divers

Un numéro spécial pour traquer les pyromanes

Il ne s'agit pas d'une chasse à l'homme mais ça y ressemble presque. Même si l'essentiel des efforts humains se concentre sur la lutte contre le feu, des hommes très discrets agissent déjà dans l'ombre depuis hier. Leurs investigations pourraient être accélérées à tout moment par un indice communiqué à un numéro spécial, ouvert dès aujourd'hui. Explications.


Le capitaine Paulo de la compagnie de Saint-Paul attend beaucoup des indices provenant de la population
Le capitaine Paulo de la compagnie de Saint-Paul attend beaucoup des indices provenant de la population
 
Pendant que les tuniques des pompiers et des agents ONF s'agitent dans tous les sens pour contrer la propagation des flammes, celles de la brigade criminelle de la gendarmerie agissent en marge. Bien que moins porté à la vue des médias, le travail des hommes des brigades de l'île n'en est pas moins important. Pour que ce type d'incendie soit enfin puni.

Quelques minutes après le départ du préfet du poste de commandement de la route forestière des tamarins, les mots de Michel Lalande raisonnent encore dans toutes les consciences. "Arrêter cette main incendiaire", ou plus probablement "ces mains incendiaires" devenait une priorité toute aussi importante que la lutte contre les flammes elles-mêmes. 

Tout renseignement est bon à prendre

Le colonel de gendarmerie, Jean-Pierre Michel, "numéro un" des gendarmes à la Réunion, explique les mesures mises en place depuis l'incendie du Maïdo version 2011. "Une ligne dédiée a été ouverte, il s'agit du 02 62 55 48 77". Le colonel complète en délivrant un message on ne peut plus clair : "toute personne qui pense avoir des informations ou ayant vu des choses suspectes dans l'après-midi d'hier est vivement invitée à joindre cette ligne spéciale". Tout renseignement semble bon à prendre.

Un peu plus tôt, Michel Lalande expliquait que les témoignages attendus pouvaient évidemment provenir des différents sites concernés. En clair, il ne s'agit pas que des feux du Maïdo mais aussi de ceux de la Grande Chaloupe ou de la Rivière des Galets. Tous ces foyers ont pour point commun d'avoir été déclenchés dans un laps de temps très court hier.

Ce mercredi après-midi, au niveau du premier foyer signalé hier au Maïdo, un hélicoptère devait hélitreuiller (à cause de la difficulté d'accès de la ravine concernée) une équipe de techniciens de l'investigation criminelle. Le mince espoir de la puissance publique est d'y retrouver, dans un rayon raisonnable, des indices laissés sur place par le ou les auteurs.

2010 restera à jamais impuni

Le capitaine Dominique Paulo, commandant de la gendarmerie de Saint-Paul ajoute pour sa part qu'un individu a bien été questionné hier soir. "Une personne a été entendue mais a été relâchée faute de preuves". On parle plus donc de "témoin", concernant ce dernier, que du pyromane que tout le monde recherche. La tension est d'ailleurs vive depuis hier. Nombre d'automobiles sont inspectés par les gendarmes en poste fixe à des entrées stratégiques des routes des hauts. "25 gendarmes patrouillent sur les différentes zones", conclut le capitaine Paulo.

Dès hier soir, une cellule d'investigation spéciale a été mise sur pied. "Quinze militaires seront dédiés uniquement à cette tâche d'investigation", précise le colonel Jean-Pierre Michel. Les sections de recherches de Saint-Denis, de Saint-Paul, de Saint-Pierre et la brigade départementale rapprochée et d'identification criminelle doivent "recouper les informations provenant des différents incendies constatés ces derniers jours ou semaines dans leurs secteurs respectifs", affirme le colonel. 

Enfin, cette cellule sera divisée en deux sous-groupes. Le premier comprendra les techniciens, véritables spécialistes de la constatation sur le terrain. Le second, fixe celui-là, intitulé "cellule d'information et de rapprochement judiciaire", est chargé d'exploiter les indices éventuellement trouvés sur le terrain. La tâche s'annonce d'ores et déjà peu aisée. 

Pour rappel, l'enquête sur l'origine de l'incendie de 2010 s'est clôturée sans qu'aucune piste sérieuse ne soit exploitable. Son ou ses pyromanes resteront à jamais impunis.  

--------------
Rappel de la ligne directe de la gendarmerie ouverte à toute personne susceptible d'aider les enquêteurs :
02 62 55 48 77

Les enquêteurs sont bien là. A deux pas du poste de commandement de la route forestière des tamarins
Les enquêteurs sont bien là. A deux pas du poste de commandement de la route forestière des tamarins
Mercredi 26 Octobre 2011 - 17:30
ludovic.grondin@zinfos974.com
Lu 2117 fois




1.Posté par shen le 26/10/2011 18:38
Trop tard comme toujours,

Les forces de l'ordre et l'ONF ne peuvent pas anticiper ?. C'est pas difficile, une fois que Antenne Reunion a célébré l'anniversaire du feu de maido 2010 au 19H00 il fallait être sur le terrain !!!

2.Posté par Noé BABET le 26/10/2011 19:25
noe974
IL faut tout faire pour mettre la main sur ce ou ces pyromanes ...Ces gens s'amusent à détruire notre patrimoine par jeu , par vengeance , par bêtise ....ils connaissent bien tous les sentiers et la manière de faire prendre les feux quand ils sont loin ....avec du retardant ....
Est-ce que ce ne sont pas les éleveurs clandestins des hauts ? des individus vivant en autarcie ?

3.Posté par P Collet le 26/10/2011 19:30
C'est bien d'enquêter mais qu'est ce qui va inciter ceux qui pourraient savoir à s'adresser aux gendarmes ? Une rétribution d'un montant incitatif ça pourrait surement aider.

4.Posté par Baster le 26/10/2011 22:38
Il faut lancer un appel sur Freedom :) les coupables seront denoncés par les voisin, mères, pères, frères ou soeurs, son chien... sa chèvre !!! Bref sur Freedom y aura bien quelqu'un pour ouvrir son museau non ?

5.Posté par RIVIERE Pierre, Georges le 26/10/2011 23:01
Je partage entièrement le point de vue de SHEN (post1). J'ai été choqué par la "célébration", sur Antenne Réunion, de l'anniversaire des incendies de 2010. L'actualité est suffisamment riche en catastrophes de toutes sortes pour que les médias ne se sentent pas obligés de revenir sur des épisodes aussi tristes, pour les défenseurs de l'environnement , que les incendies qui ont ravagé les hauts de l'ouest en octobre 2010. Quant aux autorités qui avaient affirmé, haut et fort , que toutes les mesures avaient été prises pour que pareille catastrophe ne se reproduise plus, je ne voudrais pas être à leur place. Le fameux avion bombardier d'eau seait déjà positionné. On n'attend plus que les choses évoluent; autrement dit, que la forêt disparaisse entièrement. Quelles que soient les motivations des incendiaires, les sanctions devront être à la hauteur de ce qu'on pourrait assimiler à un crime contre l'humanité. Il faudrait déjà que nos limiers (un mot souvent employé dans la presse mauricienne) parviennent à mettre la main sur le ou les incendiaires. Des incendies criminels détruisent régulièrement des hectares de broussailles, un peu partout dans l'île et notamment à la Montagne sans qu'on ait jamais, ou presque, arrêté un quelconque allumeur de feux. Je n'emploie pas, volontairement, le mot pyromane, ce serait déjà lui trouver des circonstances atténuantes...

6.Posté par Commando Marine le 27/10/2011 04:05
4.Posté par Baster le 26/10/2011 22:38
Il faut lancer un appel sur Freedom :) les coupables seront denoncés par les voisin, mères, pères, frères ou soeurs, son chien... sa chèvre !!! Bref sur Freedom y aura bien quelqu'un pour ouvrir son museau non ?
Bien dit ! Ces criminels doivent être identifiés et mis hors d'état de nuire . Freedom est la meilleure radio de la run. Je me rappelle que c'est grâce à elle que le gourou de la secte du coeur douloureux de Marie a été arrété .

Vive freedom et didier robert. Vive le parc des hauts et vive la France.
Allon zenfans de la patri i eu le jour de gloire est arrivé.

7.Posté par Ras le bol le 27/10/2011 10:07
C'est bien "beau" tout ça, mais à quoi bon un numéro, quand on sait que si le coupable se fait prendre il se trouvera toujours un imbécile pour le défendre, lui trouver des circonstances atténuantes et le remettre en liberté sans même respecter la peine qui serait susceptible de lui être infligée ! Pourquoi un numéro quand on sait qu'il se trouvera toujours un autre imbécile qui pensera qu'avec quelques cachets quotidiens le pyromane en question ne le sera plus ? Au lieu d'un numéro de téléphone, à quand la mise en place de peines exemplaires pour tous ces dangers publics, parfaitement conscients de leurs actes et des conséquences ? A quand de vraies sanctions et non des procès interminables qui ne justifient que le salaire des hommes de loi, des psychologues en tout genre et laissent toujours un sentiment d'injustice bien amer !!! A quand de vraies mesures ???

8.Posté par BIEBER le 31/10/2011 07:39
pourquoi pas des anciens pompiers qui ont fait le coup ?????

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales