Un nouveau cas d'une variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), la forme humaine de la maladie de la vache folle, a été signalé dans l'Héxagone.
Selon le dernier point du réseau national de surveillance de la maladie, il s'agit là du premier cas recensé depuis trois ans et le 26ème cas répertoriés depuis 1996 en France.
Le vMCJ, forme humaine de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou vache folle, est lié à l'ingestion de produits bovins contaminés, comme la cervelle par exemple. A ce jour, sur ces 26 cas de vMCJ (12 hommes, 14 femmes), tous sauf le dernier sont décédés.
Les 25 décès sont intervenus entre 1996 et 2009: en 2006, (1 cas), 2000 (1 cas), 2001 (1 cas), 2002 (3 cas), 2004 (2 cas), 2005 (6 cas), 2006 (6 cas), 2007 (3 cas) et 2009 (2 cas). La médiane des âges lors du décès ou du diagnostic est de 37 ans (entre 19 et 58 ans). Parmi eux, huit patients résidaient en Ile-de-France et 18 en Province.
Une des victimes avait séjourné très régulièrement au Royaume-Uni pendant une dizaine d'années à partir de 1987. La Grande-Bretagne, où est apparu l'épidémie de la vache folle, compte, selon les derniers chiffres arrêtés au 11 juin 2012, un total de 176 cas du nouveau variant, tous décédés.
Aucun traitement pour enrayer la maladie une fois déclarée
Une fois contaminé, la période d'incubation est particulièrement longue et peut se compter en années, voire en décennies. Les premiers symptômes ressentis sont des troubles de l'équilibre et de la sensibilité, puis enfin apparaît la démence. Il n'existe actuellement aucun traitement contre cette maladie qui, une fois déclarée, est fatale.
















