Social

Un mouvement intersyndical émaillé d'incidents

Le mouvement de protestation de l’intersyndicale contre la politique gouvernementale a démarré ce matin devant le Jardin de l’Etat à Saint-Denis. Il a attiré environ 1.200 salariés, syndicalistes, et politiques aussi. La manifestation s’est terminée vers midi devant la préfecture. Certains comptent reconduire le mouvement dès demain.


La manifestation s’est inscrite aujourd’hui dans un mouvement national. Dans le nord de l'île, les manifestants ont commencé à se rassembler dès 9h devant le Jardin de l’Etat: CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires, la SAIPER, le SNALC, Lutte ouvrière, le FSU, l’UFAL, et l’UNOSTRA ont voulu, de par ce mouvement social, dénoncer la politique du gouvernement actuel. Une politique "inacceptable" en cette période de crise...

L’objectif était d’exprimer d’une seule voix le "raz-le-bol" face à un pouvoir qui démantèle les services publics et ne privilégie que le patronat. L’intersyndicale déplore aussi l’"esquive" du secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Yves Jégo, en visite actuellement sur le département. "Il fuit les syndicats comme la peste", s'inflige Jean-Claude Bénard, délégué syndical de l’Union Syndical.

"Nous voulions lui dire que la baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage et la casse des services publics remet tout le système en cause" ajoute-t-il se disant satisfait de ce mouvement mais regrettant toutefois que le secteur privé n'ait pas été plus présent, car "ils n'ont repris le travail qu’à la deuxième quinzaine de ce mois de janvier".

Certains partis politiques étaient là pour dire "halte à l’injustice libérale, à l’exploitation et au mépris". Le NPAR (Nouveau Parti Politique Anticapitaliste Réunionnais) n’a pas mâché ses mots. Il est aujourd'hui descendu dans la rue pour "bien faire comprendre à la minorité qui nous dirige que nous sommes en démocratie, que nous sommes nombreux et que nous disons stop".

Le Parti de gauche exige, lui, le bouclier social: "la crise économique mondiale est une crise du capitalisme, qui a encouragé l’endettement. En donnant tout pouvoir à la finance, il a mis nos vies à la merci des cours de la bourse". De plus, ils accusent le président Nicolas Sarkozy d’aggraver la crise, en adoptant un plan de sauvetage qui ne sauve que les banques et laisse couler les entreprises. "Il veut faire payer la facture aux travailleurs" pouvait-on lire sur un tract.
Huguette Bello était devant le Jardin de l’Etat pour montrer du doigt un gouvernement de la droite qu’elle juge la plus dure. "C’est un gouvernement qui ne donne plus aux Français les moyens de se soigner, d’envoyer les enfants à l’école où on supprime les postes et où on porte atteinte à tous les droits".
Les fonctionnaires de la Poste, des impôts, du Trésor Public, de RFO, et de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) étaient là pour dénoncer des conditions de travail qui se dégradent et une privatisation qui se généralise.

"Nous sommes là pour dénoncer la politique de privatisation que le président met en place. Nous voulons défendre la péréquation tarifaire, le manque de personnel dans nos services et notre pouvoir d’achat qui ne cesse de diminuer", s’exclame Jean-Luc Vélia, secrétaire départemental de la CGTR-PTT.

Après la prise de parole de chaque représentant syndical, un petit groupe de manifestants a décidé de bloquer le Barachois, estimant que ce mouvement n’a pas de sens si l'action ne va pas plus loin. "Ils faut continuer à les enquiquiner" criaient certains. D’autres avaient des revendications bien plus précises: "la Réunion ne peut plus être le pôle de l’immigration de l’Océan Indien. 60% des Réunionnais sont en dessous du seuil de pauvreté. Le Réunionnais de souche n’a plus droit à rien. Le gouvernement nous pousse à une guerre civile", crie Fabrice Dijoux, porte-parole de FO à la Mairie de Saint-Denis. Après un sitting d'environ une heure, ces derniers manifestants qui refusaient de libérer la voie, ont été dégagé manu militari, ce qui a eu pour effet de déclencher la colère et l'incompréhension.

Si certains ont déclaré vouloir se concerter avant de renouveler l’opération, d’autres ont dores et déjà appelé à reconduire le mouvement dès demain. Aucune délégation n’a demandé à être reçue par le premier représentant de l’Etat, le Préfet Pierre-Henry Maccioni, estimant que c’est le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo qui aurait dû venir instaurer le dialogue.
Jeudi 29 Janvier 2009 - 18:15
Karine Maillot
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1.Posté par vincent defaud le 29/01/2009 19:42
Si le représentant de FO a réellement tenu de tels propos teintés de racisme, Les Verts-Réunion demanderont publiquement des explications à la centrale syndicale FO
Vincent DEFAUD
Secrétaire Régional des Verts-Réunion

2.Posté par Quel racisme ? le 03/02/2009 09:31
Je ne vois pas en quoi ces paroles seraient teintées de racisme. Par contre M Défaud trove normal que ce représentant de FO parle de "guerre civile"???? à propos d'un gouvernement démocratiquement élu.
M Défaut n'oubliez pas que Mme Voynet est arrivée DERRIERE M de Villiers à la dernière élection présidentielle...

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