Blog de Pierrot

Un détenu réunionnais en métropole privé de visites du fait de l'éloignement

Lundi 2 Mars 2009 - 23:53

Je vous propose ci-dessous un article pris sur le site de l'Observatoire international des prisons (OIP) relatif à la situation d'un détenu d'origine réunionnaise qui se voit privé de visites de sa famille du fait de son éloignement de son île natale, et de la sur-population des prisons réunionnaises.

Centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) : un détenu originaire de la Réunion privé de visite faute de rapprochement familial

lundi 2 mars 2009, par jesusparis

En raison de la surpopulation, un détenu, originaire de l’Ile de la Réunion, incarcéré au centre de détention de Liancourt (Oise) se voit refuser depuis plusieurs années son transfèrement vers un établissement pénitentiaire réunionnais. Eloigné de ses proches, il ne peut bénéficier de parloirs avec eux.

Condamné le 4 mars 2004 par la cour d’assises des Yvelines à 12 ans de réclusion criminelle, JMA est incarcéré depuis le 26 août 2004 au centre de détention de Liancourt dans un dortoir de dix personnes. Régulièrement, il formule une demande de rapprochement familial. Celle-ci est systématiquement refusée au motif que les établissements pénitentiaires de la Réunion sont surpeuplés. Début 2008, suite à un nouveau refus, il prend l’initiative d’informer la députée de la Réunion Huguette BELLO. Celle-ci interpelle, par courrier, la ministre de la justice quant à sa situation. Dans sa réponse, le 18 septembre 2008, la ministre souligne que « le surencombrement massif des établissements réunionnais n’a pas permis à ce jour d’accéder à la demande de JMA », puis précise que « l’ouverture en décembre 2008 du centre pénitentiaire de Domenjod va accroitre les capacités d’accueil sur l’île de la Réunion », et qu’ainsi « la situation de l’intéressé pourra faire l’objet d’un nouvel examen ».

Informé de la réponse de la ministre, JMA dépose une nouvelle demande de transfèrement, le 27 novembre 2008, afin qu’il soit mis fin à « cette situation pénible » pour lui et sa famille. Une énième requête qui apparemment n’a pas été prise en compte. Contactée par l’OIP le 12 février 2009, la direction interrégionale des services pénitentiaires de Lille, dont dépend le centre pénitentiaire de Liancourt, assure ne pas avoir trace d’une telle demande. Même réponse à l’administration centrale, contactée le même jour. Le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du centre de détention de Liancourt, contacté par téléphone et par fax, refuse quant à lui de répondre aux sollicitations de l’OIP.

L’OIP rappelle :

-  l’article 707 du Code de procédure pénale selon lequel « l’exécution des peines favorise, dans le respect des intérêts de la société et des droits des victimes, l’insertion ou la réinsertion des condamnés ainsi que la prévention de la récidive ».
-  l’article D.402 du Code de procédure pénale selon lequel « en vue de faciliter le reclassement familial des détenus à leur libération, il doit être particulièrement veillé au maintien et à l’amélioration de leurs relations avec leurs proches, pour autant que celles-ci paraissent souhaitables dans l’intérêt des uns et des autres. »
-  la règle pénitentiaire européenne n°17-1 qui prévoit que « Les détenus doivent être répartis autant que possible dans des prisons situées près de leur foyer ou de leur centre de réinsertion sociale » – la décision de la commission européenne des droits de l’homme du 20 octobre 1994 (requête Ismail Hacisüleymanoglu c. Italie) : « le fait de détenir une personne dans une prison éloignée de sa famille à tel point que toute visite s’avère en fait très difficile, voire impossible, peut, dans des circonstances exceptionnelles, constituer une ingérence dans sa vie familiale, la possibilité pour les membres de la famille de rendre visite au détenu étant un facteur essentiel pour le maintien de la vie familiale ».
Pierrot Dupuy
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1.Posté par RONDPRE 57 le 03/03/2009 08:01

Les délinquants condamnés ne devraient avoir aucun droit, ce serait çà le respect des victimes.
Les délinquants qu'ils soient Alsaciens, Lorrains, Corses ou autres.La Commission Européenne qu'elle arrête de prendre des décisions qui font que les Français votent NON à la construction de l'Europe. La commission c'est l'équivalent de l'Armée Mexicaine en Europe.

2.Posté par jean le 03/03/2009 08:12

c est triste mais bon il a fait quoi le gars ?

Y a t-il eu des victimes ? Qu'en pensent-elles ?
Bon d'accord il y en a qui vont dire faut pas tout mélanger ...


Mais les victimes, elles en pensent quoi et comment ça se passe pour elles ?

3.Posté par Trouillomètre au maximum le 03/03/2009 08:39

Fallait pas faire le con. Les visites il aurait pu en faire et en recevoir. Douze ans quand même ...

4.Posté par anonyme le 03/03/2009 10:24

C'est une blague ? La prochaine fois, qu'il exécute ses crimes à domicile, ce sera moins pénible pour sa famille, et les droits de l'homme. Et qu'il se console : à Guantanamo, ceux ci n'existent pas.

5.Posté par Gros Louis le 03/03/2009 11:45

Rapprochement familial??? Et puis quoi encore??? Nos enfants, nos amis sont obligés de vivre loin de nous pour des raisons que l'on connaît alors qu'ils auraient bien aimé être près de nous. Ils n'ont, quant à eux, commis aucun délit, aucun crime! Et compte tenu du prix du billet d'avion, on n'est même pas foutu de se voir de temps en temps!Qui doit bénéficier d'un rapprochement familial??? La question est posée, à vous de répondre!

6.Posté par G.Maillot le 03/03/2009 14:06

Il serait privé de visites ce monsieur? Il devrait s'adresser à Pierre, Paul, Jacques et Elie!
Quoique monseigneur pourrait, lui aussi, venir en aide à ce monsieur...
On est bien trop libre! Il faudrait demander à freedom de le faire rapatrier...Ils peuvent tout faire ces gens là!
Vivement demain...

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