Décidément, l'actualité invite à parler route du littoral. Il faut dire que la pétition lancée il y a quelques semaines par Jean-Pierre Marchau a réveillé la vieille opposition de l'ancienne majorité de la Région sur le sujet.
"Y'en a marre des gens qui se réveillent aujourd'hui ! Il y a eu dix ans pour les études. Désormais, il est temps de passer à l'action !" s'exclame la présidente du collectif "pour la nouvelle route du littoral" Sabine Montrouge.
Autour de la table d'un snack du front de mer de Saint-Paul, des membres du jeune collectif parlent chacun de leur expérience quotidienne avec la célèbre route.
"A chaque fois que j'ai besoin de monter sur Saint-Denis, je dois écouter les infos pour savoir si la route est basculée ou pas" raconte dépité Jean-Noël, agent technique de la CAsud. A ses côtés, Eugène, un enseignant habitant le chef-lieu mais qui dispense ses cours sur le Port tient à peu près le même discours. Une retraité : "Bien que j'ai le temps maintenant, mais à vrai dire on a jamais le temps", encore moins quand il s'agit de le passer dans des embouteillages, approuve-t-elle.
"Si tous les dix ans, un parti présente son projet…", les automobilistes seront toujours en galère poursuit le collectif. Le projet est quand même bien parti pour aboutir reconnaissent ses membres. A ce jour, et après la phase de concertation publique de 2011, le projet est bouclé mais c'était sans compter le changement de majorité présidentielle qui donne des ailes aux opposants à cette mouture. Malgré tout, le collectif espère rallier à sa cause la majorité que l'on dit "silencieuse".
"nous ne sommes ni pour la droite, ni pour la gauche"
"Nous ne sommes pas des scientifiques pour décider de la pertinence du tracé en mer, nous sommes des écologistes dans l'âme mais pas de métier, nous ne sommes pas là pour débattre sur le budget de ce projet non plus. Nous sommes de la société civile," rappelle la présidente.
Une autre question que le collectif n'aurait pas pu éviter concerne évidemment le téléguidage supposé de son intervention médiatique. "On a soutenu la route des Tamarins", toujours dans une logique de facilitation des déplacements, "et nous ne sommes ni pour la droite, ni pour la gauche" argumente Sabine Montrouge, enseignante de son état, mais qui ne voudra pas en dire plus sur ses engagements passés sur d'autres dossiers.
En déployant à son tour sa propre contre-pétition en ligne, le collectif espère "mobiliser les 50.000 usagers/jour du "tronçon le plus cher du monde". Sur la forme, la présidente s'engage à faire que sa pétition en ligne publiée sur le même site que celle lancée par Jean-Pierre Marchau ne puisse être signée à plusieurs reprises, gonflant artificiellement les signatures. Un reproche évoqué par le Collectif Réunionnais contre les embouteillages de Lahcen Bakhou. "Nous attendons la réponse du site Avaaz" conclut Sabine Montrouge. Lundi, en début d'après-midi, 154 signatures étaient comptabilisées. La pétition circule depuis vendredi dernier.
"Y'en a marre des gens qui se réveillent aujourd'hui ! Il y a eu dix ans pour les études. Désormais, il est temps de passer à l'action !" s'exclame la présidente du collectif "pour la nouvelle route du littoral" Sabine Montrouge.
Autour de la table d'un snack du front de mer de Saint-Paul, des membres du jeune collectif parlent chacun de leur expérience quotidienne avec la célèbre route.
"A chaque fois que j'ai besoin de monter sur Saint-Denis, je dois écouter les infos pour savoir si la route est basculée ou pas" raconte dépité Jean-Noël, agent technique de la CAsud. A ses côtés, Eugène, un enseignant habitant le chef-lieu mais qui dispense ses cours sur le Port tient à peu près le même discours. Une retraité : "Bien que j'ai le temps maintenant, mais à vrai dire on a jamais le temps", encore moins quand il s'agit de le passer dans des embouteillages, approuve-t-elle.
"Si tous les dix ans, un parti présente son projet…", les automobilistes seront toujours en galère poursuit le collectif. Le projet est quand même bien parti pour aboutir reconnaissent ses membres. A ce jour, et après la phase de concertation publique de 2011, le projet est bouclé mais c'était sans compter le changement de majorité présidentielle qui donne des ailes aux opposants à cette mouture. Malgré tout, le collectif espère rallier à sa cause la majorité que l'on dit "silencieuse".
"nous ne sommes ni pour la droite, ni pour la gauche"
"Nous ne sommes pas des scientifiques pour décider de la pertinence du tracé en mer, nous sommes des écologistes dans l'âme mais pas de métier, nous ne sommes pas là pour débattre sur le budget de ce projet non plus. Nous sommes de la société civile," rappelle la présidente.
Une autre question que le collectif n'aurait pas pu éviter concerne évidemment le téléguidage supposé de son intervention médiatique. "On a soutenu la route des Tamarins", toujours dans une logique de facilitation des déplacements, "et nous ne sommes ni pour la droite, ni pour la gauche" argumente Sabine Montrouge, enseignante de son état, mais qui ne voudra pas en dire plus sur ses engagements passés sur d'autres dossiers.
En déployant à son tour sa propre contre-pétition en ligne, le collectif espère "mobiliser les 50.000 usagers/jour du "tronçon le plus cher du monde". Sur la forme, la présidente s'engage à faire que sa pétition en ligne publiée sur le même site que celle lancée par Jean-Pierre Marchau ne puisse être signée à plusieurs reprises, gonflant artificiellement les signatures. Un reproche évoqué par le Collectif Réunionnais contre les embouteillages de Lahcen Bakhou. "Nous attendons la réponse du site Avaaz" conclut Sabine Montrouge. Lundi, en début d'après-midi, 154 signatures étaient comptabilisées. La pétition circule depuis vendredi dernier.















