Santé

Un cas de légionellose déclaré à La Réunion

La Réunion comptabilise depuis une semaine un nouveau cas de légionellose. La maladie infectieuse a touché un homme d’une quarantaine d’années qui a été admis au CHU Bellepierre et plongé dans le coma.


L'ARS OI nous confirme qu'elle mène actuellement des investigations pour déterminer la source de la contamination dans l'environnement du patient
L'ARS OI nous confirme qu'elle mène actuellement des investigations pour déterminer la source de la contamination dans l'environnement du patient
Très rare, la légionellose est une maladie à déclaration obligatoire qui doit faire l’objet, par les professionnels de santé (médecin, laboratoire), d’un signalement à l’ARS Océan Indien et d’une notification à la cellule interrégionale d'épidémiologie Océan Indien (CIRE OI). Une chaîne d’information stricte encadrée par le Code de la santé publique.

La gravité de la maladie va d’une toux sans gravité à une pneumonie rapidement mortelle, et dont les symptômes initiaux – après 2 à 10 jours d’incubation - sont de la fièvre, une perte d’appétit, des céphalées, un état de malaise, une léthargie, relève l'Organisation Mondiale de la Santé.

Une procédure millimétrée

Les cas de légionellose donnent lieu à une enquête de terrain réalisée par l’ARS OI et son service Santé-Environnement qui vise à détecter la source de contamination du patient. La contamination de l’homme se fait par inhalation d’eau contaminée diffusée sous forme d’aérosols ou de micro-gouttelettes.

La contamination à cette bactérie peut se produire sur son lieu de travail, à son domicile, ou lors de la fréquentation d’un établissement recevant du public. Les cas les plus courants proviennent d’une exposition à des aérosols provenant des systèmes d’air conditionné contaminés par des bactéries du genre Legionella. Les risques sont d’autant plus grands lors de la saison estivale durant laquelle les systèmes de climatisation tournent à plein régime.

A la maison, l’absence de maîtrise des températures du réseau d’eau chaude sanitaire peut également entraîner un  risque d’inhalation d’aérosols lors de douches. Les sources de contamination sont multiples : humidificateurs d’air ou bains à remous en font partie.

L’environnement du patient peut également être mis en cause. L’ARS s’attèle par exemple à rechercher d’éventuelles tours aéro-réfrigérantes industrielles à proximité du domicile de la personne touchée.

Encore plus rare à La Réunion qu’en métropole

Enfin, la dernière source d’infection peut provenir d’une infection nosocomiale, lors d’un séjour dans un établissement de soins. Ce qui n’est pas le cas de ce patient qui a contracté cette infection avant son admission au CHU Bellepierre.

Parallèlement à l’urgence médicale que représente cette admission en hôpital, l’Agence Régionale de Santé s’active donc pour tenter d’identifier les facteurs de risque dans le milieu de vie de ce patient. Une fois trouvés, l’ARS OI délivrera des recommandations sur les mesures de protection individuelle pour la famille du patient et interviendra, si nécessaire, auprès des établissements recevant du public suspectés d’être la source de la contamination.

En 2014, 5 cas de personnes contaminées par cette bactérie ont été recensés à La Réunion, soit une incidence de 0,59 pour 100 000 habitants (contre 2,04 / 100 000 en métropole). Plus globalement, en Europe, en Australie et aux États-Unis, l’OMS détecte environ 10 à 15 cas de légionellose par million d’habitants.
 
Mardi 8 Décembre 2015 - 17:42
ludovic.grondin@zinfos974.com
Lu 3888 fois




1.Posté par noe le 08/12/2015 17:15
Ce sont les alliances contre-nature qui ont réveillé ce microbe sûrement !

2.Posté par Titi or not Titi le 08/12/2015 17:33

Nos Zébus(e) Sont Contaminés ! 😄😄👍
(TiLouLoute + LaBello + LeBreton)

ANouLa©®

3.Posté par EKOLO le 08/12/2015 21:56
Ay ...

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales