Santé

Un autre cas de légionellose confirmé à Saint-Louis


Un autre cas de légionellose confirmé à Saint-Louis
Un nouveau cas de légionellose a été signalé en fin d’année 2015 à La Réunion. Le patient pris en charge habite Saint-Louis.

En décembre dernier, un autre cas déclaré, cette fois-ci à Sainte-Marie, avait touché un homme d’une quarantaine d’années qui se trouve toujours dans un état fragile. Il est sorti du coma mais fait régulièrement des allers-retours à l'hôpital. L'homme souffre d'une pneumonie et la légionellose a attaqué son coeur.

Pour ces deux cas, "les investigations sont en cours pour déterminer la source potentielle de contamination" indique l’Agence Régionale de Santé de l'Océan Indien qui ajoute qu'"il n’existe aucun lien épidémiologique entre ces deux patients".

L'enquête de l'ARS a avancé. Ses agents ont écarté le domicile de ce patient et la piscine du Chaudron qu’il fréquentait régulièrement, comme source de contamination. L'enquête se poursuit pour voir s’il n'aurait pas contracté la maladie sur son lieu de travail. Ce patient est en effet gestionnaire d’un parc de véhicules de ramassage des déchets ménagers d’une grande société de la place. Les employés ne sont pas au contact des déchets directement mais c’est le système de nettoyage de la flotte de poids-lourds qui doit être examiné.

Enquête de terrain environnementale

Rappelons que l’infection est provoquée par une bactérie qui se transmet par inhalation d’eau contaminée sous forme de fines gouttelettes ou d’aérosols. Les premiers symptômes sont similaires à ceux d'une grippe. En quelques jours, la fièvre et les douleurs musculaires augmentent pour évoluer dans certains cas en pneumonie puis vers l'insuffisance respiratoire ou rénale. Le temps d'incubation peut varier de deux à dix jours.

Dès sa déclaration rendue obligatoire en raison des risques de propagation, l’ARS lance une enquête de terrain environnementale pour en rechercher la source de contamination.

Des prélèvements sont réalisés dans les chauffe-eaux, les systèmes de climatisation, les humidificateurs d’air ou les bains à remous, des sites à risques où le germe Legionella peut se développer.

Une fois la source localisée des mesures de protection sont mises en place. Si la contamination a eu lieu dans des établissements recevant du public, un entretien et une surveillance du réseau d’eau chaude sanitaire ou de la tour aéro-réfrigérante est réalisée. Dans un contexte d’une contamination individuelle, l’ARS OI délivre des recommandations sur les mesures de protection pour la famille.
 
En 2015, l‘ARS OI a enregistré 7 cas confirmés de légionellose à La Réunion.
Vendredi 22 Janvier 2016 - 12:53
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1.Posté par annie le 22/01/2016 13:30
C'est certainement dans une ERP qu'ils ont été contaminés car on contacte la légionellose principalement par les système de climatisation centralisée et les systèmes de production d'eau chaude aussi lié à la climatisation..

2.Posté par Christian Matke le 23/01/2016 03:44
On contracte de même la Legionelose Annie en inhalant les vapeurs d'eau des fontaines publiques, des systèmes d'arrosage des pelouses, etc.
Le risque s’étend hélas aussi, on a vu des cas en Italie, aux systèmes d'eau des sièges de dentistes et aux lave glaces des véhicules.
En bref le risque s'étend à tous les systèmes utilisant de l'eau pulvérisée ou nébulisée à des températures comprises entre 25 et 47 °C voire même un peu plus quand la bactérie phagocyte une amibe ou se protège dans un biofilm.
Voici de bonnes explications http://archives.lesoir.be/sur-le-front-de-la-legionelle_t-20100909-011X0H.html

3.Posté par polo974 le 23/01/2016 19:32
Rare sont ceux qui font (faire) la désinfection des clims...

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