Société

Un an après, retour sur l'incendie du Maïdo

De l'incendie du Maïdo, beaucoup retiendront cette image spectaculaire d'un panache de fumée monstrueux au-dessus de la zone du Grand Bénare. C'était le 16 octobre 2010. Cinq jours plus tôt, débutait le gigantesque incendie du Maïdo version 2011.


Un an après, retour sur l'incendie du Maïdo
 
Lundi 11 octobre, un peu avant midi, les pompiers sont appelés au chevet du plateau du Maïdo, dans les hauts de Saint-Paul. Le site, majestueux, voit passer 400.000 visiteurs chaque année. Deux départs de feux y sont signalés. Pas de doute dans l'esprit des autorités : l'incendie est probablement d'origine criminelle.

Le site du Grand Bénare est le premier théâtre des opérations des soldats du feu. "Nous avons sous-estimé l'épaisseur du couvert végétal et les conditions particulière de sécheresse", évoquera le colonel du SDIS, Jacques Vandebeulque. Les conditions météos de l'hiver austral 2011 laissent en effet perplexe. Il n'a pas plu depuis des mois sur le site et toutes les conditions sont réunies pour un brasier incontrôlable.

Les grands moyens sont pourtant déployés. Les autorités prennent la mesure du départ de feu. Dès le premier jour, c'est pas moins de 50 hommes qui sont mobilisés. Un dispositif humain complété par un détachement des hommes de la sécurité civile, ce qui n'empêchera pas 21 hectares de partir en cendre. Personne ne se doute que l'incendie les mobilisera encore deux semaines.

Le balai des camions-citerne

Alors même que l'effectif des pompiers est renforcé par des agents ONF précieux pour guider et créer des brèches pour permettre aux camions citerne de passer à travers la végétation, le feu continue de progresser. Environ 250 hectares sont déjà consumés le mercredi 13 octobre. Les premiers jours, la réponse des pompiers se fait autant à la lance à incendie que pelle à la main. L'objectif : installer des lisières d'eau, sorte de cordons sans cesse alimentés en eau permettant de créer des zones coupe-feu.

Préfecture et SDIS se retrouvent au camp de commandement sur le site même du Maïdo
Préfecture et SDIS se retrouvent au camp de commandement sur le site même du Maïdo
Le site est difficile d’accès en raison de la densité de la végétation et du dénivelé du terrain. Par ailleurs l’absence de point d’eau à proximité est une difficulté supplémentaire. Contraints de descendre jusqu'au niveau des activités de loisir du Maïdo, les camions-citerne deviennent les uniques usagers d'une route filtrée par les gendarmes. 10.000 litres d'eau sont ainsi acheminés sur le centre opérationnel dressé pour l'occasion sur le parking de randonnée du Grand Bénare.

Toujours dans un souci de précaution, un arrêté préfectoral pris le 13 octobre vient interdire au public et jusqu’à nouvel ordre l’accès à la forêt des Hauts Sous le Vent depuis de nombreuses routes forestières comme celles du Tévelave, du Timour ou encore des Tamarins.

Après quatre jours, 40 agents de l’Office national des forêts et 100 sapeurs pompiers sont mobilisés pour tenter de circonscrire le feu. Ils ont à leur disposition 20 camions-citerne feux et forêts et trois hélicoptères bombardiers d’eau. L’hélicoptère de la gendarmerie est également engagé dans ce dispositif pour des reconnaissances. "Aucune précipitation n'est prévue dans les prochains jours": le constat vient du préfet lui-même qui envisage désormais l'appel à des pompiers venus des Bouches-du-Rhône et du Var.

L'aide venue du ciel

Ces derniers, au nombre de 60, arriveront à Gillot le 14 octobre, soit quatre jours après le début de l'incendie. Mais déjà, la Préfecture imagine l'intervention d'un avion bombardier d'eau très souvent déployé dans les incendies du Sud de la métropole.

Arrivé le 19 octobre en soirée, le Dash 8 entre en action dès le lendemain matin. Son premier largage s'effectuera dès 6h30 et d'autres suivront dans la matinée. Le bombardier enchaînera les rotations entre l’aéroport Roland-Garros pour son ravitaillement et les pentes du Maïdo.

Cette appui providentiel viendra éteindre les derniers foyers déjà bien maîtrisés par les hommes au sol, ce qui fera dire à certains observateurs que le représentant de l’État a peut-être tardé à demander l'intervention du Dash 8. Pour sa défense, le préfet, Michel Lalande, évoquera notamment un délai d'acheminement incompressible : il faut pas moins de deux jours pour que l'avion parcourt les 10.000 kilomètres entre la métropole et la Réunion, à cause de nombreuses escales.

Le mercredi 20 octobre, un peu plus d'une semaine après le début de l'incendie, "le feu est circonscrit" annonce le centre de commandement du Maïdo. Le bilan pour la faune et la flore est lourd. 750 hectares sont partie en fumée.

A incendie exceptionnel, mesures exceptionnelles. Michel Lalande annoncera, quelques jours après l'incendie, la mise en place d'un plan opérationnel feu de forêt. Un plan opérationnel depuis juillet 2011.

Un an après, retour sur l'incendie du Maïdo

Un an après, retour sur l'incendie du Maïdo
Mardi 11 Octobre 2011 - 12:40
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par anti charte le 11/10/2011 13:17
l'occasion de rappeler que les incendiaires du volcan n'ont pas ete identifiés et que Parc et ONF feraient mieux de réfléchir avant de croire qu'ils peuvent faire chier les usagers impunément.

2.Posté par VIGILANGE DONC!!!. le 11/10/2011 13:40
espérons que ce plan n'a pas été laissé en plan!!.

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