Société

Un Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales à La Réunion?


Faire l'état des lieux de la discrimination subie par les militants et adhérents syndicaux et informer sur les travaux et avancées dans ce domaine... C'est l'objectif de l'Observatoire de la discrimination et la répression syndicales à l'échelle nationale qui devrait être décliné à l'échelle locale, selon Pascal Valiamin, délégué régional de Solidaires Réunion.

"Ce n'est pas facile d'être représentant, militant ou adhérent syndical car ils font souvent face à des blocages ou ralentissements d'évolution salariale ou de carrière, affirme-t-il, ils font l'objet de sanctions, de tracasseries administratives, alors que les grèves et les revendications sont un droit en France".

C'est à cause de ces faits, "rarement punis", que Solidaires Réunion souhaite voir une déclinaison de l'observatoire national à La Réunion. La Fondation Copernic, la CFTC, la CGT, FO, la FSU, Solidaires, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature l'ont fait pour la métropole, et c'est aux Réunionnais de "donner plus de force aux organisations syndicales pour se battre contre cette volonté de les amoindrir", explique le délégué syndical.

En présence de deux collègues de Sud PTT Pascal Valiamin s'est exprimé: "Eux aussi ont subi cette répression". Bruno Aporchat est actuellement attaqué en justice par la direction de la Poste pour diffamation non publique. Suite à une grève en 2014, ce militant Sud PTT a constaté un acharnement sur les grévistes et l'a signalé, par écrit, dans le cahier du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévu pour ce genre de doléances. "J'ai souligné des faits en précisant qu'il y avait des risques psycho-sociaux pour les salariés et voilà que la direction m'accuse de diffamation non publique", explique Bruno Aporchat. Des commentaires et une réponse qui auraient dû rester au sein du comité et non rendus publics, selon les syndicalistes.

Il encourt une amende de 3.500 euros, ce qui montre selon lui "un acharnement sur les militants de Sud PTT". Le tribunal de police rendra sa décision le 17 avril.

"On a décidé de rendre visible ce genre de répression dans un document permanent, comme un livre ouvert, termine Pascal Valiamin, d'où l'observatoire qui sera proposé à l'intersyndicale à La Réunion".
Jeudi 26 Mars 2015 - 12:01
SH
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1.Posté par SOS le 26/03/2015 12:57
Oui il faut d abord alerté sur les influences des réseaux face à des blocages ou ralentissements dans tout les secteurs, oui nous somme normalement en département français, c 'est pas le cas ?
prenez l' exemple d'eveilcitoyen974.....

La lutte éveils réveils ! les grèves et les revendications sont un droit en France". Réunion ?

2.Posté par AZERTY le 26/03/2015 13:10
Quand on voit un syndicaliste Réunionnais soutenir l'insoutenable, notamment le soutien apporté à des "bras-cassés" notoires, au travail minimum de ses collègues, on comprend certainement que le patron le récompense à la valeur de son apport à la bonne marche de l'entreprise.

3.Posté par Oscar DUDULE le 28/03/2015 15:37
Lorsque l'on voit des enseignantes syndiques porter plainte contre leur directeur d'école à Bras creux au Tampon, parce qu'elle ne veulent rien foutre, on peux s'inquiéter d'une telle initiative.

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