Société

UNEF Réunion: "la précarisation du milieu étudiant exige d'aller plus loin"


UNEF Réunion: "la précarisation du milieu étudiant exige d'aller plus loin"
En ce jour de rentrée étudiante, l'UNEF Réunion (L'Union nationale des étudiants de France) dénonce des mesures "timides" du gouvernement dans la deuxième étape de la réforme des aides sociales entamée en 2013, tandis que le coût de la rentrée universitaire augmente de nouveau cette année.

Très récemment, le ministre de l'Éducation Nationale, Benoit Hamon, a fait plusieurs annonces concernant la réforme des aides sociales pour les étudiants. Parmi elles, la création de 77.500 nouvelles bourses annuelles à hauteur de 1.000 euros. Selon les prévisions du CROUS Réunion, ce nouveau coup de pouce financier profiterait à une "centaine de familles réunionnaises", dorénavant éligibles à "l'échelon 0 bis". Mais aussi la création d'allocations annuelles complémentaires à celles crées en 2013. Les jeunes en situation "d'autonomie avérée" seront éligibles à cette aide variant entre 4.000 et 5.500 euros.

500 chambres supplémentaires, toujours pas assez

Le gouvernement a également promis la construction de 40.000 logements étudiants de plus en France, soit 500 nouvelles chambres universitaires sur l'île dont 200 à Saint-Denis, 100 au Tampon, et 200 à Saint-Pierre. Ces nouvelles structures publiques sont à prévoir pour... la rentrée 2018 ! Une date que l'UNEF regrette car "la demande est urgente et un étudiant dépense chaque mois 55% de son budget dans le logement lorsque celui-ci est privé". Une chambre CROUS coûte entre 143 et 240 euros par mois pour la plus chère.

Le président de l'UNEF Réunion, Helno Eyriey, souligne cependant que, "même avec ces 500 nouvelles chambres le département ne respectera pas le plan Anciaux" imposant une capacité d'accueil en logement public de 10%. Actuellement, La Réunion n'a qu'une capacité d'accueil s'élevant à 5,8% pour 5000 demandes de logement.

"Les étudiants ne vivront pas mieux cette année"

"Les étudiants ne vivrons pas mieux cette année car ce n'est clairement pas suffisant, les objectifs du président n'ont pas été respectés. Il y a tant de boursiers qu'on ne peut juste pas ignorer le problème, pourtant le gouvernement donne d'une main pour reprendre de l'autre" déplore le jeune président de L'UNEF Réunion.

Avec 56% d'étudiants boursiers, le département a le plus fort taux de boursiers de France. Les frais obligatoires de rentrée (droits d'inscription universitaire, sécurité sociale étudiante et restauration universitaire) ont été votés au niveau national. Pour les étudiants non boursiers, ils augmentent encore en 2014 entre 0,70% et 1,6%. Sur les 14 dernières années, ces frais ont augmenté de 34% en France.

Augmentation du coût global de la rentrée

Le coût de la rentrée à La Réunion a lui augmenté "au maximum de 2,44% alors que la bourse n'est revalorisée qu'à 0,70%". Le premier mois, et d'après une études de l'UNEF basée sur une population de 800 étudiants lambdas, le coût global de la rentrée varie entre 274,65 euros et 2.743,93 euros selon le profil de l'étudiant. Le coût pour un étudiant non-boursier logeant dans le privé a connu une augmentation de 40% depuis l'année dernière. Pour ces 44% d'étudiants n'ayant le droit à aucune bourse, pas la moindre nouvelle aide sociale n'aurait vu le jour depuis 2001.

Bien souvent, l'étudiant doit travailler pour subvenir à ses besoins quotidiens. Or "le statut d'étudiant salarié est la première cause d'échec" selon Helno Eyriey tout juste nommé, c'est pourquoi "il faut aller plus loin". Parce que "l'INSEE répète sans cesse que l'étudiant est la classe la plus fragile de la population française", rappelle-t-il, le gouvernement doit prendre "des mesures fortes".

L'UNEF en veut plus

De son côté, l'UNEF exige un complément de bourse à hauteur de 25% des échelons actuels pour "une reconnaissance de La Réunion comme étant d'autant plus en situation de précarité que la métropole". Aussi, il demande un "élargissement des critères sociaux afin que les "oubliés" du système d'aide puissent être soutenus".

Toutes ces revendications du syndicat étudiant tendent vers la concrétisation de la promesse du président Hollande d'instaurer une allocation d'autonomie. Les bourses du CROUS sont attribuées sur critères sociaux des parents, et non de l'étudiant. Un moyen de redistribution que le syndicat dénonce et estime "injuste".

L'année dernière La Réunion comptait 17.000 étudiants et aujourd'hui elle devrait en compter "au moins autant voire plus encore" selon le syndicat. Pour défendre les moyens mis en place pour ces jeunes réunionnais, l'UNEF devra encore défendre le budget de l'Université de cette nouvelle année.
Lundi 25 Août 2014 - 18:04
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1.Posté par noe le 25/08/2014 20:40
Si les étudiants(es) n'ont pas de parents à grosse bourse alors ils sont foutus pour faire des études longues !
J'ai réussi à aider mes enfants ...et j'en suis fier de leur réussite !

2.Posté par JANUS le 26/08/2014 09:12
Deux phrases pris "au hasard" dans le courrier de l'UNEF :

* "Les bourses du CROUS sont attribuées sur critères sociaux des parents, et non de l'étudiant. Un moyen de redistribution que le syndicat dénonce et estime "injuste".

* "Bien souvent, l'étudiant doit travailler pour subvenir à ses besoins quotidiens. Or "le statut d'étudiant salarié est la première cause d'échec"


Analyse de texte :
-1- Selon la 1ére phrase, l'attribution des bourses du CROUS doivent tenir compte de la situation "financière" de l'étudiant et non pas de celle de ses parents.
Plus l'étudiant a de ressources financières propres, moins il a de bourses.

-2- Selon la 2éme phrase, l'étudiant en difficulté financière doit travailler pour payer ses études. Comme il travaille et qu'il a des rentrées d'argent régulières, il n'est plus prioritaire pour avoir des bourses du CROUS.
L'étudiant dont les parents ont les moyens de tout lui payer, n'a pas besoin de travailler. Etant sans ressource financière personnelle, il devient prioritaire pour l'obtention d'une bourse du CROUS.

Voilà un texte plein d'incohérences ...

On peut aussi se demander à quoi peuvent bien servir toutes ces études, si vous faites autant de fautes d'orthographe dans vos communiqués ...
Trouvez la faute dans votre phrase : " ... "Les étudiants ne vivrons pas mieux cette année car ce n'est clairement pas suffisant ..."

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