Société

UFR : "Près de 5 plaintes par jour" à la Réunion pour des faits de violences conjugales

A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l'Union des Femmes Réunionnaises rappelle les terribles chiffres sur les violences conjugales dans notre département : "A La Réunion, le nombre de faits constatés pour des violences conjugales était de 1 682 en 2011 et ce sont 6 femmes qui ont été assassinées la même année. Il y a eu 1700 plaintes en 2012. Aujourd’hui encore, les chiffres parlent d'eux-mêmes dans notre île : ce sont donc près de 5 plaintes par jour, essentiellement pour des violences physiques. Et ce sont, en moyenne, 4 appels qui sont passés au 115 par jour pour signaler des violences faites aux femmes en situation de couple", souligne l'UFR dans un communiqué que nous publions intégralement.


Emeline Vidot (au centre) et Huguette Bello (à droite)
Emeline Vidot (au centre) et Huguette Bello (à droite)
"A l'occasion de ce 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, notre association tient à réaffirmer avec force et détermination son implication quotidienne et son engagement infaillible dans le combat contre toutes les formes de violences exercées à l'encontre des femmes.

Bien que des avancées notables en matière de lutte contre les violences faites aux femmes aient été enregistrées au cours de ces dernières années, force est de constater que les chiffres restent accablants. La lutte contre les violences faites aux femmes a certes été décrétée « grande cause nationale » en 2010. De même, la lutte contre les violences intra-familiales est une priorité du gouvernement. Mais les chiffres nous ramènent à une réalité toujours intolérable.

Rappelons-le, en France, une femme décède tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon ou ex compagnon. En deux ans, ce sont plus de 400 000 femmes qui ont été victimes de violences conjugales, qu’il s’agisse de violences physiques ou sexuelles. Ainsi, l’an passé, en France, ce sont 148 femmes et 26 hommes qui sont décédés, victimes de leurs compagnons ou ex-compagnons.

A La Réunion, le nombre de faits constatés pour des violences conjugales était de 1 682 en 2011 et ce sont 6 femmes qui ont été assassinées la même année. Il y a eu 1700 plaintes en 2012. Aujourd’hui encore, les chiffres parlent d'eux-mêmes dans notre île : ce sont donc près de 5 plaintes par jour, essentiellement pour des violences physiques. Et ce sont, en moyenne, 4 appels qui sont passés au 115 par jour pour signaler des violences faites aux femmes en situation de couple.

Les évènements violents qui font chaque jour l'actualité nous renvoient brutalement à la réalité d’une société qui manque de moyens pour véritablement résoudre ces problèmes de violences. Bien que les femmes déposent plainte et que la parole des femmes se libère, les moyens mobilisés restent insuffisants.

Les demandes d'hébergement sont croissantes mais ne trouvent pas toujours de réponse. L'hébergement d'urgence doit avoir une place prioritaire dans le plan de lutte contre les violences. Avoir un logement est souvent une étape déterminante pour ces femmes qui quittent le domicile familial avec les enfants. Mais la saturation des places disponibles les oblige à un véritable parcours du combattant.

Quinze ans après la première étude, le Gouvernement est sur le point de lancer une grande enquête nationale pour mieux appréhender, dans ses multiples dimensions, ce fléau que constituent les violences faîtes aux femmes. Il est indispensable que cette enquête ne subisse pas de retard dans les Outre-mer.

La violence touche toutes les sociétés. Les violences sexuées, sexuelles et sexistes se caractérisent par le fait qu’elles s’exercent sur les femmes avant tout en raison de leur sexe et il n’y aura pas d’égalité réelle sans lutte efficace contre les violences. En ces temps de crise mondiale, il est sans doute plus urgent que jamais de prendre des mesures pour libérer les femmes des tyrannies, violences et discriminations qui pèsent, encore et toujours, sur elles. Les femmes ne doivent plus être à la périphérie du Monde.

A l'occasion de cette journée de lutte contre les violences faites aux femmes, l'Union des Femmes Réunionnaises se joint à Soroptimist et organise une projection du film « WADJDA » ce lundi 25 novembre à 16h00 à l'Espace culturel Leconte de Lisle à Saint-Paul. Ce film, symbole d'une résistance écrite au féminin, sera suivi d'un débat avec nos différents partenaires et le public présent sur place.

Aux côtés des actes de sensibilisation et de prévention, l'UFR est à l'écoute des femmes qui en ont besoin.

Pour joindre l'UFR: ufr@live.fr."

Pour l'UFR
La secrétaire Générale Adjointe
Vidot Émeline
Dimanche 24 Novembre 2013 - 16:07
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1.Posté par david Vincent le 24/11/2013 16:32
Tout est relatif , c'est beaucoup ...et peu comparé à ne plainte toutes les 90 secondes pour cambriolage dans toute la France !

2.Posté par benoît le 24/11/2013 16:35
IL Y A 18000 ENFANTS QUI MEURENT CHAQUE JOUR DANS LE MONDE

3.Posté par Réunionnaise attentive le 24/11/2013 16:38
Tant que nos très chers élu-e-s cumulards dont fait partie la présidente démagogue de l'UFR n'oseront pas s'attaquer à la racine du mal Réunionnais qu'est l' ALCOOL responsable de ces tragédies les grands discours ne serviront à rien..... sauf à rassurer le lobby des producteurs et vendeurs d'alcool en leur montrant qu'ils existent à l'approche des élections !!!

4.Posté par diégo le 24/11/2013 17:13
Lamentable ,honte aux parlementaires qui ne se sont pas battues pour que notre département puisse profiter de l'enquête VIRAGE. Vous aurez beau vous agitées comme vous voulez ,vous êtes des nulles.

5.Posté par Seb le 24/11/2013 17:44
Je suis EFFARE par les commentaires des hommes (postes 1et 2)! Ce n'est parce que d'autres problèmes graves existent qu'il ne faut pas s'atteler à solutionner ce fléau des violences intrafamilales qui touchent autant les femmes que leurs enfants: les enfants sont très souvent les témoins de ces violences et en deviennent des victimes collatérales!
Post 3 a raison: les faits montrent la responsabilité de l'alcoolisme ; mais d'autres causes sont aussi à prendre en considération.
Savez-vous qu'il existe une déléguée régionale aux droits des femmes en préfecture? Depuis qu'elle a été nommée son silence est...assourdissant. On entend davantage les associations!!!

6.Posté par DU VENT le 24/11/2013 18:21
@ 2 : Réunionnaise attentive : bien vu! A l'UFR : A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faîtes aux femmes, il n'y a rien d'autre a faire que réciter un triste bilan bien connu malheureusement de tous!!! Hier le CEVIF (Collectif pour l'élimination des violences intra-familiales) était dans les rues de St Denis avec les medias , belle opération qui marque les esprits!,,,, Seulement là on ne fait pas de la politique!!!! Tout simplement .....Bon courrage quand même !

7.Posté par Alain BLED le 24/11/2013 19:00
Post 1 : David Vincent, je doit être un extra terrestre, car je ne comprends pas votre comparaison !
Voler c'est mal, mais violer ou taper sur son conjoint ça ne vous parait pas un tout petit peu pire ?
Avant d'éviter le sujet en accusant les politiques et autres, soyons d'abord d'accord pour dire qu'un type qui tape sur sa femme est un lâche, déséquilibré, bref un enfoiré;
et quand bien même il aurait eu lui même une enfance malheureuse, tous les enfants battus ne deviennent pas des tortionnaires.
Quand une femme balance de l'huile bouillante sur ce genre d'individu, c'est bien fait pour sa gueule !
Mais en effet, si les autorités ne sont pas plus dures envers ce genre de salopards, les femmes se feront de plus en plus justice elles -même, et elles auront raison !
Car d''après l'article, on en est seulement "à relancer une grande enquête sur les violences familiales", alors qu'elles durent depuis...toujours ! quand va -t-on vraiment agir, en enfermant immédiatement après les faits tous ces dégénérés pour protéger leurs victimes?

8.Posté par L'Ardéchoise le 24/11/2013 20:07
C'est qui, ces fêlés graves, qui comparent ce qui n'est pas comparable ?
Il m'est plus aisé de comprendre les réactions parfois excessives de certaines que celles de petits machos qui n'ont rien compris au film.
Une femme meurt tous les 2 jours sous les coups de son compagnon, c'est une réalité telle qu'on se demande quand on va agir pour de bon contre ce fléau.
Sans en faire une histoire politique. Sous la gauche, sous la droite, le problème reste identique. Il est le fait d'hommes qui sont encore persuadés de la supériorité du mâle par rapport à la femelle, et parfois épaulés dans leur délire par des produits qui les "enrhument"...

C'est plus que les mentalités qu'il faut changer, parce que c'est une lourde tâche, c'est donner aux femmes battues les moyens de se soustraire à une violence qui devient un peu trop ordinaire et comme écrit le 5, soustraire également les enfants victimes collatérales de cette violence.

Quant aux nombreux enfants qui meurent chaque jour, c'est un autre problème dont on peut parler ailleurs, mais tu fais quoi, benoît, contre cela ?
Allez, allez, si t'es "couillu", explique !
...

9.Posté par iliade974 le 24/11/2013 20:25
Rien ne peut, et n'excusera un homme violent certes ...
Mais combien de femmes se mettent en couple avec un homme qu'elles savent ou qu'elles découvrent violent ??
Il y a des mots des gestes qui ne trompent pas mais faute de vouloir se prendre en charge elles mêmes en s'éloignant, en cherchant un boulot elles se persuadent que tout ira mieux....
On est jamais bien aussi servi que par soi même mesdames !!!!

10.Posté par beaussi le 24/11/2013 21:54 (depuis mobile)
Ce ki flape leur femme. Seson pa des homme mai des lache. je pance kil peve pa flapé des homme . Et an prison il ce fai tabasè. Mai depui ke la nouvel prison dominjo sai ouvair les lache ce porte bien. Il ne créne plu rien.

11.Posté par gét azot byin le 25/11/2013 06:32
"Emeline Vidot (au centre) et Huguette Bello (à droite)"…
Qui est à Gauche alors ?


12.Posté par noe le 25/11/2013 07:21
Tant qu'on ne punit pas sévèrement les machos , ils seront tj à l'affut pour tabasser les honnêtes femmes de chez nous !
Que les femmes se réveillent un peu et ne se laissent plus faire !

13.Posté par roca le 25/11/2013 08:28
Au vu de certaines insupportables réactions, il doit y en avoir qui se sentent concernés ...
Il n'y a aucune excuse à la violence - mais dès la naissance certains sont conditionnés pour être des "coqs" - les commissariats commencent a prendre en compte sérieusement les plaintes, mais il n'y a pas bien longtemps.
Il faut savoir que quelqu'un qui frappe une fois , va recommencer. La première chose à faire est de trouver de moyen de s'éloigner de cette personne.

14.Posté par lecteur attentif le 25/11/2013 10:36
@ 3.Posté par Réunionnaise attentive

Vous avez hélas raison... dans 90 pour cent de ces tragédies on retrouve l'ALCOOL !!!

Cet ALCOOL qui fait partie intégrante de la culture Réunionnaise !!!

Combien de futures mamans continuent de boire de l'alcool quand elles sont enceintes ?

Combien d'enfants Réunionnais qui naissent sont déjà imbibés de cet alcool que leur mère leur a transmis dans leurs gènes ?

@13.Posté par roca qui déclare:

" mais dès la naissance certains sont conditionnés pour être des "coqs".."

QUI élève les enfants dans cet esprit ? QUI éduque son enfant le plus souvent ? La MERE !!!

Que font nos élu-e-s démagogues-politicards- cumulards dans leur commune ou leur circonscription pour interdire concrètement, la vente et la consommation d'alcools/tabacs d'abord aux mineurs ???

Des discours !!!! toujours des discours !!!

Surtout RIEN de concret pour ne pas froisser le lobby des producteurs/vendeurs d'alcools et tabacs qui, en misouk, finance leurs campagnes électorales !!!

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