Faits-divers

"Tu me cognes mais tu m’aimes" : Elle reste avec lui !

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 31 juillet 2014.


"Tu me cognes mais tu m’aimes" : Elle reste avec lui !
David Alizé est jaloux, maladivement. Mais le pire est qu’il en est resté à l’âge des Cavernes quand les hommes avaient le droit de traîner leurs femmes par les cheveux. "Ou à l’âge du droit romain, souligne le procureur Zuchowtcz, quand les époux avaient droit de vie et de mort sur leurs épouses supposées infidèles !"
 
Si nombre de mentalités n’ont guère évolué, la loi n’autorise plus ce genre de privautés. Mais David Alizé vit manifestement dans un autre monde.
 
Lorsqu’il a rencontré la jeune Mahoraise, elle n’avait que 17 ans. Huit ans et trois enfants plus tard, peut-on définir par le mot amour la teneur de leur relation ? Car il lui refuse par exemple le droit d’avoir un téléphone portable personnel : "Elle peut utiliser le fixe !" Ce qui interdit toute confidentialité.
 
D’ailleurs, il a peu à peu détérioré les relations entre la jeune femme et sa famille, retournée depuis aux Iles de la Lune.
 
Un soir d’avril dernier, de l’intérieur de la maison de Saint-Joseph, il l’aperçoit sur le perron qui expédie un texto avec un portable inconnu de lui. Son sang ne fait qu’un tour, il bondit et exige de voir le texto. Elle argue parler avec une amie et refuse de le lui remettre. Que n’a-t-elle fait là !
 
Bousculée, plaquée au sol par cette masse de muscle, elle s’entend intimer : "Donne-moi le téléphone ou je te défonce la gueule !" Sans doute sa conception de l’amour courtois.
 
Les coups de poing et de pied pleuvent sur le visage et le corps de la malheureuse. Le lendemain, après avoir accompagné les enfants à l’école, elle se cache dans les toilettes de l’établissement et appelle les gendarmes.
 
Constat médical éloquent : hématomes, contusions musculaires nombreuses, 10 jours d’interruption temporaire de travail.
 
A la barre, le prévenu avance un tout nouveau motif pour sa défense (jamais il ne l’avait évoqué auparavant) : "Il y avait des photos d’elle sur son mobile, des photos d’elle toute nue, de ses parties intimes. Pour qui ?"
 
Il ne semble guère avoir convaincu grand monde, surtout pas le procureur qui a souligné "le côté inquiétant de ce personnage hors du temps, qui séquestre sa compagne". Une séquestration qu’a réfutée Me Ferrante qui a mis en avant le côté misérable de la situation sociale de cette famille : l’homme n’a jamais travaillé de sa vie, le couple ne vit que d’aides sociales…
 
Six mois avec sursis, 175 heures de TIG, obligation de se soigner, de se former, de travailler.
 
Après une courte séparation, le couple a repris la vie commune. Téléphone mobile ou pas, l’amour est toujours aux abonnés absents.
Jeudi 31 Juillet 2014 - 16:21
Jules Bénard
Lu 2142 fois




1.Posté par Alexis le 31/07/2014 18:54
Jusqu'à ce que la mort les sépare... il arrivera un drame. Triste :-(

2.Posté par Jacques Carriti le 31/07/2014 20:16
Prochain épisode à la morgue !

3.Posté par Zean Bérric le 31/07/2014 21:47
Parmi la sentence: Obligation de de se former et de.. Travailler! mdr!!!

Je crois qu'il y en aurais une bonne centaine de milliers d'autres personnes à la Réunion qui aimerait arriver à cet état de fait.. Et sans même en être obligée pour le coup!!

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 2 Décembre 2016 - 17:53 Le CROSS évacue un marin philippin par hélicoptère

Vendredi 2 Décembre 2016 - 10:51 St-Louis: Collision entre un bus et une voiture

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales