Santé

Troubles neurologiques: Vers une meilleure coordination des actions de suivi pour les patients

Le CHU de La Réunion et la Clinique des Tamarins ont signé ce lundi matin une convention renforçant le partenariat entre les deux établissements.


Lionel Calenge (directeur général du CHU de La Réunion) et Aude d'Abbadie ­Savalli (directrice générale du Groupe Les Flamboyants)
Lionel Calenge (directeur général du CHU de La Réunion) et Aude d'Abbadie ­Savalli (directrice générale du Groupe Les Flamboyants)
Alors que chaque année, on dénombre plus de 1500 cas d’AVC (accident vasculaire cérébral) à La Réunion et à Mayotte, une convention a été signée ce lundi matin entre le CHU de la Réunion et la Clinique des Tamarins, basée au Port. Objectif : "éviter toute rupture du parcours de soins et mieux coordonner les actions de suivi pour les patients souffrant de troubles neurologiques". Les accidentés de la route ayant subis un traumatisme crânien, ceux atteint de sclérose ou de la maladie de Charcot font également partie des patients concernés. 
 
Parmi les points figurant dans cette convention ratifiée entre Lionel Calenge (directeur général du CHU de la Réunion) et Aude d'Abbadie­ Savalli (directrice générale du Groupe Les Flamboyants), il est prévu un accès facilité pour la clinique au plateau technique des services de médecine neurovasculaire et d’urodynamique (examen médical consistant à vérifier l'état de fonctionnement du système urinaire) du CHU.

Prévenir la récidive et éviter la démence vasculaire

La collaboration entre les médecins des deux établissements sera également renforcée, par le biais notamment d’une fiche de liaison renseignant l’état du patient. Par ailleurs, des rencontres annuelles entre les équipes des deux unités pour évaluer la collaboration grâce à des retours d'expérience et des indicateurs de suivi sont au programme.

"L’enjeu est de prévenir la récidive, qu'on chiffre à 10%, et qui peut amener à une démence, indique le docteur Gérard d’Abbadie (PDG du Groupe), rappelant au passage qu’une alimentation trop salée, trop sucrée et l’hypertension sont des facteurs de risques. "S'il y a une récidive, il y a une nouvelle hospitalisation vigilante et immédiate", complète alors Lionel Calenge.

Des AVC en moyenne 10 ans plus tôt à la Réunion qu'en métropole

Grâce au partenariat entre les deux établissements, après leur hospitalisation, les patients doivent pouvoir être admis dans les 48 heures au sein de la clinique où ils seront suivis par un psychologue et un psychiatre, en plus des différents soins (kinésithérapie, ergothérapie,sport, orthophonie, diététique, balnéothérapie...). "Chacun apporte une pierre qui permet de rassembler et de construire une avancée", se réjouit Gérard d'Abbadie.

L'occasion également de présenter l'appareil rare dont dispose la clinique, le Lokomat, qui aide au réapprentissage de la marche."Il y en a 15 au niveau national, le notre est celui qui tourne le plus", indique Aude d'Abbadie Savalli, alors que les AVC surviennent en moyenne dix ans plus tôt à la Réunion qu'en métropole, et sont la deuxième cause de mortalité en France.

Aujourd'hui, la clinique accueille 100 patients en hospitalisation complète et 40 en hospitalisation de jour. Cette capacité sera prochainement étendue. Des travaux sont en cours, pour une livraison prévue début 2017. 

Le Lokomat recréé le schéma de marche et permet une marche physiologique
Le Lokomat recréé le schéma de marche et permet une marche physiologique

Des travaux sont en cours à la clinique, en vue d'une extension
Des travaux sont en cours à la clinique, en vue d'une extension
Lundi 26 Septembre 2016 - 14:34
marine.abat@zinfos974.com
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