La Réunion vient tout juste d’accueillir la première session des travaux préparatoires à la prochaine édition des Jeux des îles de l’océan Indien. Il reviendra à notre île d’accueillir cette grande célébration à l’horizon 2015. Elle en sera à sa troisième édition après celles de 1979 et de 1998.
Nul doute que le Comité Régional Olympique et Sportif y a mis tout son cœur, comme à l’habitude, afin que cette fête du sport et de la jeunesse soit une réussite. On peut espérer que les dirigeants, saisiront cette aubaine pour interpeller les collectivités territoriales afin que des crédits soient alloués non seulement à la rénovation mais également à l’édification d’infrastructures nouvelles. Nombre de disciplines, aujourd’hui encore, ne souffrent-elles pas de cette carence ?
Interpeller les élus, n’est-ce pas là d’ailleurs une des missions premières du Comité Olympique ? N’appartient-il pas à ce même Comité, de porter des idées, d’ouvrir des pistes de réflexion, d’impulser une sève nouvelle ? Or, ces temps derniers, le CROS donne plutôt le sentiment d’une remorque, alors que le mouvement sportif réunionnais est dans l’attente d’une locomotive.
A trop se cantonner dans le train-train administratif, joue-t-il encore le rôle que l’on doit attendre de lui? Est-il toujours dans le rail de ses réelles compétences ?
Pour nombre de nos sportifs, les Jeux des îles de l’océan Indien constituent une étape réjouissante, un tremplin plus que stimulant vers les Jeux Olympiques. Ce rendez-vous de haut vol, rêve suprême de tout athlète, est, pour les nôtres, une réalité depuis maintenant… 40 ans. Mais, La Réunion peut-elle espérer tenir encore longtemps à ce niveau ? Ne serait-elle pas déjà à bout de souffle ?
Dans le cadre de la dernière édition, disputée à Londres, seuls 5 candidats (1 fille et 4 garçons, dans 5 disciplines olympiques et paralympiques) ont porté nos couleurs via l’équipe de France. Mais parmi eux et sans ostracisme aucun, seulement trois ont aiguisé leur savoir-faire sur les meules des écoles du sport locales. Triste bilan en réalité. Nous sommes loin des années 90 où La Réunion brûlait de compétences dans plusieurs disciplines et émargeait au palmarès. A cette époque, La Réunion était le département d’Outre-mer le plus représenté. Aujourd’hui la donne a changé. Malheureusement en notre défaveur !
Quid de la politique du "haut niveau" déployée dans un passé pas si lointain ? Serait-elle tombée aux oubliettes de l’histoire ? La Réunion s’endormirait-elle sur ses lauriers ? Se contenterait-elle à ne briller qu’aux Jeux des Iles ? Que la ou les disciplines susceptibles de nous représenter au Brésil dans 4 ans, lèvent la main.
Le CROS pourvoira au renouvellement de son équipe dirigeante en mars de l’année prochaine. Dirigeants de ligues et de comités tiennent là une occasion d’irriguer d’un sang nouveau les sillons de la réussite. En profiteront-ils ?
Marcel DIJOUX
Nul doute que le Comité Régional Olympique et Sportif y a mis tout son cœur, comme à l’habitude, afin que cette fête du sport et de la jeunesse soit une réussite. On peut espérer que les dirigeants, saisiront cette aubaine pour interpeller les collectivités territoriales afin que des crédits soient alloués non seulement à la rénovation mais également à l’édification d’infrastructures nouvelles. Nombre de disciplines, aujourd’hui encore, ne souffrent-elles pas de cette carence ?
Interpeller les élus, n’est-ce pas là d’ailleurs une des missions premières du Comité Olympique ? N’appartient-il pas à ce même Comité, de porter des idées, d’ouvrir des pistes de réflexion, d’impulser une sève nouvelle ? Or, ces temps derniers, le CROS donne plutôt le sentiment d’une remorque, alors que le mouvement sportif réunionnais est dans l’attente d’une locomotive.
A trop se cantonner dans le train-train administratif, joue-t-il encore le rôle que l’on doit attendre de lui? Est-il toujours dans le rail de ses réelles compétences ?
Pour nombre de nos sportifs, les Jeux des îles de l’océan Indien constituent une étape réjouissante, un tremplin plus que stimulant vers les Jeux Olympiques. Ce rendez-vous de haut vol, rêve suprême de tout athlète, est, pour les nôtres, une réalité depuis maintenant… 40 ans. Mais, La Réunion peut-elle espérer tenir encore longtemps à ce niveau ? Ne serait-elle pas déjà à bout de souffle ?
Dans le cadre de la dernière édition, disputée à Londres, seuls 5 candidats (1 fille et 4 garçons, dans 5 disciplines olympiques et paralympiques) ont porté nos couleurs via l’équipe de France. Mais parmi eux et sans ostracisme aucun, seulement trois ont aiguisé leur savoir-faire sur les meules des écoles du sport locales. Triste bilan en réalité. Nous sommes loin des années 90 où La Réunion brûlait de compétences dans plusieurs disciplines et émargeait au palmarès. A cette époque, La Réunion était le département d’Outre-mer le plus représenté. Aujourd’hui la donne a changé. Malheureusement en notre défaveur !
Quid de la politique du "haut niveau" déployée dans un passé pas si lointain ? Serait-elle tombée aux oubliettes de l’histoire ? La Réunion s’endormirait-elle sur ses lauriers ? Se contenterait-elle à ne briller qu’aux Jeux des Iles ? Que la ou les disciplines susceptibles de nous représenter au Brésil dans 4 ans, lèvent la main.
Le CROS pourvoira au renouvellement de son équipe dirigeante en mars de l’année prochaine. Dirigeants de ligues et de comités tiennent là une occasion d’irriguer d’un sang nouveau les sillons de la réussite. En profiteront-ils ?
Marcel DIJOUX

















