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Tristesse et colère règnent chez les ex-salariés de la SIB, deux ans après sa fermeture


Tristesse et colère règnent chez les ex-salariés de la SIB, deux ans après sa fermeture
Deux ans après la fermeture de la Société industrielle de Bourbon (SIB) au Port, laissant sur le carreau 32 employés (29 ouvriers et trois cadres), l’ancien délégué CGTR de l’entreprise, Jocelyn Rivière ressent toujours de la "tristesse et de la colère". Malgré "les promesses" de Colgate-Palmolive, qui affirmait à l’époque "qu’aucun salarié ne restera sur le carreau", l’ancien syndicaliste nous apprend aujourd’hui, "que plus de 80% d’entre [eux] sont au chômage".

"Aujourd’hui le résultat est là…C’était de belles paroles, on nous a lâché", nous indiquait le 13 mai dernier Jocelyn Rivière, très amer sur le bilan social de l’ex-SIB.

Sur les 29 salariés licenciés, qui sont tous sortis de leurs congés de reclassement, "seuls six ont trouvé un emploi fixe, entre cinq et six un CDD et les autres sont au chômage". "Le groupe Marbour (propriétaire notamment de la Soboriz, qui distribue la marque Le Forban, ndlr) a embauché cinq personnes alors qu’il s’était engagé à l’époque sur l’embauche d’une dizaine de salariés de la SIB", poursuit la figure de proue de la lutte menée par les ex-salariés de la Société industrielle de Bourbon.

Ce dernier s’est senti également "trahi" par le gouvernement de l’époque : "Nous étions pourtant soutenus dans un premier temps par la DIECCTE, qui avait contesté notre licenciement", tient-il à rappeler. Mais ce que je trouve choquant, c’est que c’est le ministre du Travail d’un gouvernement de gauche lui même qui a ordonné notre licenciement, après le recours de Colgate-Palmolive", ajoute Jocelyn Rivière.

"Les carottes sont cuites"

La multinationale américaine n’est pas épargnée par les critiques de l’ex-syndicaliste, qui affirme que les salariés auraient pu comprendre leur licenciement "si l’entreprise était réellement en faillite, mais on savait que ce n’était pas le cas".

Même s’il n’a toujours pas trouvé un emploi, l’ancien ouvrier de la SIB estime faire partie des "chanceux", puisqu’il a reçu dernièrement "une offre d’emploi concrète".

"Ce n'est pas facile de se retrouver un emploi à l'âge que l'on a, renchérit-il. La plupart des ex-salariés de la SIB ont la cinquantaine passée avec un bas niveau d’études. On s’est appauvri sur nos vieilles machines et aujourd’hui on se retrouve lâchés dans la jungle, dans un marché du travail saturé avec les jeunes déjà au chômage. Les carottes sont cuites", termine Jocelyn Rivière.
Jeudi 19 Mai 2016 - 14:53
SI
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1.Posté par Reunion Island le 19/05/2016 16:10
Cet article est très dur à lire, réalité d'une politique économique au mouroir, une politique économique qui tend à se détériorer encore et encore. Ces salariés sont simplement des victimes du système. Ces salariés se sont retrouvés au milieu d'une politique sans nul doute d'optimisation fiscal.

Nous, pauvres citoyens, nous sommes impuissants et la phrase au fond qui me fait le plus mal est la suivante " on s'est appauvri sur nos vieilles machines et aujourd'hui on se retrouve lâchés dans la jungle ...."

Triste France,

2.Posté par KLD le 19/05/2016 20:10
le slogan est touchant .............

bon courage , en toute sincérité.

3.Posté par Titi or not Titi le 19/05/2016 22:06

4.Posté par GIRONDIN le 19/05/2016 22:09
Ils s'attendaient à quoi ?

5.Posté par Titi or not Titi le 19/05/2016 23:35

@Girondin

A : Repetita ! 😜
( SIB à l'envers -> Bis)


6.Posté par Le Jacobin le 20/05/2016 10:27
Faut-il s'alarmer? la réponse est non,certes dramatique, une fois de plus cela souligne le besoin d'un syndicat fort non seulement dans la négociation mais aussi dans la vision économique. Le combat est juste à la lumière de la discutions sur la loi travail, en période de plein emploi voir en abondance, les travailleurs fond pressions sur le patronat pour obtenir des avancés par ce que en position de force, en période de crise le patronat tente de reprendre les avantages acquis.Il convient de sortir du rapport de force dans les entreprises afin de consolider un rapport constructif pour le bien de tous. En France le syndicat n'évolue pas, ils sont dans un rapport de négociation du 19ème siècle.

7.Posté par SYNDICALISTE le 25/05/2016 16:16
Bravo jacobin je pense que vous feriez un excellent syndicaliste ayant une approche pragmatique du monde économique et travaillant aussi sur le long terme. Je suis aussi de votre avis, votre approche participe d'une volonté de construction sociale sérieuse et responsable. Je vous souhaite bon courage face à ceux qui s'installent dans la contestation permanente et stérile.

8.Posté par Bouterfas YOUSSEF le 02/06/2016 18:19
Le problème est et reste chez les socialiste que nous comprenons pas leurs manière de faire des affaires..
L’héritage français de gauche appliqué sur les ex colonie reste ambigüe..lorsqu’il s’agit de faire de nationalisons on va vote dans la besogne pour mettre dehors le capitaliste et s’emparer de ces biens et les verser dans le fond dite publique..Mais pourquoi ils ne font pas cette logique en face des entreprise en difficulté ou en faillite..en principe ya une clause qui fait dire a tout les capitaliste ‘’que si vous ne pouvez plus continuer votre affaire offrez le a la commune’’ cette manière de faire c’est pour éviter a certain intrus dans la gauche de piller les soit disant argentier taxé de capitaliste véreux alors que lorsque l’entreprise passe sous la couverture du publique elle redevient pire que capitaliste véreuse..en principe dans ce cas
La commune doit racheter a l’euro symbolique la société et ensuite ouvrir des souscriptions afin de la racheter par les residents de la commune et la transformé en société a capital ouvert et la maintenir en activité ..il faut que les communes apprenent a faire de l'investissement par le billet des soucriptions de leurs residents

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