Faits-divers

Triple agresseur sexuel, voleur d’orchidées: Et quatre ans, quatre !


Si ce faux jeton, qui ne répond pas aux questions que lui pose la présidente Ramage, a volé des orchidées, ça n’est pas parce qu’il a une âme de poète camouflée sous sa carapace d’apprenti violeur. C’est juste par appât du gain et de l’argent facile.

Mathias Philéas, 22 ans aux vavangues, campait à Grande-Anse ce 21 septembre 2014, en compagnie de sa copine, de sa sœur et du copain d’icelle. Officiellement, ils sont SDF et se débrouillent pour survivre.

Mathias a un problème, il boit, beaucoup. Et quand il a bu, il ne peut endiguer ses pulsions sexuelles.  Ce soir-là, précisément, il n’a pas seulement bu… il a distillé la bouteille. L’alcool rend certains impuissants et d’autres émules de Rocco Sifrédi.

Il se trouve que non loin de sa tente, il y en a trois autres où de jeunes couples sont en train de passer quelques jours de détente. Des tentes autour desquelles le maigrelet a effectué des reconnaissances au cours de la journée, des fois qu’il y aurait là quelque jeunesse à son goût.

Lorsque tout le monde dort, cette nuit du 20 septembre, notre monte-en-l’air (hum !) endosse blouson et vêtements passe-partout et s’en va en goguette. Armé d’un  cutter, il lacère la toile de la première tente puis le sac de couchage de la jeune fille dormant là. Et la caresse sans vergogne. La jeune victime se réveille en sursaut, se met à hurler, ce qui met l’agresseur en fuite.

Cela ne suffit apparemment pas à décourager notre homme qui récidive aussi sec quelques mètres plus loin. Même procédé d’effraction, attouchements, cris, fuite…

Escalade dans l’ignominie

Quelques nuits plus tard, de nouveau pris d’une irrépressible impulsion érotico-éthylique, il recommencera ; mais cette fois, il ira jusqu’à introduire un doigt dans l’intimité de la jeune fille. Cela s’appelle pourtant "un viol" mais cette qualification n’a pas été retenue, va savoir pourquoi.

L’audacieux mais sinistre individu a trop présumé de sa chance car ses victimes, si elles n’ont pas vraiment distingué ses traits, ont parfaitement remarqué le blouson du personnage et en feront une description détaillée aux enquêteurs. Le blouson sera retrouvé sous sa tente, de même que le cutter.

Ce qui ne l’empêche pas de nier alors que tout l’accuse, y compris sa propre copine qui avoue qu’elle l’a vu pénétrant sous une tente.

Faux cul  jusqu’au bout

Mathias est du genre à nier contre toute évidence et, lorsque cela ne suffit plus, il dit n’importe quoi :
"Poquoué ma allé rôde in’ aut’ fille ? Moin na ma copine".

Ce à quoi la présidente Ramage, décidément très en forme ce jeudi, lui fait remarquer :
"Ca n’a jamais rien empêché !"

Qui a dit que les "robes noires" du siège vivaient dans une bulle imperméable aux soucis du commun des mortels ?

Aux enquêteurs, Mathias donnera d’abord un faux nom avant de livrer plusieurs versions contradictoires. Y compris celle voulant que des malintentionnés l’auraient accusé (à tort bien sûr) par jalousie ou par simple volonté de lui nuire. Qui ? A koz ? Motus.

Finalement, il finira par admettre les attouchements, du bout des lèvres, en continuant de nier farouchement la pénétration.

Trahi par des orchidées, ou va croir ça ?

Le 10 octobre à Petite-Ile, par deux fois, il se rend dans une pépinière en compagnie d’un ami possédant une camionnette. Par deux fois, ils feront main basse sur une trentaine d’orchidées en pot. Des fleurs que l’on retrouvera autour de la tente des SDF (!) sur la plage de Grande-Anse.

Des orchidées autour d’une tente ? sur le sable chaud ? en plein soleil ? Ca fait désordre, les voisins et promeneurs ne manqueront pas de s’en étonner. Le fait sera rapporté aux gendarmes qui iront se faire une opinion sur place. Leur perquisition met au jour le fameux blouson et le cutter.

Pourquoi ce vol ? "Pour rendre service à mon copain. C’est lu la dit à moin allons".

La présidente Ramage saisit la balle au bond : "Vous êtes entré dans la pépinière ? – Oui ! – Vous avez pris les orchidées ? – Oui ! – Vous les avez emportées ? – Oui ! – Ca s’appelle voler, monsieur !"

La substitut Tanguy, insistant sur l’important traumatisme des victimes et de la lâcheté du personnage, l’a assaisonné avec un mélange de sa composition, piment rouge crasé, wasabi, avec une pincée de poivre fraîchement moulu pour y donner du goût. Elle sera suivie à la lettre par la Cour : un mois pour le vol, et puis… 4 ans pour les agressions sexuelles, obligation de trouver du travail à sa sortie, obligation de soins pour son addiction à l’alcool et ses pulsions malsaines, sans compter les quelque 9 500 euros d’amendes et dédommagements divers dont on sait que ce "SDF" ne possède pas le premier cent.
Vendredi 10 Juillet 2015 - 11:13
Jules Bénard
Lu 1387 fois




1.Posté par anonyme mouse le 11/07/2015 03:07
putain quand lu le titre j'ai vu "un violeur d'orchidée"!!!! au fond de moi j'me suis dis c'est juste pour créer une nouvelle espèce plus résistante... ensuite j'ai vu la signature de l'auteur et là j'me suis dis "lis l'article avant de commenter pauvre con que tu es" ;) sacré Jules!!! Rendons lui ce qu'il lui appartient!!!

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 5 Décembre 2016 - 08:55 Quatre blessés graves en cette fin de week-end

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales