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Tour de France à la voile : L’espoir d’une belle cinquième place pour la Réunion


Tour de France à la voile : L’espoir d’une belle cinquième place pour la Réunion
Programme chargé pour les navigants du Tour de France à la Voile hier à Pornic. Après un parcours technique au large de la baie de Bourgneuf et un débarquement sur l’île de Noirmoutier pour le déjeuner, ils ont repris la mer, hier soir à 20h, pour une nouvelle étape de ralliement à destination de Royan, dernière escale en Atlantique et dernière navigation de nuit. Crédité d’un coefficient 3, ce ralliement devrait une nouvelle fois peser lourdement dans la balance du classement.
 
Retour sur la manche du jour
 
Les marins du M34 "Île de la Réunion – Ville du Port" se sont engagés sur un parcours technique vers Noirmoutier sur une mer plate et dans un vent de secteur Nord soufflant autour de 10 nœuds. Le temps a enfin basculé vers le ciel bleu et le soleil, une météo proche de celle que connaissent habituellement les Réunionnais ‘’à la maison’’.

Un bon départ leur a permis de se positionner dans le groupe de tête et de se maintenir aisément en cinquième position aux côtés des ténors de l’épreuve. Jusqu’à la rencontre malencontreuse avec des algues à l’approche de l’arrivée qui a vite inversé la tendance puisque la Réunion solde cette manche avec une treizième place. Manuel Lodeho, qui a repris les rênes du bateau "Île de la Réunion – Ville du Port" exprime sa déception de retour à terre : "On s’en veut parce qu’on avait une bonne place, une bonne vitesse et c’est une erreur toute bête qui nous fait régresser considérablement sur les deux derniers milles. Des algues se sont faufilées au niveau de la quille et on a fait giter le bateau pour tenter de s‘en débarrasser. Un coup de risée nous a soudainement fait partir au lof. Le bateau s’est couché, les voiles ont faseillé et on a mis du temps à reprendre notre allure et notre vitesse. Dix places de perdues en un temps très court. Je pense que ces petites erreurs sont dues à l’inexpérience collective sur ce bateau". L’ambiance était fatalement plombée sur cette fin de course au goût amer, mais "ces échecs font que l’équipage avait d’autant plus la gagne pour le ralliement d'hier soir".
 
Des rotations d’équipiers continues
 
L’équipage a connu de nombreuses rotations à bord ces derniers jours et l’heure est encore au calage avec l’arrivée de ‘’petits nouveaux’’. Ces roulements continus éprouvent évidemment la capacité d’adaptation de l’équipage mais apportent une énergie nouvelle qui peut s’avérer prometteuse pour la suite. Hier soir, pour le dernier grand ralliement, l’équipage a accueilli à son bord Gilles Mailly, pilier du projet réunionnais, qui accompagnera ses acolytes jusqu’à la fin de l’épreuve en Méditerranée.
 
Dans un vent de Nord-Est, la flotte devrait rejoindre l’estuaire de la Gironde en ligne directe avant de rencontrer des courants et un vent mollissant, voire quasi nul, à l’approche du chenal du port de Royan. Après 120 milles de course, la vigilance et le bon sens tactique seront donc de mise même au petit jour sur les trente derniers milles.
 

L’équipage 
Manuel Lodeho (skipper, barreur), Antoine Bitard (tacticien), Fred Dalle (régleur GV), Gilles Vimard (régleur spi), Charles Berro (régleur foc), René-Pierre Parpette (piano), Pablo Grondin (n°2), Laurent Berjon (n°1)

Classement général après 19 courses 
1    Courrier Dunkerque / Daniel Souben 
2    Sud de France / Languedoc Roussillon / Bertrand Pacé
3    Bretagne-Crédit Mutuel Elite / Nicolas Troussel 
4    Toulon Provence Méditerranée / Fabien Henry
5    BAE Systems / Cédric Pouligny
6    Nantes Saint Nazaire E. Leclerc / Corentin Douguet
7    Ile de France / Jimmy Pahun
8    Safran - Multiplast /  Julien Villion
9    BRED - La Normandie / Benoît Charon
10   Côtes d'Armor Bretagne / Stéphane Letertre
11   Ile de La Réunion - Ville du Port / Manuel Lodeho
12   Batistyl Ville de Pornic / Cyrille Le Gloahec
13   Iskareen / Bruhns Soenke
14   Région de Bruxelles Capitale
15   Martinique Centrale Paris HEC / Mathieu Moures
Mardi 12 Juillet 2011 - 07:45
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1.Posté par Jeff le 12/07/2011 09:43
Ce n'est pas un gage de réussite de changer souvent d'équipiers. Il faut faire corps avec le bâteau pour bien le régler, et l'observation de ses coéquipiers est essentiel.

Beaucoup d'handicaps pour un très bon bateau : Un périple où il faut associr, courants, marées, humeurs du vent, veiller pour éviter les casiers nuit et jour, faire face au mal de mer de certains, etc.. C'est un sérieux challenge pour un skipper, l'essentiel est de participer avec la gagne comme objectif, mais je connais deux équipages qui sont bien affutés et qui veulent vraiment gagner.

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