Sport

Tour de France à la voile : Entretien avec R-P Parpette préparateur du bateau réunionnais

Son implication sans limite dans la préparation du bateau et la polyvalence de ses interventions constituent une force motrice indispensable à la performance de l’équipe navigante. Son rôle : veiller constamment à ce que le bateau dispose du meilleur matériel à bord. Il se décrit lui-même comme "polyvalent, bon à tout faire, sans être spécialisé sur un poste en particulier". Entretien avec René-Pierre Parpette, un passionné.


Tour de France à la voile : Entretien avec R-P Parpette préparateur du bateau réunionnais
Depuis le début du Tour de France à la Voile, l’équipage réunionnais s’est progressivement démarqué sur le plan d’eau. Comment expliques-tu cette progression ?

René-Pierre Parpette : La progression, c’est déjà la découverte du bateau. Parce qu’ils ont eu la malchance de ne pouvoir monter à bord que le jour du prologue à Dunkerque. C’est vraiment handicapant de découvrir un tout nouveau support alors que la course est déjà lancée. L’arrivée d’éléments affutés comme Morgan Lagravière, Marc Guessard ou encore Francisco Lobato ont beaucoup apporté aux navigants de par leur palmarès et leur expérience.

Quel est ton avis sur le M34, nouveau support du Tour de France à la Voile ?

C’est un beau bateau qu’il va maintenant falloir fiabiliser puisqu’il n’a pas assez de courses derrière lui. Pour ce Tour de France à la Voile, nous avons la chance d’avoir eu en location un bateau bien préparé par l’équipe de Franck Cammas dans les ateliers Groupama. Ce qui fait qu’on a notamment une très bonne carène. On rencontre malgré tout, comme l’ensemble de la flotte, les soucis inhérents à un tout nouveau bateau.

Tu es une figure emblématique du Tour de France à la Voile puisque tu n’en es pas à ta première participation. Pourquoi avoir fait le choix de rejoindre l’équipage amateur de l’Île de la Réunion ?

J’ai participé au premier Tour de France à la Voile de la Réunion en 2002. J’ai ensuite travaillé auprès d’autres équipes, comme "Île de France" pour leur projet amateur puis professionnel. J’avais l’intention d’arrêter, je n’étais déjà pas là l’année dernière, et celle encore d’avant, j’étais passé de l’autre côté de la barrière au sein de l’organisation sur le bateau presse. Fred Dalle (manager du projet) m’a sollicité et il n’a pas eu besoin de beaucoup insister : j’habite à la Réunion, j’aime cette île, j’adore ces gars, donc ça allait de soi.

Quelles sont les difficultés propres à un projet comme celui de la Réunion ?

Le souci d’un projet sur le TFV pour l’île de la Réunion, c’est bien sûr l’éloignement. Cela implique des frais de déplacement très importants. C’est un gros pourcentage du budget global. On est par exemple sans cesse dans l’obligation de trouver des solutions pour les hébergements, contrairement à d’autres équipes qui jouent souvent à domicile. Nous avons aussi la contrainte de l’éloignement de la compétition. Là encore, on découvre le bateau alors que beaucoup d’autres équipages ont déjà navigué sur le M34 sur le Spi Ouest France ou au Grand Prix de l’Ecole Navale. C’est aussi le mérite de cet équipage réunionnais qui malgré toutes ces contraintes fait des résultats remarquables.
Dimanche 10 Juillet 2011 - 08:02
.
Lu 1319 fois



Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 5 Décembre 2016 - 15:32 Surf: Johanne Defay est 5e mondiale

Lundi 5 Décembre 2016 - 07:52 L'Excelsior magistral

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales