Société

Thérèse Baillif: "Trop peu de femmes ont accès aux postes à responsabilité"

A l'occasion de la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars, la rédaction de Zinfos974 vous a proposé, chaque jour jusqu'à aujourd'hui, date anniversaire, le portrait d'une personnalité locale, personnalité du fait de son engagement ou de son parcours.

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de la galanterie ! Encore moins la Saint Valentin, ni la fête des mères ou des grands-mères. Surtout pas la Sainte Catherine. Et ce n’est pas la peine d’offrir des fleurs, une robe ou des bricoles aux femmes de votre entourage. La journée internationale de la femme est destinée à valoriser cette autre moitié de l’humanité qui porte le ciel (dixit Mao Tsé Toung) en mettant en avant la parité, l’égalité pour toutes les femmes.

Il était curieux de connaître l’avis de quelques femmes sur leur place dans la société actuelle et les évolutions en matière d’égalité. Cinq femmes actives et qui s’activent sur les réseaux sociaux, ont bien voulu répondre sans ambages aux questions de Zinfos. Des femmes qui permettent à d’autres femmes de pouvoir s’identifier.

Pour ce dernier jour, nous vous proposons l'interview de Thérèse Baillif.


Thérèse Baillif: "Trop peu de femmes ont accès aux postes à responsabilité"
Thérèse Baillif est infatigable. Il y a quelques décennies, elle était à l’initiative de l’AMAFAR,(association des maisons de la famille à La Réunion). Elle avait réuni autour d’elle, des bénévoles et des professionnels de l’écoute pour favoriser l’épanouissement des femmes, des hommes, des enfants au sein de leur famille. Cette structure est devenue depuis, une référence, un point d’accueil et d’écoute à Saint-Denis.

Actuellement, elle développe les actions du CEVIF (collectif pour l’élimination des violences intrafamiliales). Un mouvement qui réunit l’ensemble des associations réunionnaises en lien avec la famille. Le CEVIF mène des actions pour une société sans violence donc davantage d’humanité et respectueuse des droits de la personne. Thérèse Baillif a accepté de répondre aux questions de zinfos.

Pensez-vous que la journée de la femme a encore sa raison d’être ?

Personnellement oui. Quand bien même les femmes ont obtenu des droits civils et citoyens, il y a encore des comportements, des situations inadmissibles. Trop peu de femmes ont accès aux postes à responsabilités dans le monde économique et politique. L’égalité et la parité sont encore loin devant nous. Cette journée n’est pas suffisante face aux injustices, aux discriminations insupportables que subissent les femmes.

Que répondrez-vous à une jeune femme qui a comme projet de vie de se marier, de faire des enfants et surtout ne pas travailler ?

J’ai un profond respect pour chacune d’entre elles. La prise de décision est intime et personnelle. J’ai l’occasion de par mes activités associatives de rencontrer des femmes impliquées dans des situations épouvantables. Parfois même violentées et battues. Lorsqu’elles me disent qu’elles ne sont pas disposées à quitter leur conjoint, je mène un dialogue pour faire comprendre à ces femmes que les coups et la violence ne sont pas dignes de l’existence. Les femmes les plus vulnérables sont hélas sans travail, sans formation. Elles deviennent facilement des proies et se sentent piégées. Il faut prendre le temps pour dialoguer, rassurer et trouver des solutions.

Je dirais à une femme qui souhaite s’investir dans sa vie de couple d’assurer ses arrières, d’avoir une formation solide. Il faut donner aux enfants l’image de parents capables de les aider, de les accompagner sur les rails de la vie.

Est-ce que l’homoparentalité est une nouvelle forme de famille ?

Pour moi, une famille est composée de parents et d’enfants. Ce débat fait actuellement polémique. Les scientifiques et les spécialistes des enfants n’ont pas eu assez de recul pour étudier les conséquences, les comportements des enfants qui ont vécu avec deux parents du même sexe. Aujourd’hui, un célibataire peut adopter d’une manière officielle un enfant. Ce n’est pas écrit sur son front si cette personne est homosexuelle. Il y a aussi un phénomène qui se répand actuellement, des hommes, des femmes qui sont mariés et ont des enfants, décident  de vivre leur homosexualité. Pour l’instant ce problème est  trop récent pour, il n’y a pas assez de recul sur cette nouvelle sphère familiale. C’est l’arrivée d’un enfant qui forme la famille. Pour moi, un enfant a besoin d’une image masculine et féminine pour construire son identité. 

Avez-vous du faire des choix entre enfants et carrière ?

Je n’ai pas eu de choix à faire. Le partage des tâches des obligations familiales, le travail, tout cela n’était pas facile à l’époque pour une femme. J’ai moi aussi fait des erreurs comme tous parents. J’ai dû renoncer aux études supérieures par la suite je me suis rattrapée dans l’engagement associatif.

Qu’est ce que vous voudriez transmettre à vos imaginaires petites-filles ?

Nous sommes dans une société qui attend trop de l’autre, de l’Etat. Les valeurs fondamentales : le goût de l’effort, le sens des responsabilités sont essentiels pour avancer dans la vie. Je dirais à mes petits-enfants, de ne pas brûler les étapes. L’expérience n’est pas une chose transmissible. Bien sûr il y a des modèles mais chacun d’entre nous est unique et a besoin de faire sa propre expérience. Nos enfants ne sont pas comme nous, ils ont d’autres aspirations.
Samedi 8 Mars 2014 - 14:01
Gilette Aho
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1.Posté par Régine le 08/03/2014 14:37
Normal que les femmes n'ont pas des postes à responsabilités.La Collectivité que vous soutenait et qui vous soutient perd les CV des femmes qui ont postulé. Normal, le ti restera "ti" avec des gens comme vous dans les hautes sphères. Vous et les élus du social ne recrutez pas sur compétences mais par affinités communautaires. Tous ces élus ont placé leurs proches et les proches de leurs collaborateurs. Magouilles quand tu nous tient. Si vous êtes pour les Femmes, dénoncez cela; Car être pour les femmes , ce n'est pas que parler dans un micro et passer devant les médias. Combattez l'injustice au Département eu sur le département.

2.Posté par Corpus kristi le 08/03/2014 14:54
Ayant travaillé avec une équipe uniquement composée de femme en compétition les unes avec les autres et moi au milieu : expérience douloureuse où chacune utilisaient des procédés insupportables pour étouffer l'autre....bande de pouffes, pas plus originales que des blaireaux masculins en compétitions....
bref la nature humaine est une pauvre nature.

Les femmes nous les brise avec leur sois-disant désire d'égalité alors qu'elles ne font qu'écraser les autres comme ses hommes ...bref = même combat de cons.

3.Posté par Vérité le 08/03/2014 15:01
Voila une belle réflexion Madame!

N'oublions pas de faire avancer nos DROITS à toutes, sur terre..............................

4.Posté par david Vincent le 08/03/2014 17:04
Et pour quand la journée de l'homme ...parité et égalité bordel ? On revendique mais ça c'est pas important .

5.Posté par social démocrate le 08/03/2014 21:49
Homme ou femme la valeur d’un engagement ne vaut que par la sincérité et le désintérêt de celui ci. Trop de « parvenu-e-s » se servent de l’ignorance, de la faiblesse ou de la misère de leurs semblables pour s’installer au pouvoir et le confisquer (se justifiant par les compromis nécessaires pour garder les acquis). Et croyez moi que certaines femmes ne sont pas les dernières (regardez autour de vous).
Alors avant d’incanter, de pleurer, ou de regretter, faites une introspection et posez vous les bonnes questions sur l’humanité et l’honnêteté de ce monde.
Vous aurez certainement les réponses aux questions que vous posez

6.Posté par Mwa la pa di le 09/03/2014 08:49
La journée de la femme est à mes yeux une ineptie, de même que si l'on devait décréter la journée de l'homme. La parité est une autre ânerie qui veut faire croire et imposer une égalité sur le papier. Non, je suis farouchement opposé à toute forme de forme de parité imposée. Pourquoi pas des quotas en fonction de la couleur, de l'origine ethnique.... Bref ne pas considérer l'homme et la femme comme adultes majeurs et libres est aberrant indépendamment de la couleur ou des appartenances religieuses. Non décidément NON nous devons nous battre pour obtenir que chacun d'entre nous puisse accéder à l'ensemble des postes sans impliquer un quota. Si demain il y a plus de femmes qui s'investissent dans la gestion des affaires, alors cela voudra dire que la société permet à tous les citoyens de postuler qui en politique, qui dans le monde du travail.
Instaurer une parité c'est reconnaitre une inégalité, mais aussi que les personnes ne sont pas prêtent, ni elles ni les électeurs. C'est aussi un constat d'échec que l'on veut camoufler par une loi créant une pseudo égalité. Non il faut se battent pour que les mentalités évoluent et que l'homme et la femme puissent accéder en toute liberté aux postes qu'il ou elle aspire.
Le résultat : voyer au Tampon la position de BASSIRE qui est une femme rabaissée par son mentor et qui joue au pantin. Est cela la parité, C'est comme la femme de Fruteau, qui se rabaisse a devenir l'instrument de son époux. Est ce cela la dignité ? La citoyenneté est à défendre sans sexisme ni origine ethnique. Le citoyen, homme ou femme doit avoir la liberté de participer à la vie politique sans mise sous quotas.

7.Posté par le réunionnais le 09/03/2014 08:54
Total respect Mme,
Quand j'entend vos discourt sur une radio
je trouve que vous êtes trop centré sur la femme et la femme et évolue dans un milieu ou elle n'est pas seul (homme). Même que je n'est pas de leçon à vous donnez faites attention de ne pas crée la réaction inverse.

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