Société

Testing Day : Prévention et dépistage des maladies sexuellement transmissibles


Testing Day : Prévention et dépistage des maladies sexuellement transmissibles
L'association Rive (Réunion Immunodéprimés Vivre et Ecouter) a organisé, hier, un nouveau Testing Day, pour la 8ème année consécutive, devant le Petit Marché, dans la rue du Maréchal Leclerc à Saint-Denis. Accompagnée de bénévoles du service immunologie du CHU Felix Guyon de Saint-Denis, l'association proposait des dépistages gratuits et anonymes du Sida, ou l’hépatite B et C.

 

Le staff de l’association dit avoir vu défiler "de tout, des jeunes, des plus âgés, sans différence d’affluence", un des membres s’étonnant même de la facilité avec laquelle les passants s’arrêtent et s’approchent des stands. Marie-Laure Veyrat, chargée de communication de l’association, explique "que ça change d’il y a 10 ans, avant, il fallait aller chercher les gens dans la rue. Aujourd’hui il y a déjà moins de travail d’information à faire."

"Ils ont peur et ne veulent pas savoir"

La raison pour laquelle certains sont réticents à se faire dépister, "c’est parce qu’ils disent avoir peur, ils ne préfèrent pas savoir", explique une membre de l’association. Une quarantaine de bénévoles s'est relayée ce mercredi pour accueillir les passants et les sensibiliser aux différents moyens de contraceptions, traitements et risques liés à des rapports non protégés.

 

Un test rapide d'orientation diagnostique (TROD) est proposé: Il suffit de donner une date de naissance avant de se rendre dans une des tentes à l’arrière, où un petit prélèvement sanguin est effectué pour un test sur une membrane et les anticorps. Le test est totalement anonyme, ne laisse pas de trace et les résultats sont quasi-instantanés. 

Par contre, si la personne a eu un "comportement à risque", comme un rapport non protégé durant les 4 à 6 semaines précédant le dépistage, elle est dirigée vers un type de test plus long par prise de sang et ciblant la particule du virus.

Dans ce cas, les résultats sont envoyés dans un laboratoire et le patient pourra les récupérer par la suite à l'hôpital de Bellepierre, via un numéro anonyme. Ce dernier est effectué par une équipe du service immunologie du CHU dans le "bus santé" où un test de diabète est aussi possible. Un traitement d'urgence est aussi mis à disposition, il empêche, dans certains cas, et s'il est pris à temps, le virus de se fixer dans l'ADN.

 
Meilleure sensibilisation mais encore du travail
 

Pour Guillaume Wartel, médecin en immunologie au CHU Félix Guyon, il est "logique" de faire de la prévention sur la sexualité et les contraceptions pour l’association Rive. D’après lui, même si les actions au sein des milieux scolaires ont permis une "meilleure sensibilisation des jeunes, cela ne veut pas forcément dire qu’il existe un plus fort usage du préservatif".

Du chemin a été fait depuis le début des actions mais selon Guillaume Wartel, "le discours médiatique affiche une meilleure guérison de la maladie alors que c’est encore un réel problème de santé publique. Il y a potentiellement un risque de banalisation de la maladie auprès des gens, et notamment des jeunes". 

C’est pourquoi il existe encore aujourd’hui, des actions au niveau local, auprès de "populations précises" afin de prévenir les risques de contamination. À 15h, déjà 235 dépistages avaient été effectués, l’équipe estimait alors environ 300 personnes à la fin de la mobilisation. L’année dernière en novembre, le chiffre approchait aussi les 300 tests. 


Testing Day : Prévention et dépistage des maladies sexuellement transmissibles
Jeudi 5 Juin 2014 - 06:56
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1.Posté par noe le 05/06/2014 08:04
Mieux vaut se faire soigner avant le baisement !
Donc , dépistons-nous !

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