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Terrassiers: rendez-vous autour d'une nouvelle table ronde

Mardi 20 Janvier 2009 - 15:35

Les terrassiers, toujours mécontents de ne pas avoir de travail, maintiennent leurs barrages filtrants aux mêmes endroits qu’hier, c’est-à-dire à Saint-Leu au niveau de Kelonia, et au rondpoint de Cambaie. Par contre, à la demande du sous-préfet, Thomas Campeaux, aucun véhicule ne sera bloqué. Une nouvelle table ronde se tiendra demain après-midi (mercredi) pour débloquer la situation.


Terrassiers: rendez-vous autour d'une nouvelle table ronde
Les terrassiers maintiennent le dispositif de ralentissement de la circulation et ne comptent l’enlever qu'au moment où une solution sera proposée. En fin d'année 2008, Hermann Elise, président du syndicat des terrassiers, disait avoir fait confiance aux élus tel que Thierry Robert qui leur avait promis qu’une solution serait trouvée avant la rentrée du BTP. "A tort" dit aujourd'hui le président qui ne veut plus "i[se faire avoir]i" par des belles paroles: "Nous maintenons les barrages de manière symbolique, pour montrer que nous sommes là, et nous ne faisons que ralentir la circulation en attendant qu’un accord soit trouvé". Selon Jean-François Maillot, président de l'association "Union des Acteurs Économiques de Saint-Leu", il faut arrêter de montrer du doigt les artisans: "On les accuse d’avoir investi à outrance dans des engins alors qu’ils n'ont fait que faire confiance à leurs interlocuteurs" regrette-t-il avant d'ajouter que "les élus, notamment la Région, nous avaient promis du travail jusqu’en 2017 sur divers grands projets, tel que les arcades de la route qui relie Saint-Benoît au Tampon. A mon sens, ces travaux sont aussi importants que ceux de la Route des Tamarins. L’endiguement de la ville du Port doit également nous revenir. La Région nous avait positionné aussi sur le chantier du tram-train". En admettant que certains projets ne vont démarrer qu’en 2010, les acteurs du bâtiment attendent que les pouvoirs publics leur donnent les moyens d’exister jusqu’à cette échéance. "Le gel social ne serait pas nécessaire si les donneurs d’ordre se donnaient la peine de nous accorder quelques chantiers. En ce moment, tous les chantiers publics sont accordés aux grosses multinationales et il ne reste aucune miette", dénonce Jean-François Maillot. Une nouvelle table ronde se tiendra demain à 15 heures à la sous-préfecture de Saint-Paul, où Thomas Campeaux espère réunir les représentants des banques, des membres de la FRBTP (Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics), le porte-parole de l’association des maires, ainsi que des interlocuteurs du Département et de La Région. Affaire à suivre.
Karine Maillot
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