Faits-divers

Tampon: Une cinquantaine de vaches laitières emportées par une "intoxication"


Tampon: Une cinquantaine de vaches laitières emportées par une "intoxication"
Un cheptel d'une cinquantaine de vaches a été emporté par une "intoxication alimentaire" dans le secteur de la Plaine des Cafres au Tampon. Mais l'explication officielle ne convainc pas des professionnels du secteur qui y voient un silence complice d'une profession ultra vigilante quant à l'accueil de telles informations chez le grand public.

"Un éleveur a perdu 47 vaches il y a deux semaines, plus 7 autres il y a une semaine". La nouvelle d'une si grande perte a traversé Bourg-Murat et la Plaine des Cafres, patrie de la vache laitière "made in Réunion". Patrick Hoarau, président de la Sicalait chez qui les éleveurs récupèrent les génisses aptes à la production, confirme, sans trop en dévoiler. "La Sicalait fera tout le nécessaire pour aider l'éleveur concerné", avance-t-il, tout en ne confirmant pas le chiffre exact de bêtes mortellement atteintes.

Les connaisseurs mettent en cause un ingrédient qui a été mélangé à la ration du bétail dans la mélangeuse, machine qui, comme une bétonnière, permet de brasser une grande quantité de bottes de fourrage et de compléments, destinés à l'alimentation de l'animal.

Les services vétérinaires indiquent que "tous les éléments constatés laissent à penser qu’il s’agit là d’un cas de botulisme bovin". Les analyses de confirmation sont actuellement en cours à l'Institut Pasteur à Paris.

La lecture officieuse de cette énorme perte avance une autre hypothèse : celle de la maladie virale appelée IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine). Mais Patrick Hoarau de la Sicalait est formel : "Il ne s'agit pas de l'IBR", avant de rappeler que la Direction des services vétérinaires (DSV) était en charge de déterminer comment l'intoxication a pu se produire. La version de la Sicalait ne convient pas à certains professionnels qui demandent plus de transparence à la coopérative, "surtout que le phénomène de mortalité des génisses provenant de la Sica semble plus étendu" à en croire des éleveurs. Mais en parler reviendrait à jeter le trouble sur un secteur où la confiance entre consommateur et producteur demeure le maître-mot.

Des cas de mortalités inexpliquées, c'est par exemple le cas de Samuel Grondin, éleveur récemment installé dans le domaine du laitage en parallèle du bovin alimentaire. "Deux vaches sont mortes chez moi sur les 22 qui sont rentrées en quatre lots, plus deux qui ont dû avorter". L'éleveur de Chaloupe Saint-Leu incrimine le "stress qu'a pu développer une vache de la Plaine des Cafres pour arriver chez lui, sans compter les trois heures de transport et la difficile acclimatation" des bêtes. Il faut dire que pour la photo, lors de la visite du commissaire européen à l'Agriculture fin juillet, la profession avait accéléré le mouvement pour garnir sa ferme naissante et la montrer en exemple.

"Il s'agissait de bêtes sans doute génétiquement fragiles", ajoute l'éleveur qui s'est inscrit dans la contraignante mais tout aussi valorisante démarche DEFI, après avoir rapporté le doute tout aussi présent chez la vétérinaire qui a examiné son cheptel.

C'est désormais l'attente des résultats que guettent autant l'éleveur concerné, M. B., que toute une profession.
Mardi 1 Octobre 2013 - 17:32
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par pataquesse le 02/10/2013 06:47
On fait bouffer n'importe quoi aux animaux, donc à nous aussi et après on s'étonne...Et ça ne s'arrête pas qu'aux bovins puisque l'alimentation aux farines animales pour les poissons (seulement?) a été remise ...sur la table.
Français ne vous inquiétez pas pour votre retraite....vous mourrez avant d'y être!!!

Elle est pas belle l'Europe? What else?

2.Posté par DR ANONYME le 02/10/2013 11:02
La botuline est certainement la toxine la plus violente de notre univers. Elle paralyse toutes les fibres musculaires lisses comme striées. Le meilleur poison mais aussi le médicament le plus puissant à condition d'une dilution très importante.

Il existe 7 types de toxines botuliques. Les plus fréquemment isolées chez les ruminants appartiennent aux types C1 et D.

Grâce à leurs spores, résistantes à la sécheresse, à la chaleur, les radiations, à l’oxygène… les bactéries peuvent survivre de très longues périodes dans un environnement hostile.

Les Clostridies sont hydrotelluriques, largement réparties dans l’environnement.

Toutefois, la germination des spores et la multiplication bactérienne n’ont lieu qu’en anaérobiose et en présence de bonnes quantités d’éléments nutritifs.

On trouve le germe et ses toxines dans les tissus animaux ou végétaux en décomposition, d’où le nom de « maladie de la charogne » donné au botulisme chez le mouton.

L'absence d'oxygène, voilà le mode de croissance, sine qua non, du CLOSTRIDIUM BOTULINUM qui doit, ici, expliquer cette épidémie.

Quelle nourriture a t-on donné à ces vaches à l'étable qui était restée à l'abri de l'air ?

En paturage, les sources de contamination sont les animaux, leurs déjections. Les cadavres de volailles ou de petits rongeurs peuvent contaminer l'eau, les aliments ou les litières, et l'épandage de fumier de volailles contaminées peut être une source de dissémination des spores sur les pâturages.

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